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3,0
Publiée le 17 juillet 2024
"Le Dernier des Juifs", comédie dramatique française écrite et réalisée par Noé Debré, sortie en 2024. Avec Agnès Jaoui et Michael Zindel, pour un premier rôle dans un long-métrage. Premier long métrage de Noé Debré en tant que réalisateur. Un petit film à l'image datée, une vie hors du temps dans une petite banlieue. Une vie simple. Un film simple. Un film calme, entre le marché et l'épicerie, les HLM, où Ruben Bellisha traîne et fait semblant de vivre avec sa mère qui s'inquiète de voir partir les juifs du quartier. Un duo touchant. Un petit film sympa. Un personnage dilettante attachant. Ruben, est le dernier des juifs, le dernier du quartier ou le pire représentant de sa communauté ? Humour et autodérision.
Lorsqu'un petit ovni débarque dans le monde souvent très formaté de la comédie-dramatique française, il faut le noter, et là je le note. Avec une pleiade d'étoiles : d'abord poir ce scénario (sans lui, naturellement rien de possible) ensuite l'écriture des personnages (sans lui, naturellement rien de possible), après l'interpretation (qui sans scénario n'auraient rien pu faire). Lui est... génial. Michael Zindel, est une énorme découverte. Une sorte de Pierre Richard, fragile et touchant, tout fin et tellement physique, beau et moche à la fois, il est vraiment formidable. Et Agnes Jaoui, décidément, est une pépite aujourd'hui dans le cinéma Français. Désormais la soixantaine (ou presque je crois) d'une sensibilité, fragilité aussi et pourtant une force et une douceur... Bref, grace à ces ingrédients l'auteur réalisateur Noé Debré (dont c'ets le premier long) a crée sur un sujet lui aussi fragile, un film hyper touchant. On en veut encore. J'en veux encore
Le Dernier des Juifs. Fait penser aux premiers films narratifs de Claude Berri. C'est enfermement de mère Juive dépressive s'avère ennuyeux au bout d'un moment, comme l'intérieur de leur appartement HLM. Deux étoiles et demie.
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2,5
Publiée le 28 mai 2024
Ruben vit seul avec sa mère dans un quartier en plein changement. Comme le titre l'indique, ils sont en quelque sorte les derniers de leur communauté, ce qui inquiète profondément Giselle qui ne sort quasiment plus et se tient à jour sur les réseaux sociaux. Pour elle, et vu ses propos, il aurait fallu réutiliser le titre du film "Ils sont partout" d'Yvan Attal qui à l'époque s'amusait des clichés sur les Juifs. Ruben, lui, est très loin des préoccupations de sa mère. Il vit un peu dans son monde, peut-être un peu aveugle sur la réalité de la situation, et il a tendance à enjoliver les choses pour casser ce climat anxiogène et ne pas inquiéter sa mère. On le suit donc dans son quotidien ponctué de micro-événements qui manque cependant d'enjeux. Michael Zindel est bien et son personnage est attachant, mais il ne se passe pas grand-chose. Il s'agit d'une tranche de vie qui veut pointer du doigt quelque chose avec humour, mais on dirait que les scénaristes avaient peur d'aller au bout des choses et d'être plus tranchants. Il ne fallait pas s'arrêter qu'au titre... Bref, c'est sympathique, mais sans plus.
Le début du film est assez époustouflant de drôlerie et d'intelligence. Les acteurs sont dirigés à la perfection, la précision du décors de l'appartement donne au film une ambiance vraiment singulière. Très réussi.
Un bon film avec Agnès Jaoui qui joue cette mère Gisèle et son fils Belisha les derniers juifs d’une cité de banlieue parisienne. On sourie parfois, on sent également une douce mélancolie du réalisateur. Un film qui fait également une part belle à la réflexion. Cette famille n’est pas harcelée et semble vivre en harmonie avec ses voisins mais quelques épisodes remettent en cause cette harmonie apparente. Sous des dehors de comédie on a donc une belle histoire qui raconte le quotidien et l’évolution des populations dans ces banlieues autrefois multiethniques et multireligieuses.
Première réalisation de Noé Debré, surtout connu jusqu’ici en tant que scénariste, Le dernier des Juifs raconte l’histoire de Bellisha, 27 ans, et de sa mère, grande inquiète de nature et qu’une grave maladie oblige à vivre recluse chez elle. De confession juive, ils vivent tous les deux dans une banlieue populaire parisienne qui se vide des membres de leur communauté, qui déménagent les uns à la suite des autres en raison d’un sentiment d’insécurité. Sur ce scénario qui aurait pu conduire à un drame sombre, Noé Debré privilégie une fil tragi-comique, qui n’élude en rien la difficulté de la situation mais prend le parti du rire et de la nuance. Le choix de son interprète principal, Michael Zindel, y contribue grandement. Sorte de cousin éloigné d’un Vincent Lacoste, cet éternel adolescent semble vivre comme hors du monde, suivant ses propres lois et sa logique propre. Malgré ses défauts, ce film intelligent et sensible garde ainsi un équilibre précieux.
Un film honnête sans artifice. Il retranscrit très bien la peur d'une mère pour son fils. On s'attache rapidement aux personnages de Belisha et de sa mère. Par moment un peu plat et long mais fonctionne tout de même dans l'ensemble
Le Dernier des juifs est une comédie grinçante qui apporte un regard acerbe sur la condition juive en France. Il adresse aussi bien les multiples émanations de l'antisémitisme que les travers du communautarisme. Porté par son acteur principal absolument formidable, le film manque globalement de rythme et peut sembler très problématique dans sa manière d'aborder (ou de stigmatiser) d'autres communautés.
Le Dernier des Juifs est un film surprenant. Michael Zindel joue à merveille ce fils de 27 ans gentil, confiant, attachant, nonchalant, qui prend la vie comme elle vient en évitant soigneusement les situations périlleuses. Film d'actualité "Le Dernier des Juifs" aborde de façon détournée et fataliste les questions d'antisémitisme. Le Héros fait en sorte de montrer que toutes ces questions sont dans les têtes des autres car, lui, il n'est qu'un jeune homme comme un autre, un peu perdu dans ce monde trop grand et pourtant confiant en lui, accueillant tout le monde avec un air doux et nonchalant. Comme dit si bien le film c'est si le dernier des juifs part du quartier que le racisme va commencer parce qu'alors personne ne pourra se rendre compte que celui que l'on appelle "Le Juif" est un homme comme un autre. Et surtout qu'il est un homme qui accepte l'autre et qui survit comme il peut, comme tout le monde. Qu'il est un homme qui n'a pas peur et qui n'appelle ni la violence ni l'agressivité. Ce film est doux et triste. C'est un peu un conte, une façon poétique et décalée de voir la vie. Une folie douce.