Santosh, Girls will be Girls et, bientôt, All we imagine as Light : ce n'est plus un été indien mais de nouveaux regards, dans un cinéma plein de nuances et de sensibilité, bien éloigné des sucreries bollywoodiennes. Ce sont des réalisatrices qui sont aux commandes, ce qui crée une différence appréciable,sur le fond et la forme, avec des thématiques, certes féministes, mais qui ne se contentent pas des aspects sociaux, en incluant une dose de romanesque, qui jamais ne flirte avec la mièvrerie. C'est le cas de Girls will be Girls, récit d'apprentissage, d'une grande douceur apparente mais aux contours contondants et qui va plutôt loin dans la découverte de l'intime féminin, au creux du désir et à l'encontre des tabous imposés par la société. Tout en subtilité et en ambiguïtés, y compris pour ses personnages principaux et notamment ceux de la mère et de la fille, peut-être rivales et en tous cas chacune en questionnement quant aux limites de leur émancipation. La durée de 2 heures ne semble pas excessive pour décrire les us et contraintes d'un pensionnat d'élite, quelque part sur les contreforts himalayens,dans un rythme langoureux, avec la possibilité d'un drame à venir, extérieur ou intérieur, qui se produira, ou pas.
Ce premier long-métrage de la réalisatrice Shuchi Talati n'est pas mal mais sans plus. Nous suivons ici l'histoire d'une adolescente qui devient la proviseure de son école (sorte de déléguée ++ dans une école élitiste) mais qui est très vite déstabilisée par un autre élève dont elle tombe amoureuse. En parallèle de cela, elle vit une relation compliquée avec sa mère. Alors c'est un sujet très intéressant car c'est un teen movie moderne même s'il se passe dans les années 90 et qui est avant tout à prendre dans son contexte, c'est-à-dire dans un internat situé dans l'Himalaya aux règles très conservatrices et surtout là où l'égalité homme/femme n'existe pas vraiment. Nous sommes donc avant tout devant un film féministe mais pas au discours lourd, c'est-à-dire que le féminisme n'est pas simplement agité sous les yeux du spectateur, il passe encore une fois par le contexte mais également par les situations profondément injustes que vit l'héroïne. Elle fait en effet partie d'une institution où les hommes passent avant les femmes, où les femmes doivent avoir un comportement irréprochable tandis que les hommes peuvent faire à peu près tout ce qu'ils veulent sans craindre de répercussions. Et cela vaut également dans les rapports qu'entretient l'adolescente avec son nouveau copain ; ce dernier ayant déjà eu des aventures sexuelles et amoureuses assumées tandis qu'elle ne peut pas se le permettre. C'est d'ailleurs là que la relation avec la mère rejoint le cœur de l'intrigue et n'est plus en parallèle avec cette dernière puisque le garçon vient passer une bonne partie de l'été chez l'adolescente et sa mère. L'héroïne est alors surveillée, constamment bridée par sa mère tandis que le garçon a le droit de tout. On a d'ailleurs une mise en place progressive d'une relation assez étrange, voire même quelques fois dérangeante entre la mère et le garçon, ce qui ajoute un élément de plus à l'intrigue sans pour autant donner l'impression de partir dans tous les sens. Mais alors pourquoi ce film n'est pas complètement réussi ? Eh bien, de mon point de vue bien-sûr, le tout reste très plan-plan. La mise en scène par exemple, bien qu'elle soit réussie, reste très scolaire. De même que le rythme qui est finalement assez lent, faisant quelques-fois décrocher le spectateur. Puis le problème avec ce genre de film, ce que nous avons des scènes assez longues qui se la jouent film d'auteur mais qui n'apportent pas grand-chose à l'ensemble, ce qui est bien dommage ! Malgré ses défauts, "Girls Will Be Girls" est un film au propos intéressant mené par un très bon casting.
A la fin des années 90, le lycée d’élite du nord de l’Inde dans lequel" Girls will be girls" nous introduit continuait d’observer des règles très proches de celles des établissement anglais similaires, comme celle, par exemple, de procéder à la désignation d’un « head prefect », chargé pour une année scolaire d’un rôle de tampon entre ses condisciples et le corps enseignant dans son ensemble. Cette année là, pour la première fois, c’est une fille qui est désignée : Mira, élève de terminale, une élève brillante habituée à recevoir les meilleures notes de sa classe. Sa première tâche : procéder à la lecture du serment que l’ensemble des élèves doit reprendre avec elle. Dans ce lycée, on ne rigole pas avec la discipline et, concernant les rapports entre les garçons et les filles, si les garçons semblent ne recevoir aucune directive précise, il n’en est pas de même pour les filles à qui on explique plutôt deux fois qu’une qu’elles doivent se méfier des garçons avec qui les échanges doivent être réduits au strict minimum. Quant aux jupes, elles doivent impérativement descendre jusqu’aux genoux et les chaussettes doivent être bien remontées ! La suite de cette critique sur https://www.critique-film.fr/critique-girls-will-be-girls/
Un film solaire sur de belles retrouvailles familiales avec Uune jeune actrice formidable, Marine BOHIN qui forme avec Baptiste Lecapalin un duo qu'on a envie de suivre jusqu'au bout de l'Italie ! Marisa Berenson dans un second rôle féminin montre son talent de "grande actrice". Un film d'été" qui mérite d'être vu et conseillé !