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a-d-r-i-e-n
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3,0
Publiée le 22 août 2025
Chouette film sur l’élitisme et ses côtés pervers. Un ascenseur social qui ne fonctionne pas si bien que ça. La pression, l’exigence, la compétition permanente, et a l’inverse, les moyens plus ou moins honorables d’équilibrer la charge mentale.
La voie royale. Ce film est royal. Légalité des chances quelque soit les différences sociales. Si tu veux réussir, tu peux : en bossant et en ne lachant rien. Tu peux te faire ton propre chemin et finir en 5 étoiles. En choisissant ces relations et en évitant les personnes qui te freinent, tu peux y arriver. Magnifique exemple que cette jeune fille qui s’est battu malgré les embûches.
J'ai beaucoup aimé ce film. Je me suis immédiatement attachée à Sophie, car elle est issue d'un milieu où j'ai moi-même grandi et qui m'est très cher : le milieu rural, l'univers des éleveurs, des agriculteurs.
Au début, je pensais que Mme Fresnel, par sa dureté, lui était hostile en raison de ses origines modestes. Mais en fait non : au contraire, elle la poussait à se dépasser car elle avait perçu en Sophie de réelles capacités.
Le seul bémol, ce sont ces éternelles allégeances (afin que le film obtienne subventions ?) aux incontournables messages anticapitalistes : Patrick Drahi/Bernard Arnault...
J'ai même craint, un moment, de voir débouler Jean-Luc Mélenchon sur le campus... Ouf : son chauffeur Sébastien (qui, lui, n'est jamais arrivé jusqu'à l'X) s'est trompé de route en confondant les panneaux de signalisation.
Ce film aborde un sujet original et rarement traité au cinéma : l’univers des classes préparatoires aux grandes écoles. Le thème y est exploité avec justesse, mettant en lumière les pressions subies par les étudiants, les humiliations proférées par certains professeurs, les discours élitistes, ainsi que des bizutages présentés de manière réaliste, sans excès. Surtout, il capture avec acuité ce sentiment de décalage, que peuvent ressentir ceux qui viennent d’un milieu modeste. Ayant moi-même fréquenté ces établissements et venant d’un milieu modeste, je peux attester du réalisme de cette partie fu film. Suzanne Jouannet, dans le rôle de cette étudiante au bord de la rupture, livre une performance convaincante et touchante. Pourtant, malgré des ingrédients prometteurs, la mayonnaise ne prend pas. Certains choix scénaristiques laissent perplexe, à l’image de la major de promo qui abandonne tout pour se lancer dans le théâtre, ou d’une fin avec un message politique trop appuyé, qui semble trahir la lutte acharnée pour la réussite de l’héroïne. Dommage : on ressort du film avec la mention peut mieux faire.
Le sujet des classes "élitistes" est plutôt bien traité. Les problèmes liés à la mixité sont bien abordés. La différence réelle des catégories sociaux professionnelles me semblent juste par rapport à mon expérience. Les rôles ne sont pas caricaturaux. L'importance de la camaraderie est soulignée pour ces milieux très exigeants.
Le thème choisi s'ancre dans la société française actuelle. C'est un sujet bien trouvé et bien traité. On pouvait craindre des exagérations sur le monde rural ou sur les capacités intellectuelles de l'étudiante. Or justement, il n'en est rien. Le film dresse un portrait nuancé de tous les obstacles que rencontrent des jeunes en classes préparatoires scientifiques. Sophie Vasseur n'est pas une superwoman, juste une fille intelligente, travailleuse et sensible qui se connaît assez pour savoir ce qui est bon pour elle et qui va faire tout ce qu'elle peut pour atteindre son but. Suzanne Joannet incarne à la perfection le personnage principal, ce qui rend plus crédible encore cette œuvre
La Voie royale se présente comme un récit d’apprentissage centré sur une jeune femme brillante qui découvre l’univers exigeant des classes préparatoires. Le film parvient à accrocher le spectateur grâce à une mise en scène sobre et efficace, ainsi qu’à une écriture globalement claire qui rend le parcours de l’héroïne lisible et suivi avec intérêt. Ces qualités, associées à une volonté d’aborder de vrais enjeux liés à l’élitisme scolaire et aux tensions sociales qu’il engendre, permettent au film de se laisser regarder avec attention.
Cependant, plusieurs faiblesses entament la portée de l’œuvre. Le scénario veut embrasser trop de thèmes à la fois – crise agricole, féminisme, lutte des classes, compétition scolaire –, ce qui dilue le propos et empêche d’aller au fond des choses. L’intrigue, de ce fait, semble parfois se disperser, laissant en suspens certaines pistes narratives pourtant prometteuses. De plus, la représentation des classes préparatoires s’appuie sur des clichés qui sonnent artificiels : professeurs caricaturaux, bizutages datés, comportements extrêmes qui, dans la réalité, relèvent davantage de la fiction que du quotidien des prépas.
L’univers global reste toutefois assez bien retranscrit : le rythme des cours, la pression constante, le sentiment d’isolement et la logique de compétition sont rendus avec une justesse qui parlera à ceux qui ont traversé cette expérience. Mais l’ensemble perd en crédibilité dès qu’il force le trait, sans doute pour dramatiser et rendre le récit plus attrayant.
Au final, La Voie royale n’est pas un film désagréable : il se regarde sans ennui, porté par une mise en scène maîtrisée et un ton sérieux. Mais pour qui connaît réellement les classes préparatoires, il n’apporte pas grand-chose de nouveau et laisse une impression de film appliqué plutôt que marquant.
Film très intéressant et passionnant sur un monde à part, celui des cerveaux penseurs. J’aime beaucoup l’abnégation, la force et la persévérance des rêves au-delà des capacités. Il y a aussi cette prise de conscience évidente que c’est un monde qui ne côtoie pas celui d’en bas mais rien n’empêche d’en être conscient après tout. Très bien
Voila un sujet original sur la création d'une élite qui est bien trop peu traité et pourtant si important en France. Les acteurs sont un peu trop âgés mais très bien, il y a bien sûr des raccourcis mais l'ambiance est pas mal. Mention spéciale à la prof. Ce qui va freiner les élèves issus des classes laborieuses, c'est un retard sur les matières annexes (Français, langues) qu'ils trainent en boulet, une méthode et une intensité de travail totalement à acquérir car ils se sont baladés dans les classes inférieures non sélectives et enfin un grand manque de confiance en soi. Cette confiance en soi est un authentique marqueur, je peux aujourd'hui encore identifier sans soucis les origines sociales des cadres supérieurs en réunion ! L'idée que tout est possible après X est un peu ancienne, elle sous-estime les filières non matheuses des écoles de commerces et Science-po/ENA et surtout elle ne considère pas l'importance des réseaux familiaux qui font toute la différence à la sortie d'école. spoiler: Bon, sur l'entretien final, partir sans tenir compte de la déformation de la bulle pour moi c'est éliminatoire.
Film rythmé, et scénario intéressant. Sophie est une étudiante douée qui vise haut. Une sorte de discrimination envers elle se ressent dès le début, bien qu'elle ai une amie. spoiler: Qui par ailleurs l'abandonnera plus tard en quittant la prépa avec une amie... Elle sera reprise de nombreuses fois par ses enseignants, et vise Polytech.
Magnifique ! J'ai fait maths sup à Arras puis 2 Maths spe à Janson de Sailly. J'ai retrouvé les dortoirs désespérément tristes, la morgue des Parisiens du XVIème arrondissement par apport aux élèves de province, les colles humiliantes, les soirées studieuses, les élèves qui décrochent (certains se suicident), le recours aux médicaments pour tenir, les 70 heures de travail hebdomadaires. Tout cela m'a paru vrai et je suis étonné de certains commentaires parlant de caricature. Les acteurs sont formidables. Je suis scotché par ce chef d'oeuvre !
Le film, quand on regarde la BA semble très stéréotypé.
En réalité, il montre l'année d'une étudiante en prépa, ni plus ni moins, qui tente de s'accrocher venant d'un milieu modeste par rapport à d'autres étant largement plus favorisé par leur niveau social. Cette situation est bien relatée, elle couvre l'ensemble du film, de la capacité d'adaptation de jeunes essayant de se maintenir à un niveau correct face à des professeurs plus qu'exigeants, et montrant que chacun peut parvenir, avec ses moyens, à réussir à atteindre les objectifs qu'on est en capacité de se fixer.
Film en immersion dans une prépa élitiste parisienne, le film aborde la différence de classes et le déterminisme social c'est vraiment très intéressant.