En tant qu'ancien élève de prépa, ce film m'intéressait. Je m'attendais à ce qu'il soit très critique de l'expérience qu'est la prépa. Finalement la première heure m'a agréablement surpris. La représentation qu'est faite de la prépa est plutôt réaliste bien qu'il faille souligner qu'en prépa on est 30 à 40 dans la même classe donc 30 à 40 à se serrer les coudes. Le mode d'ordre est clairement entraide. Malheureusement au bout de cette petite heure je commence progressivement à comprendre que la thèse principale de ce film est en fait de démonter l'idée que la prépa est un facteur d'élévation sociale. A travers des scènes parfois tellement surréalistes qu'elles en sont caricaturales, le réalisateur battit une image de la prépa comme étant un milieu entièrement réservé aux fils de bonnes familles. Cela m'a particulièrement écoeuré alors que j'ai côtoyé nombre d'amis venant des classes sociales les plus basses et qui grâce au système prépa (un système on ne peut plus méritocratique) ont intégré les plus grandes écoles. spoiler: Le départ du personnage principal en fac à la fin m'a carrément fait rire : un film sur la prépa qui finit a la fac. (Soit dit en passant une intégration par filière universitaire se fait en 3 ans et pas 2 donc gros manques de réalisme)
Bref grosse déception et même tristesse de voir un film aussi éloigné de la réalité (et je ne parle même pas du nombre de scènes tellement caricaturales qu'on se demande comment la protagoniste a pu avoir aussi peu de chances).
Ce film s'imposait presque à moi dont le fils intègre Polytechnique dans une semaine. J'ai trouvé cependant son intérêt assez limité car le propos est très caricatural et ne reflète pas bien l'expérience vécue par mon fils. Dans sa prépa, pas de mépris de classe ni de sexisme exacerbé, pas de profs "trop méchants" qui cassent les élèves, pas d'élèves accros aux médocs... (d'ailleurs non, le cannabis ne permet certainement pas de se détendre pour mieux se mettre au travail ensuite, quel message !!!) Bref, beaucoup de clichés sur la prépa qui ne correspondent pas à la réalité spoiler: comme la meilleure copine lesbienne hyper-forte mais qui choisir de tout larguer...
De plus, pas mal d'invraisemblances. Premièrement, comment tout le monde est-il au courant des origines rurales de Sophie ? Sinon : - le bizutage n'existe plus depuis bien longtemps - pas de devoirs de 6h en physique en MP - les locaux de l'X ne sont malheureusement pas ceux du film, bien plus modernes ;) Et surtout, dixit mon fils, impossible d'intégrer l'X quand on est largué dès la sup ! J'ai trouvé que le film était à charge contre la prépa, ne mettait pas du tout l'accent sur les liens forts et la solidarité qui sont très réels dans ce cadre (souvent les élèves gardent un très bon souvenir et de très bons amis de cette période !), film lourdingue qui ne donne pas du tout envie de faire une prépa, ce qui est bien dommage...
Fille de modestes agriculteurs du Forez (Antoine Chappey et Marilyne Canto, mariés à l’écran et à la ville), Sophie Vasseur (Suzanne Jouannet, César du meilleur espoir féminin 2022 pour son rôle tout en subtilité dans Les Choses humaines) est poussée par son prof de maths de terminale à rejoindre une classe prépa scientifique à Lyon. La jeune boursière pourra compter sur l’amitié de sa voisine d’internat, Diane (Marie Colomb, remarquée dans Laetitia et As bestas), et sur la protection de Hadrien (Lorenzo Lefebvre), un 5/2 qui maîtrise tous les codes. Mais, écrasée par la masse de travail et la difficulté des matières, traumatisée par sa première colle avec une professeur de physique intraitable (Maud Wyler), Sophie semble bien mal partie pour réaliser le rêve qu’elle s’est autorisée : intégrer l’X.
La classe prépa est une originalité bien française de l’Enseignement supérieur dont on pourrait s’étonner qu’elle ne soit pas le décor de plus de films tant son potentiel cinématographique est grand. Mis à part "La Crème de la crème" de Kim Chapiron en 2014, je serais bien en mal d’en citer d’autres. En un lieu quasiment clos (unité de lieu), des jeunes gens venus des horizons les plus différents, entre lesquels naîtront des amitiés pour la vie, des haines tenaces ou des histoires d’amour plus ou moins durables, sont réunis pendant deux ou trois ans (unité de temps) avec un seul objectif en tête : intégrer une Grande école (unité d’action).
Frédéric Mermoud a bien compris tout le parti à tirer de cet arrière-plan. Il sait que la prépa peut être le décor d’un film politique (Sophie saura-t-elle faire oublier ses origines sociales pour assimiler les codes qu’elle n’a pas ?) et d’une coming-of age story (les premières amours de Sophie la distrairont-elles de son but ?), le tout tendu par une question en forme de défi sportif : Sophie craquera-t-elle ?
Le problème de cette "Voie royale" est que tout y est outré, sans nuances, caricatural et banalement prévisible. Les parents de Sophie sont de braves éleveurs auxquels une administration tatillonne refuse la subvention qui leur permettait péniblement d’équilibrer leurs comptes. Leur fils, le frère de Sophie, embrasé par une juste colère, enfile un gilet jaune, manifeste et se fait bastonner par les flics. Diane, l’amie de Sophie, devient sans le moindre effort la major de sa promo… avant de démissionner pour aller suivre des cours de théâtre et donner un sens à sa vie. Mme Fresnel, la glaçante prof de physique, cache peut-être derrière son sévère chignon un lourd secret dont on redoute la révélation et offre hélas à la sublime Maud Wyler le plus mauvais rôle qu’elle ait jamais tenu. Quant aux parents de Hadrien, ils incarnent jusqu’à la caricature la haute société lyonnaise.
Le scénario interminable de "La Voie royale" souffre d’un sérieux problème de crédibilité – dont on ne peut rien dire sans spoiler – et de rythme, s’étirant sur deux années. Un œil à la bande-annonce suffit à en deviner par avance les moindres rebondissements.
L’interprétation très juste de Suzanne Jouannet sauve "La Voie royale" du naufrage. Mais, pour moi, c’est l’unique atout d’un film qui, avec une rare maladresse, accumule les défauts.
Un joli film, bien interprété mais qui souffre selon moi de personnages et de situations souvent caricaturales. Quelques invraisemblances et un propos sur la lutte des classes simpliste et maladroit. Trop scolaire ?
Un joli film et une Suzanne Jouannet touchante. Nous nous retrouvons plongés dans l'univers parfois fantasmé des classes préparatoires : beaucoup de justesse, tant dans le ton que dans les références employés / utilisés (parole d'ancienne préparationnaire !).
Retourner au cinéma passer une année de prépa n'est pas chose simple mais ce film réussit déjà la performance de bien y retranscrire le déroulement de l'année, les ambitions de chacun, les cours, les colles, etc. On y regrette cependant un aspect parfois un peu trop caricatural : personnage du professeur de physique-chimie très cassante, ambiance de classe à l'esprit de compétition, et surtout le clivage entre le personnage principal issue du monde agricole et ses camarades de classes issus des milieux élitistes. Un grand bravo à Suzanne Jouannet pour sa prestation prometteuse !
Certains enfilent des perles, d'autres comme ici, les clichés. Dommage pour les interprètes qui sont plutôt convaincants malgré leur âge un peu avancé pour des élèves de prépa.
Ce film magnifique met en perspective l'élevage d'êtres super intelligents ( les cochons) et les impétrants aux grandes écoles. Sous une réalisation assez badine, s'appuyant sur des actrices brillantes, une réflexion dont nos ministres devraient s'emparer.
Sophie est une lycéenne douée en sciences, et une fois rentrée chez elle, elle aide ses parents et son frère dans la petite exploitation familiale. Un jour, l’un de ses professeurs l’encourage à rêver plus grand et à passer par les classes préparatoires. Une aventure douloureuse dans un monde qui n’est pas le sien. Un film qui raconte les inégalités sociales, et les difficultés à affronter pour s’en extraire. Histoire intéressante mais très classique.
Malgré quelques clichés, quelques discours convenus et une gentille histoire sans surprise, ce film se laisse regarder avec plaisir et nous replonge dans nos années d'études. Un aimable bain de jouvence.
C'est un problème de ressenti récurrent, particulièrement adapté à La voie royale : là où certains voient dans le scénario un vivifiant souffle de réalisme, d'autres pointent du doigt une tendance aux clichés. Difficile de trancher entre les deux, disons plutôt que le film est très documenté et s'est efforcé de retranscrire une certaine réalité de ces prépas scientifiques, antichambres des futures élites de la nation. Avec ce que tout cela comporte de passages obligés pour les jeunes candidats à cette voie royale : le travail harassant et les médicaments, l'enthousiasme et les désillusions, la compétition et la solidarité, le bizutage, le machisme ambiant, la froideur des profs, etc. C'est que l'on peut reprocher à La voie royale, c'est son aspect programmatique, son caractère assez prévisible, et aussi son envie maladroite de parler de l'époque, avec l'ascenseur social, la crise agricole, les gilets jaunes, et cela fait quand même beaucoup. Le film n'est jamais meilleur que quand il se situe au plus près de son héroïne, une jeune fille ambitieuse mais fragile qui n'est pas prête à surpasser son complexe de classe, face à une concurrence bourgeoise élevée dans la soie et les certitudes de sa propre supériorité arrogante. Cette course d'obstacles est convaincante quand elle prend les contours d'un portrait intime et son interprète surdouée, Suzanne Jouannet, est remarquable. Elle est épaulée par un casting de seconds rôles très solide où brille notamment l'excellente Maud Wyler.
Très bon film sur l'univers des classes prépas scientifiques. C'est très bien rendu, ça m'a rappelé mes études, avec ces 70 heures de travail à fournir chaque semaine ; et le pression qui ça avec .... Mais aussi les amitiés qui peuvent se forger. À voir, assurément
JE SUIS ENTHOUSIASTE DE CE FILM. Certes, c'est une fiction, qu'il faut regarder comme telle, et déjà à ce premier stade, c'est un réel bonheur : scénario parfaitement construit, personnages attachants, alternance de bonheur et d'inquiétude quant au parcours de la jeune Sophie Vasseur. Et puis il y a le thème du film : les écoles préparatoires, le bachotage et la cruauté des concours. Ce stress est éternel quelles que soient les générations, et c'est très très bien décrit. Bravo. Jeunes qui avez ce projet, parents dont les jeunes ont cette ambition, courrez voir LA VOIE ROYALE. Au delà de l'histoire du film, qui ne doit pas être généralisée, vous aurez une idée fidèle des difficultés à surmonter. Je ne dis pas cela pour vous décourager, surtout pas, mais sachez qu'il faudra serrer les dents. Et je souhaite ardemment que vous soyez nombreux à dire : "Bien reçu, merci monsieur Mermoud de nous avoir donné un aperçu de ce qui nous attend ; mais je suis prêt(e), je me lance."