certes c'est long mais on ne peut pas se plaindre aussi de ne plus comprendre la situation lors de raccourcis ou ellipses multiples c'est du grand et beau cinema,l'époque sest reconstituée avec un art extraordinaire les groupes et meme les foules sont magnifiquement dirigés; on ne s'ennuie pas une seconde mais il manque ce petit quelque chose qui nous interesserait plus a cette avalanche de crimes prévisibles car annoncés.Difficile d'éprouver de l'empathie pour un personnage (c'est voulu?)et je n'ai pas trouvé l'interprétation extraordinaire tant les acteurs paraissent figés dans leur role (c'est encore voulu?) sauf le retournement de Caprio au tribunal..Quant au final tant admùioré je trouve qu'il prend une telle distance avec ce drame que l'émotion s'amenuise encore plus.
Sous la pression de ses parents, Saïd accepte de se marier avec Hadjira. Les deux mariés ont l’un et l’autre un lourd passif : lui est homosexuel qui n’a jamais eu le courage de faire son coming out, elle ne s’est jamais remise d’une liaison toxique avec un dealer qui l’a conduite jusqu’à la prison. Compte tenu de ces lourdes hypothèques, quel avenir pour leur couple ?
Je suis allé voir à reculons "L’air de la mer rend libre" ; car j’avais le pressentiment, très présomptueux, d’en connaître à l’avance le déroulement et le point d’arrivée. Ce pressentiment n’a pas été démenti. Comment un tel scénario peut-il en effet se dénouer ? On n’imagine pas les deux époux au bout de quelques mois faire le constat de leurs différences et se séparer pas plus qu’on ne conçoit qu’ils s’apprivoisent lentement et construisent ensemble un couple solide. La première option tournerait court et la seconde serait chargée d’une homophobie intenable.
Pour autant, aussi peu surprenant soit-il, "L’air de la mer rend libre" m’a plu. La raison en est dans la maîtrise de sa mise en scène et dans sa direction d’acteurs. Nadir Moknèche n’est pas né de la dernière pluie. Depuis plus de vingt ans, ce réalisateur chevronné joue à saute-moutons sur les deux côtés de la Méditerranée et raconte la difficulté d’être Algérien, qu’on vive en France ou en Algérie ("Le Harem de Madame Osmane", "Viva Laldjérie", "Délice Paloma"…).
Il retrouve Lubna Azabal, qui tourna dans ses deux précédents films, et lui adjoint les valeurs sûres que sont Zinedine Soualem et Saadia Bentaïeb pour interpréter les parents des jeunes mariés. Hidjara est interprétée par Kenzia Fortas, César du meilleur espoir féminin 2019 pour "Shéhérazade". Pour cicatriser une blessure de cœur elle se jette à corps perdu dans la religion. Sexy en diable, dans le rôle de Saïd, Youssouf Abi-ayad a fait ses armes au théâtre, à Strasbourg, sous la direction de Christophe Honoré ou de Thomas Jolly, avant de créer sa propre troupe. Le casting commet toutefois une erreur de carre avec Zahia Dehar dont la célébrité sulfureuse pour son implication dans l’affaire Ribéry autant que la poitrine généreuse éclipsent encore ses talents d’actrice.
"L’air de la mer rend libre" suit donc lentement un chemin tracé d’avance. Mais il le fait avec tant de charme et de délicatesse qu’on lui pardonne volontiers son manque de surprise. Autre originalité bienvenue : il nous fait découvrir, loin des clichés touristiques, Rennes, la capitale bretonne qui, à ma connaissance, n’avait guère servi de décor à un film.
Un scénario très bien fait, qui maintient l’attention (“la tension”) tout au long du film, avec une fin surprenante. Le tout dans un contexte de deuxième et troisième génération d’immigrants et d’intégration… Et, à la fin, on préfère vivre à Rennes qu’à Miramas !
Histoire bien construite de ce mariage arrangé, beaucoup d'émotions, de justesse dans le propos, une réalité dépeinte sans clichés, excès, ni concessions. Des acteurs formidables, un casting magnifique, l'acteur principal est exceptionnel, sans oublier les autres, la femme, les parents, la voisine ... de bien belles images et scènes accompagnées par la musique (jazz). On est tenu par cette relation pendant tout le film, et la fin est emplie d'amour, de vérité, de simplicité, d'essentiel et de beauté. Félicitations à Nadir Mokneche et toute l'équipe.
Une jolie et touchante chronique qui suit les désillusions d'un jeune couple réuni lors d'un mariage arrangé, elle en attente d'un enfant, lui homo infidèle. Bien filmé et bien joué, malgré une ou deux scènes artificielles, on relèvera aussi les belles apparitions de Zahia dans le rôle de la délicate voisine bonne copine et de Lubna Azabal qui campe la mère rocknroll de la jeune mariée.
Les parents de Saïd, propriétaires d’une boucherie halal à Rennes décident d’arranger son mariage. Mais ce dernier aime en réalité les garçons et accepte ce mariage pour préserver ses parents. Une situation qui va susciter trouble et prise de conscience. Une histoire bouleversante et passionnante, portée par un très bon casting. Youssouf Abi Ayad crève l’écran dans ce premier grand rôle au cinéma.
Un beau film qui parle sans tabou de la peur de s’émanciper de tradition familiale, pression sociale ou encore pression religieuse, mais avec des notes de légèreté et d’humour. A voir et revoir
Mariage arrangé au sein de la communauté maghrébine française entre une jeune fille passée directement du statut de racaille à bigote et un jeune garçon travaillant dans la boucherie familiale attiré par les hommes. Ce sont des enfants de l’immigration et ils ont des comptes génerationnels à régler, et ce film aborde ce thème avec pudeur et retenue. Sans jamais chercher l’outrance n’y l’assignement de ses personnages dans des cases formatées.
bon scénario, juste, divertissant. Le réalisateur a voulu montrer la difficulté d'être gay dans une famille musulmane rennaise, sans tomber dans les clichés, avec un scénario très crédible et des situations justes. Une bouffée d'oxygène pour les gays des familles musulmanes.
Dans son nouveau film, Nadir Moknèche, nous raconte l’histoire d’un couple mal assorti, de deux êtres qui ont si peu en commun, et qui, pourtant, vont devoir s’unir pour le meilleur et pour le pire, selon le désir de leurs parents. Une histoire de mariage arrangé entre une fille un peu perdue, qui a connu une histoire d’amour malheureuse, et un homme dont les parents, dans le déni, refusent d’admettre l’homosexualité de leur fils.
Nadir Moknèche filme cette histoire avec beaucoup de douceur et de tendresse, montrant comment les membres du couple vont s’arranger avec la réalité pour sauver les apparences et tenter de faire bonne figure auprès de leurs proches. Et malgré l'incompatibilité, le couple ca tenter d’avancer, de garder un semblant de vie de couple, mais jusqu’où ?
Même si le film n’atteint pas la profondeur et la beauté du Bleu du caftan, film avec lequel il partage certaines similitudes, L’air de la mer en libre a le mérite de proposer un regard sans jugement ni morale sur des pratiques encore fréquentes en 2023.
Avec quelques touches d’humour et d’ironie ici là, le réalisateurs franco-algérien dresse le portrait de personnages fragiles, pris entre tradition et modernité, avec un final plutôt réussi, synonyme d’espoir, de tolérance et d’optimisme.