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j2lam
7 critiques
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5,0
Publiée le 15 avril 2022
Magnifique ! Excellent ! La seule chose que je regrette, c'est de ne pas pouvoir lui mettre 6 étoiles! On rit, on est ému, on est pris par le rythme et ces jeunes pleins de vie et de rêves. Il faut s'y précipiter. Pourquoi y a-t-il si peu de salles qui le projettent ?
On n'a pas vu ni la demi-finale, ni la finale correctement et entièrement! Très très décevant! Très mal cadré et réalisé, c'est vraiment dommage! Le sujet est top, très intéressant mais très mal cadré par les caméramen, les caméras bougent trop, coupent beaucoup les séquences de danse qu'on voit rarement en entier et c'est très dommage! D'autre part, le film se focalise sur certains élèves en difficulté mais on parle toujours des mêmes personnes (sur des sujets pas toujours pertinents) et on oublie les autres... Très déçue!
Frais, drôle et puissamment attachant face à cette jeunesse qui montre le meilleur d'elle même dans un parcours atypique. Mes deux ados et moi ont a adoré.
Le Lycée Turgot dans le 3ème arrondissement de Paris accueille des élèves du secondaire et du supérieur. Parmi les 1400 élèves, se trouve la section hip hop qui regroupe aussi bien des parisiens que des banlieusards issus de quartiers difficiles. Tous sont animés par une seule et même envie, la passion de la danse.
Les documentaristes Thierry Demaizière & Alban Teurlai ne cessent de se renouveler, après le chorégraphe Benjamin Millepied (Relève : Histoire d'une création - 2016), la pornstar Rocco Siffredi (Rocco - 2016) et les pèlerins catholiques (Lourdes - 2019), cette fois-ci, ils dressent un vibrant portrait de la jeunesse d’aujourd’hui et cette mixité sociale qui s’est créée au sein de ce lycée où enfants de bobos parisiens et enfants des quartiers populaires brisent la glace et la spirale de l’échec scolaire en se retrouvant autour de la danse.
Allons enfants (2022) montre à quel point la mixité est fondamentale pour ces jeunes, pour qu’ils se construisent et s’ouvrent aux autres. « Ça m’a permis de découvrir la mixité de la société » dixit l’un des jeunes. On voit à quel point cela ne peut que leur être bénéfique, plutôt que de s’enfermer dans un entre-soi, avec d’un côté, des élèves en Balenciaga & Vuitton et de l’autre, des gamins en survêt’.
Pour mener à bien leur projet, les réalisateurs ont suivi pendant une saison (2018/2019) toute une classe du lycée Turgot, ainsi que David Bérillon (leur professeur) & Christophe Barrand (le proviseur), alternant enseignements classiques et cours de hip hop, entrecoupé par quelques compétitions et le championnat national. Des conseils de classe en passant par le gymnase, des salles de classes aux battles de danse, les cinéastes nous délivrent de magnifiques portraits d’adolescents, drôles et touchants, entre les coups de blues, les failles, les difficultés sociales ou relationnelles des uns et des autres et les petites victoires du quotidien, ce documentaire est une très belle leçon de vie et d’apprentissage, le tout, magnifié par la très belle B.O. signée Avia.
A noter enfin qu’une fiction (sur le même thème) verra prochainement le jour, réalisée par Mohamed Hamidi et incarnée par Romain Duris.
"Allons enfants" présenté cette année au Festival de Berlin, est un documentaire passionnant sur le milieu de la danse. En effet durant une année nous allons suivre la trajectoire de certains lycéens dans le lycée Turgot qui va tenter un pari fou: intégrer des élèves de quartiers populaires et briser la spirale de l’échec scolaire grâce à la danse Hip Hop , je fus touché par le parcours de ses jeunes souvent issue de quartier défavorisé qui va se servir de leur passion (la danse) pour se reconstruire avec des séquences de danse sublime, une belle réussite.
Super film documentaire vu avec mes ados de 14 et 12 ans. Des parcours compliqués, la passion pour la danse peut changer leurs vies? pas toujours mais tant qu'il y a de l'espoir...
Un très bon documentaire tourné au lycée Turgot avec des élèves déters et une équipe pédagogique aussi déter qu'on aimerait voir clonée partout en France. Les portraits des élèves sont vrais dans une réalité sincère qu'on imagine facilement évoluer habituellement hors de Paris. Cliché combatu par le lycée très parisien pour accueillir des jeunes épris de danse hip-hop avec la possibilité de lier parcours de danse et études. A voir !
Ai vu "Allons enfants" documentaire de Thierry Demaizière et Alban Teurlai. Film qui se déroule sur une année scolaire au Lycée Turgot dans le 3ème arrondissement de la capitale, où le proviseur fait le pari fou d'ouvrir une section Hip-hop étude, trois classes à horaires aménagés de la seconde à la terminale. Les adolescents qui sont sélectionnés viennent tous de banlieue, n'ont souvent jamais mis les pieds à Paris donc encore moins dans le Marais et n'ont jamais vu autant de babtous (blancs) à la fois. Le système scolaire leur est inadapté, le milieu familial les a souvent meurtri, ils ont la sensation d'être transparents et inaudibles, ont du mal avec la grammaire et les codes en général, mais sont absolument magiques quand ils dansent et savent déjouer les lois de la gravité et de la rythmique avec splendeur. L'expérience est passionnante, le système éducatif leur offrant l'occasion de les accompagner, de les aider à s'épanouir dans leur art et en tant que jeunes adultes en pleine éclosion. La mise en scène est très précise et fluide. Les deux metteurs en scène qui ont déjà fait deux autres documentaires sur la danse savent totalement adapter leurs caméras à cette danse si rythmée, déstructurée, si pleine de vie et d'énergie débordante. La lumière et la photographie sont très belles ce qui est rare pour un documentaire. Le propos n'est jamais idéaliste et n'a pas les airs d'un feel good movie comme on pourrait s'y attendre... et les conseils de classe sont là pour ramener élèves et spectateurs à la réalité. Nous sommes touchés par les parcours et le talent de Michelle qui à l'impression qu'on ne la voit jamais, de Charlotte qui est traumatisée car sa date de naissance qui lui a été attribuée lors de son adoption n'est pas la bonne, d'Erwan dont la mère alcoolique a brisé son enfance, Nathanaël qui a du mal avec le moindre cadre, où de cet autre jeune homme très grand et filiforme qui a décidé de faire un atout de son physique atypique... L'encadrement pédagogique soutient chaque élève à bout de bras, en croyant dans le talent de chacun, et en comprenant que redoubler n'est pas un échec... ce film est vivifiant, réjouissant et est une preuve supplémentaire que la mixité sociale, la culture, la création sont des valeurs indispensables et transcendantes. Il nous tarde de voir dans quelques années les grands artistes que seront devenus la plupart de ces adolescents talentueux.
Je suis allé voir « Allons enfants » avec un a priori positif et qui s’est confirmé à l’issue de la projection de ce très bon documentaire. L’histoire tout d’abord : Au cœur de la capitale, un lycée tente un pari fou : intégrer des élèves de quartiers populaires et briser la spirale de l’échec scolaire grâce à la danse Hip Hop. Allons Enfants est l’histoire de cette expérience unique en France. Et petit rappel de ce qu’est le Hip Hop : Le hip hop est un mouvement culturel apparu à New York au début des années 1970. Profondément urbain, le hip-hop regroupe le graffiti, le break-dancing, le DJing, le beat-boxing et le rap. Le hip-hop est abusivement réduit à la seule musique rap. Je me rappelle le documentaire « Etre et avoir » qui avait un peu imprimé mais qui m’avait gardé à l’écart compte tenu du jeune âge des enfants suivis lors de leur pré-scolarité. Ce qui m’a fasciné avec « Allons enfants » c’est cette plongée dans l’énergie de cette jeunesse souvent handicapée par un parcours familial et social contrarié mais dont l’énergie canalisée par une formidable équipe d’enseignants évolue du destructif au constructif. Le documentaire n’idéalise en rien la difficulté de l’intéresser à la vie en société mais permet de mieux comprendre les ressorts qui peuvent parfois les exclure et aboutir au rejet. J’en suis sorti plein d’espoir et encore plus passionné par la musique hip hop (après le Klapish). Je vais ressortir mes vinyles De La Soul ! Bande annonce : https://www.youtube.com/watch?v=HzxGrNtS3J8&t=1s Séances : https://www.allocine.fr/seance/film-296083/pres-de-115756/
Un documentaire particulièrement réussi. On suit le parcours et le chemin de jeunes particulièrement attachants et talentueux. C'est vivant, lumineux, plein de rythme et de performances. Un grand bravo à tous et à tous ces jeunes plein d'espoir qui nous en donne aussi.
Un document empreint d'une sincérité sur la méritocratie, le pouvoir de l'éducation et la bienveillance. "Allons Enfants" n'évite pas les longueurs, se teinte parfois d'une (coupable ?) naïveté, mais apporte un regard trop rarement positif sur cette force motrice de la jeunesse dite "défavorisée".
Très intéressant, étonnamment filmé (je me suis demandé en permanence comment ils avaient pu saisir ce qui semble être des dialogues spontanés) et émouvant. Mais pour tout dire un peu effrayant quand même face à cette impasse qui nous est présentée et aux difficultés de ces enfants. Un chouia long sur la fin (un peu répétitif) mais ça vaut quand même la peine.
Un beau documentaire qui n'apprendra pas grand choses aux militants des quartiers défavorisés mais qui a l'avantage de montrer cette jeunesse sous un angle humain et tendre.
Une belle pépite , à voir en famille. Je suis sortie touchée à émue par les parcours souvent chaotiques de ces jeunes, leurs visages et leur force . Une œuvre humaniste qui rend aussi un bel hommage aux encadrants pédagogiques !
Le lycée Turgot dans le troisième arrondissement parisien accueille une cinquantaine d’étudiants en classe de hip-hop. "Allons Enfants" les a suivis pendant toute une année scolaire.
Thierry Demaizière et Alban Teurlai filment ensemble depuis une dizaine d’années des documentaires intelligents et réussis : "Rocco" nous ouvrait l’intimité de la star du porno peut-être la plus connue au monde ; "Relève" documentait le passage de benjamin Millepied à la direction artistique de l’Opéra de Paris ; "Lourdes" suivait quelques pèlerins sur les traces de Bernadette Soubirous en évitant le double écueil du prosélytisme et du scepticisme ; "Move" était une mini-série Netflix qui, en cinq épisodes, nous proposait un tour du monde très pédagogique de la danse contemporaine.
Le rapport au corps, la danse constitue décidément un fil rouge dans leur oeuvre comme le montre leur dernier documentaire. Ils ont filmé un projet pédagogique original sinon hétérodoxe : ouvrir l’un des plus élitistes lycées parisiens à des danseurs de hip-hop issus de milieux sociaux et culturels différents.
C’est bien sûr à ces jeunes qu’on s’attache, la caméra se focalisant vite sur une demi-douzaine : Erwan, qui cherche dans la danse un remède aux souffrances d’une enfance perturbée auprès d’une mère alcoolique, Charlotte, l’orpheline, Michèle qui essaie désespérément de s’affirmer malgré sa timidité maladive, Nathanaël, un cancre d’anthologie, aussi paresseux que doué…
C’est aussi l’équipe pédagogique qui les entoure que nous apprenons à connaître : leur professeur de hip-hop dont on mesure l’investissement, la prof principale, qui a la lucidité de comprendre que les matières scolaires ne sont pas la priorité pour ces élèves, plus attirés par la danse que par l’école, le proviseur qui doit, lors des conseils de classe, arbitrer entre des injonctions contradictoires.
Même s’il ne le revendique pas, "Allons enfants" est un documentaire profondément politique. C’est une ode à la mixité sociale qui montre comment des jeunes gens de milieux et d’origines différents arrivent à étudier et à vivre ensemble, en partageant la même passion et les mêmes valeurs. On est loin de la paranoia d’extrême droite qui estime cette fusion impossible et délétère. On est tout aussi loin des sempiternelles revendications victimaires de l’extrême gauche qui reproche à l’Education nationale, faute de moyens, d’être incapable de résoudre la double question sociale et raciale qui divise notre société. "Allons enfants" est la démonstration qu’un vivre ensemble est possible, qu’il s’enrichit de nos différences, qu’il est créateur de beauté et révélateur de talents.