En ces temps de guerre, Mikio Naruse choisit de filmer la vie d'un théâtre et de suivre l'itinéraire d'un jeune acteur un peu trop imbu de lui-même. Cet hymne à l'humilité et aux valeurs du travail est d'une sécheresse et d'un manque de créativité étonnants de la part du cinéaste. Sans doute l'époque n'est-elle pas à la gaieté, mais le film est plutôt soporifique, excepté deux ou trois belles scènes sur tatami. L'aspect patriotique, sous-jacent dans le scénario, n'a pas dû inspirer Naruse qui fait dire à l'un de ses personnages : "Les gens sont bien trop optimistes quant à l'issue de la guerre." En effet.