Derniers Avis : L'Homme qui aimait les femmes - Page 3
L'Homme qui aimait les femmes
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Teresa L.
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4,5
Publiée le 20 octobre 2014
Le lever de chapeau de Truffaut au début du film ne peut tromper personne; il s'agit d'un testament à une génération d'hommes et femmes, qui se trouve être la sienne aussi. Il émane une profonde tristesse de ce film au rythme parfois proche de la comédie où l'auteur d'un livre-tombe achève son parcours (presque) dans les bras de la femme qui a rendu la possibilité d'éditer son livre. Tristesse dérivant du fait que les hommes ne seront jamais des mères? C'est ce que semble suggérer la conclusion de la scène avec le médecin, et cette amertume revient de loin en loin chez Truffaut. Je ne vais pas faire la tartine habituelle sur Denner (qui la mérite pourtant), je reviendrais juste sur le personnage le plus borderline du film - Delphine, incarnée ici par Nelly Borgheaud. Dans leurs scènes communes un génie irradie, le génie de l'être-acteur, entre celui qui a été élu et celle qui brûle de se consumer. L'issue sera violente avant de se pacifier ex abrupto.
Produit en 1977, ce film n'a pas pris une ride aujourd'hui (2014) ! Assurément un des plus beaux de François Truffaut dans ce récit où il se décrit lui-même : le réalisateur aimait les femmes jusqu'à être séduit follement par ses actrices. Et à choisi ici dans cette auto-biographie Charles Denner pour le représenter : un acteur au grand talent dans un rôle qui lui a valu un César bien mérité en 1978. Et Brigitte Fossey est superbe de féminité, de sensibilité et colle vraiment à un personnage qu'on croirait (et qui aurait été) écrit pour elle. Bref, l'alchimie du cinéma fait son oeuvre et on craque devant la séduction de toutes ces femmes qui défilent dans le film. Bref, j'ai adoré ! Truffaut aimait-il Hitchcock ? En tout cas, un clin d'oeil à son intention ? on voit apparaître le réalisateur nouvelle-vague fugitivement au début de l'aventure, comme le faisait le maître du suspense dans les siennes. Dommage pour nous, pour le cinéma que Truffaut soit disparu si tôt ! Pour les femmes probablement aussi... willycopresto
Truffaut sur un sujet qui connait plus que bien. L'amour et les femmes. Lui-même au-delà de son métier porta comme étiquette d'un homme étant un glouton de la gente féminine. Pour son époque, L'homme qui aimait les femmes dérangea le parti féministe, et puis comme il est bon de déranger. L'acteur Charles Denner est la vague du film, il narre ses tribulations de passion souvent en voix-off, une voix délectable avec des textes savoureux. Selon votre passé, votre vie, vous pouvez vous y retrouvez dans son personnage, c'est mon cas. Nous allons terminer par les demoiselles, car votre regard croisera Brigitte Fossey, Geneviève Fontanel et Nathalie Baye. On se laisse glisser dans ce chef-doeuvre comme notre main qui glisserai le long des jambes d'une femme.
Portrait subtil et maîtrisé d'un séducteur invétéré, d'une grande finesse et élégance. La grande force de ce film est sans aucun doute l'interprétation de Charles Denner, tout à fait exceptionnel, qui parvient à être ce qu'il faut de séduisant, d'inquiétant, de fragile, d'attendrissant... Le point faible c'est sa longueur, aussi épatantes que soient l'interprétation et la réalisation, le film a au moins 20 minutes en trop. Je ne suis pas non plus convaincue par la fin, un poil ridicule: spoiler: mourir en tombant de son lit c'est quand même carrément la honte! Enfin, L'Homme Qui Aimait Les Femmes reste un film à voir, ne serait-ce que pour la prestation de Charles Denner et le savoir faire de Truffaut.
Il n'y a pas que dans les films policiers qu'on trouve des incohérences, les oeuvres à caractère intimiste en sont souvent remplis. C'est souvent génant ici, mais à partir de la rencontre avec Delphine, femme excentrique, et magnifiquement interprétée par Nelly Borgeaud, le film décolle et rassemble les morceaux. Truffaut fait passer sa passion des femmes à travers un style très littéraire, un sens du détail dans la description et la voix enchanteuse de Charles Denner. Une oeuvre certainement très personnelle, parfois agacante, Truffaut prêtant à toutes ces femmes trop de réactions masculines, mais qui parvient à envouter également.
F. Truffaut à ce talent de scénariste qui rend le film profond, fin et un poil visionnaire. Ici, la toile de fond est l'amour des femmes, sincère et handicapant même, pour l'alter-ego du réalisateur interprété par C. Denner. En plus d'une excellente direction d'acteur, la mise en scène de F. Truffaut est habile et modeste. Mais le film m'a quand même donné l'impression d'un manque de rythme suite à une histoire qui patine, dû à une redondance, sans émotion vers la fin, des relations avec les femmes et d'un manque d'amour même si le final est marquant et tragique et vaut son pesant d'or.
Charles Denner est excellent dans son rôle de séducteur tourmenté. L'évolution du rapport hommes-femmes de la fin des années soixante est traitée par Truffaut avec une finesse et une élégance remarquable.
Un film de Truffaut en forme d'autoportrait qui rend hommage à toutes les femmes et à leurs mystères. Charles Denner est parfait en alter ego dans le rôle du séducteur invétéré.
Le séducteur parfait. Parce qu'il ne l'ai pas justement, ou alors ne le voit pas comme tel. Le personnage tenu par Charles Denner est un pudique, en émoi quand il voit une paire de jambes féminines, ou bien juste leur démarche. Tout est une question de nombre, il en est insatiable. Pas de misogynie, un amour dûment sincère. Pour preuve, il n'y a jamais de rancœurs lorsque il délaisse ses dames. Un des tout meilleur Truffaut car le grand séducteur, c'est lui.
C'est l'un des films où Truffaut se livre le plus (son amour des femmes était connu), même si l'on sait que le cinéaste mêle toujours des souvenirs personnels, des histoires d'amis proches, des faits divers et de la fiction pure. À l'origine de l'histoire de Bertrand Morane (mais aussi de celle de Truffaut et de tout son cinéma), il y a l'enfance bafouée et l'amour mêlé de haine qu'il vouait à sa mère, peu aimante à son égard, impudique et adultère. Devenu adulte sans avoir vraiment quitté l'enfance (en témoigne son métier puéril, manipulateur de modèles réduits), Bertrand finit par ressembler à sa mère, multipliant les rencontres amoureuses. Complexe d'Oedipe non résolu, dirait docteur Freud, et recherche permanente d'un idéal féminin (et maternel) qui ne se trouve dans aucune femme en particulier mais dans la féminité en général. D'où cette fuite en avant, cet éloge de l'amour multiple... mais pas de la femme kleenex. Car le personnage principal du film n'est pas un Don Juan ou un Casanova qui abuse les femmes pour son propre plaisir et les jettent ensuite. Il les aime vraiment, il les aime toutes. Pour lui, elles ne sont pas interchangeables, elles ont toutes une beauté et des qualités qui méritent d'être appréciées. Voilà pourquoi il ne cesse de tomber amoureux (même si c'est plutôt "l'idée de l'amour" qui l'attire). Bertrand Morane est ainsi le Bob Morane de l'amour, aventurier de l'éphémère... mais héros solitaire et toujours inquiet. Il donne à la conquête féminine une importance de vie ou de mort. Les femmes sont garantes de son équilibre... et de l'équilibre du monde. "Les jambes des femmes sont des compas qui arpentent le globe terrestre en tous sens, lui donnant son équilibre et son harmonie." L'idéal serait de pouvoir les aimer chaque minute, chaque seconde. "Mais on ne peut pas faire l'amour du matin au soir, c'est bien pourquoi on a inventé le travail", explique un médecin... Entre psychanalyse et mythologie personnalisée du séducteur, L'Homme qui aimait les femmes est un film séduisant (même si le style a un peu vieilli). C'est un hommage intelligent et sensible à la gent féminine, au plaisir, à la jouissance de la vie. Bertrand Morane est croqué avec tendresse, humour et un peu de tristesse. Mais cet autoportrait de Truffaut (via Charles Denner, excellent en alter ego) se veut sans complaisance, l'auteur ne cachant pas ses obsessions, sa fragilité, sa lâcheté. Il se met à nu. "La plupart des gens ont le courage de vivre leur vie. Très peu ont le courage de la représenter", disait Godard.
Ce film de Truffaut est un coup de coeur, c'est un peu autobiographique, Truffaut était un homme à femmes, il a séduit la plupart des actrices qui jouaient dans ses films. Cet homme qui semble macho si on regarde ses multiples conquêtes, n'est en fait qu'un homme qui aiment les femmes, il les aime toutes, aussi différentes qu'elles peuvent être. Il décide d'écrire une biographie sur ses multiples amours, il ne veut en oublier aucune, elles sont toutes aussi importantes les unes que les autres. Ce séducteur invétéré ne vit que pour ça, ne voit que ça. Ce film est tellement riche qu'on ne peut pas tout dire. C'est en tout cas très poétique, Truffaut réalise un film dédié à son amour pour la beauté des femmes et pour la littérature. Un film subtil et intelligent.
Très joli film, probablement très personnel, de François Truffaut. Contrairement aux apparences, un hommage au beau sexe, aux antipodes d’un film machiste sur un cavaleur. D’ailleurs le choix de Charles Denner, qui n’a rien d’un Casanova flamboyant, est révélateur ! Sur un montage nerveux et des dialogues naturels et vivants, Truffaut nous balade entre légèreté et gravité et nous enchante dans toutes ces scènes de badinage romantique. Quant au cortège de jolies dames, il est à la mesure de ce bijou que certains n’hésitent pas à qualifier de chef-d’œuvre. Pour ma part j’ai eu un immense plaisir à revoir ce film 35 ans après et l’heureuse surprise de ne pas le trouver vieilli du tout, signe d’un grand film de qualité.
Film à caractère autobiographique, "L'homme qui aimait les femmes" propose une histoire dont le personnage principal s'oppose à l'archétype du séducteur. Ni Don Juan, ni Casanova, Bertrand Morane (joué par l'excellent Charles Denner) est plutôt un homme névrosé, ayant un goût assez prononcé pour la solitude. D'ailleurs ce séducteur invétéré a une conception bien à lui de la femme et ne semble pas se soucier de la laideur ou de la beauté. Pour exprimer tout le personnage qu'il est, il décide de se lancer dans l'écriture d'un roman dans lequel il narre toutes les relations amoureuses qu'il a entretenu depuis son plus jeune âge. Sans oublier bien entendu les aventures sans lendemains. Dans ce film, tout le talent narratif de François Truffaut éclate et tout cela est magnifié par un très bon Charles Denner. Mais toute cette passion autour de la gent féminine ne peut aboutir à une fin heureuse. Un bon Truffaut.
C'est le premier film que je vois du réalisateur François Truffaut tant adulé par les cinéphiles et je pense que "L'homme qui aimait les femmes" ne doit pas ètre en haut de la filmographie du cinéaste !! Point positif, on sent dans le scénario de la poésie à mettre les mots ou il faut et ce long métrage possède une belle narration. Mais ce séducteur qui aime les femmes, au début c'est pas mal, on entre dans le charme à la féminitée mais plusieurs personnages à rencontrer et séduire, le récit devient répétitif, agaçant et à la limite ennuyeux. La deuxième partie et la rencontre de le l'écrivain qui publie son roman autobiographique rattrape l'histoire et mème la fin est un peu triste. Charles Denner est un bon comédien mais j'ai eu un peu de mal à le voir jouer un séducteur de femmes par manque de charisme à mon gout. Les actrices se succédant sont jolies et impeccables, on peux reconnaitre Nathalie Baye dans un petit role ou Brigitte Fossey dans un role plus étoffé mais le film est moyen.