Ce n'est pas avec Le grand chariot que la petite musique de Philippe Garrel va convertir les réfractaires à son cinéma. Trop de nonchalance narrative et de procédés datés (ah, cette voix off, tellement littéraire !) et une histoire à potentiel qui ne débouche sur rien d'essentiel. Derrière cette famille de marionnettistes, de père en fils et filles, se tirent les fils de la transmission, dans un art qui peine désormais à plaire. La référence au cinéma, dont l'avenir n'est pas assuré, tout du moins pour le type de films intimistes que chérit son réalisateur, est limpide et ses résonances dans sa propre famille tout aussi évidentes. Le cinéaste fait jouer ici ses trois enfants, lesquels ne déméritent pas malgré une partition pâlotte, et orchestre une succession de deuils et de liaisons sentimentales, en guise de scénario, dans sa tonalité très personnelle qui charme ou qui agace, c'est selon. Le grand chariot a tout de l’œuvre testamentaire, plus mélancolique que triste, qui peine cependant à nous atteindre, tant son écriture y semble trop contraignante, bridant une spontanéité qui aurait donné davantage de ressort à un film qui laisse finalement indifférent, en dépit d'un sujet dont la profondeur s'évanouit dans une atmosphère diaphane et presque anecdotique.
La catastrophe!! Mais qu'a à dire Philippe Garrel de son sujet? Que fait il de son histoire? Qu'ont ses pauvres acteurs à jouer??? Il y avait une magnifique histoire à conter , une histoire de transmission, du poids de la fidélité à ses parents, une histoire de fraterie en miroir de sa propre histoire!! Mais il n'y a rien dans ce film ! A part ce qu'y apportent avec courage les enfants Garrel ! Arriver à rendre louis Garrel insipide il faut le faire quand même!!( il tire quand même son épingle du jeu Masi grâce à son talent propre) Il ne suffit pas de filmer des marionnettistes pour faire de la poésie. Il n'y a pas de contenu, à part la partition de la grande mère à la rigueur . Les séquences de spectacles de marionnettes sont affligeantes et pourtant il y a tant à faire avec ce média!! Pas étonnant que la compagnie coule!! Quand on pense à des films comme "les ogres " avec Adèle haenel qui était plein de vie, de truculence , d'amour des artistes, ou des films naturalistes comme récemment "l'envol "on est affligé de ce que propose Philippe Garrel. C'est creux et du coup snob.
Film un peu formel, par plans plaqués sans fils parfois. Mais on y traite avec doigté de l’esprit de famille, de la transmission et de la loyauté à l’héritage culturel versus ses propres aspirations. J’ai passé un bon moment en leur compagnie. Pourquoi Y Aller : Revoir des scenes de marionnettes, très bien filmées sous différent angles, m’a replongé dans l’émotion du souvenir de guignol au jardin d’acclimatations avec mon père qui regarde, debout sur le côté, comme tous les parents. C'est sympa de voir les 3 enfants Garrel jouer en famille. Le personnage de Louis Garrel est bien planté. La grandmère et ses histoires sont savoureuses, sa déchéance triste. Pourquoi Ne Pas Y Aller : On peut trouver le film un peu survolé, mais justement c'est un passage Bon, l’artiste sympa qui devient tout à coup fou est moyen crédible
Malgré une bonne bande annonce, le film m'a franchement déçu. Il ne se passe finalement pas grand chose spoiler: (malgré les 2 enterrements) et le film est lent. Par ailleurs, le personnage de Pieter n'est pas crédible, avec en particulier la relation avec sa première compagne spoiler: qu'il quitte juste après la naissance de leur enfant . En bref, l'histoire ennuie et le message ne passe pas.
Dans ce nouveau film de Louis GARREL, on suit l’histoire familiale de cette compagnie de théâtre de marionnettes qui perpétue dans un bonne harmonie, une tradition artistique en famille mais qui bientôt va se déliter à la disparition du père, le créateur de cette troupe. J’ai trouvé que ce film a un peu un goût d’inachevé et manque un peu de conviction dans son développement dramatique. Hormis Louis GARREL les acteurs ne sont aussi guère convaincants.