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Guiciné
215 abonnés
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2,0
Publiée le 22 mai 2023
Un film qui n'apporte rien au sujet maintes fois traité, on s'ennuie souvent, les scènes musicales sont répétés sans se renouveler, c'est lent et monotone. Hélas, Rien de bien positif.
Les films sur la naissance d’un sentiment amoureux pour un autre garçon chez un adolescent, ou pour une autre fille chez une adolescente, ce n’est pas cela qui manque depuis plusieurs années. Le plus souvent, cela se passe dans un environnement hostile à ce sentiment, que ce soit de la part de la société elle-même, ou bien des parents ou des ami.e.s. Souvent aussi, la réalisation de ces films s’avère complaisante et on a trop souvent l’impression que la réalisatrice ou le réalisateur a cherché avant tout à se faire plaisir en montrant plus que nécessaire des étreintes de corps aussi juvéniles que dénudés. Rien de tout cela dans Sublime ! Pas de dramatisation due à l’environnement, beaucoup de pudeur dans la peinture d’une longue amitié qui, chez l’un des protagonistes, est en train, à son corps défendant, de se transformer en sentiment amoureux. Les jeunes interprètes sélectionnés par le réalisateur sont d’une grande fraicheur, ce qui rend leur prestation très crédible, en particulier dans leurs rôles de musiciens. Martin Miller, l’interprète de Manuel, s’avère très émouvant dans sa façon de jouer le trouble qui l’habite. critique complète sur https://www.critique-film.fr/critique-sublime/
Ce film est destiné au lecteurices de Heartstopper. C'est bien joué sans plus, des personnages sans trop d'épaisseur, c'est gentiment filmé. Il manque la neige et les sapins décorés. Point positif: c'est chaste et respectueux des acteurices adolescents.
Appelez Sublime récit d'apprentissage ou chronique adolescente, peu importe, l'important est que le premier long-métrage de l'Argentin Mariano Biasin sonne juste et témoigne d'une délicatesse qui l'éloigne franchement d'une quelconque mièvrerie ou d'un recyclage des clichés inhérents à un sujet rebattu. La différence vient aussi peut-être de la présence constante de la musique, puisque le héros du film est bassiste dans un groupe de rock amateur et son meilleur ami, guitariste à ses côtés. Le fait que tous les morceaux donnent envie de taper du pied est une chose, l'idée que leurs paroles soient une manière d'exprimer des sentiments, en est une autre, dans le sens où il est plus difficile de confier ces derniers dans le flux des conversations, par pudeur ou peur de susciter des réactions épidermiques. Joliment attaché à l'ensemble de ses personnages, que ce soit les garçons et les filles du même âge que les deux protagonistes centraux, ou encore les adultes un peu déconnectés des enjeux de la jeunesse, Sublime maintient un équilibre subtil entre l'insouciance et le sérieux que l'on traverse à ses 16 ans. Il en est de même des inclinations sentimentales qui s'imposent et que l'on choisit, tout en se préoccupant du regard et de l'affection de ses proches. Si bien qu'aucun drame n'affleure dans cette œuvre bienveillante et tempérée, que l'on devine nourrie des souvenirs de son auteur.