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levieuxnick
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4,5
Publiée le 21 octobre 2023
Heureuse surprise ! Film bien mené, bien construit, bons dialogues et personnage principal très attachant, ( super bien joué par Caleb Landry Jones, qui à mon avis dépasse Joachim Phoenix et son Jocker et mérite largement son Oscar) . Et bravo au dresseur de chiens qui a permis nombreuses scènes impressionnantes ! ) Un Besson plus sensible et psychologique que d'habitude mais avec toujours ses qualités de mise en scène.
Un film et une prestation incroyable ! l'acteur principal est bouleversant, j'ai beaucoup aimé ce film qui m'a fait penser aussi à "joker" de part certaines similitudes d'ambiance de drame et surtout d'interprétation!
Certains artistes ne sont jamais aussi bons que lorsqu'ils sont au pied du mur (on pense notamment à Sylvester Stallone). Luc Besson doit être de ceux-là. En effet, à force d'accumuler les succès dans les années 80 et 90, le cinéaste semblait troquer l'artistique contre le commercial notamment dans ses productions qui pouvaient céder à la fainéantise et aux répétitions de formules. On pouvait donc le penser fini et pourtant Dogman se révèle être un de ses meilleurs films. En effet, le cinéaste semble vouloir renouveler son cinéma en allant vers une plus petite production avec un sujet moins commercial et en changeant même un peu sa manière de filmer (son habitude de centrer les personnages dans le cadre est nettement moins présente amenant une plus grande variété de cadre). Si on pourra toujours lui reprocher certains aspects peu réalistesspoiler: (l'obéissance aveugle des chiens à Douglas) alliées à une vision assez naïve, voire enfantine, du monde, des méchants caricaturauxspoiler: (notamment le père et le frère de Douglas) et, comme d'habitude, des aspects scénaristiques problématiquesspoiler: (la scène d'action finale qui semble être là essentiellement pour livrer son lot de séquences à grand spectacle) , on est surpris de la noirceur de l'ensemble, de la vision sombre de l'humanité qui est présentée et par l'originalité de son personnage principalspoiler: (un travesti reclus avec des chiens qui lui obéissent au doigt et à l’œil qui peut faire penser au Pingouin de Batman, le défi) . Ce dernier permet à Caleb Landry Jones d'offrir une prestation impressionnante. Son interprétation d'un individu très atypique est un des principaux éléments de la réussite d'un film qui aurait facilement pu devenir ridicule. En outre, on peut également être surpris par le fait que la bande-originale d'Éric Serra est, à l'image du reste du film, plus discrète qu'habituellement : on retiendra ainsi surtout les utilisations de grands classiques de la chanson (essentiellement française avec des standards d'Édith Piaf ou de Charles Trenet). Malgré ses défauts, Dogman est donc une très bonne surprise qui peut redonner espoir dans un Luc Besson qui semble avoir changé son rapport au cinéma pour enfin reprivilégier l'artistique plutôt que le commercial.
Un choc proche de celui du film Joker. De grandes similitudes entre les 2 films : un personnage aux portes de la folie interprété magistralement et une réalisation très sobre qui prend aux tripes. Et au passage une ode à nos amis les chiens qui "n'ont qu'un seul défaut, faire confiance aux hommes".
Tout simplement magnifique ! Dans la lignée des films de Luc Besson, quoique moins violent et plus dans l'émotion. L'acteur est incroyablement bon. On en ressort tout retourné. Je recommande vraiment.
Après vingt ans d’errance d’où surnagent quelques œuvres tout juste correctes (allez au hasard « Adèle Blanc-sec »), l’un de nos cinéastes les plus prometteurs dans les années 90 et aussi l’un des plus connus à l’international revient enfin avec un film réussi et qui lui ressemble. « Dogman » cristallise en effet ce que le cinéaste sait faire de mieux : le portrait d’une âme abîmée par la vie qui va se retrouver dans des circonstances extraordinaires comme il avait pu le faire avec les illustres et cultes « Nikita » et surtout « Léon ». Car, depuis le carton gigantesque critique et public de « Le Cinquième élément » il y a vingt-cinq ans, Besson s’est fourvoyé dans des blockbusters hollywoodiens sans saveur comme « Lucy » et le plébiscite public qu’on lui connaît ou des projets pharaonesques pas toujours recommandables tels que la saga pour enfants des Minimoys ou le crash « Valerian et la cité des 1000 planètes ». Mais il aussi beaucoup produit, des séries B d’action (les « Taken ») voire des séries Z ridicules (« La Malédiction d’Arthur »). Le cinéaste et producteur était donc plutôt devenu synonyme d’argent (en gain mais aussi en perte) que de projets qualitatifs. En revenant par la petite porte (15 M$ de budget quand même) avec « Dogman », il retourne donc à l’essentiel de son cinéma et de ce qu’il sait faire de mieux avec un film humble, rare et dont il a le secret.
Alors bien sûr on ne retrouve clairement pas la magnificence de ses deux œuvres phares citées plus haut, ni celle de « Le grand bleu », qui reste un indémodable pour beaucoup, mais ce « Dogman » a du cœur, de l’esprit et un petit quelque chose que beaucoup de productions actuelles et faites pour le grand public n’ont pas : un sujet original et un personnage principal avec une vraie histoire. Il faudra donc passer sur le côté improbable de certaines scènes (notamment toutes celles avec les chiens qui lui obéissent au doigt et à l’œil) et au côté misérabiliste un peu excessif de ce que vit le personnage principal qui semble devoir subir tous les maux du monde. C’en est même presque parfois un peu trop manichéen, jusque dans cette vision tranchée et binaire entre le Bien et le Mal ou les riches et les pauvres. Mais c’est un peu le côté naïf du cinéma de Besson qu’on aime qui revient ici et cela fait du bien. Alors on prend ce nouveau film comme un conte moderne et ça passe. Un conte bien réalisé, captivant et dont on ne sait jamais là où il va nous emmener. Et il y en a des moments sublimes et des fulgurances dans ce film...
À commencer par ces deux séquences emballées par les musiques d’Edith Piaf, à l’ampleur mélodramatique et visuelle incroyable. Le final d’abord, beau à se damner, presque onirique, et surtout cette incroyable interprétation en mode travesti dans un cabaret drag de l’illustre « La Foule » par le protagoniste principal. Des instants de grâce, hypnotiques, magnifiés par l’extraordinaire composition de Caleb Landry Jones, récipiendaire du prix d’interprétation masculine à Cannes l’an passé pour « Nitram ». Il n’y a pas à dire, sa composition de cet être détruit par tout ce que peut offrir la vie et qui trouve réconfort auprès des chiens est dantesque et se passe de mots. On suit donc, à travers une classique structure en flashbacks racontée à une psychiatre sociale empathique, son parcours constitué de drames familiaux, de déception amoureuse et de trafics pour survivre. « Dogman » ne souffre d’aucune baisse de rythme, peut compter sur le sens de la mise en scène toujours aiguisé de Besson avec ses forces et quelques faiblesses et un récit surprenant du début à la fin. Pas le film du siècle certes, pas plus que le meilleur de son auteur, mais un beau long-métrage à la fois divertissant, prenant, imprévisible et émouvant.
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Excellent film l'acteur joue super bien l'histoire avec les chiens c'est extraordinaire et je le redis un très grand acteur un film que je conseille immédiatement à aller voir au cinéma.
Un bon fond d' histoire que ce gars élevé par des chiens et dans la violence, certes Caleb Landry Jones est impressionant, les chiens magnifiques et bien dressés, la bande son (clin d' oeil à la France, le seul d' ailleurs) agréable mais est-ce que ça suffit pour faire un très bon film ? Ca manque de rythme, même si le montage est travaillé, pas mal quand même dans l' ensemble.
Un superbe film ; la manière dont il est filmé, l’histoire, les musiques… L’acteur principal joue merveilleusement bien. Une histoire vraie bouleversante
Bien sûr ce n'est pas un chef d'œuvre mais ma note aura le mérite de compenser celle incompréhensible de la presse. C'est un très bon film. Ne pas aimer Besson ne justifie pas de sanctionner ses films. Il y a toujours une forme d'humanité et celui-ci ne fait pas exception. De la naïveté certainement aussi. Dire que "plus je connais les hommes plus j'aime les chiens" peut paraître populo, oui ça l'est mais c'est ce que pense la majorité des propriétaires de chiens même si cela offense les intellos :-) L'acteur principal est grandiose. Bravo aussi aux dresseurs, j'aimerais voir les rushs. Merci monsieur Besson, on aura toujours besoin de votre regard sur le monde !
Un film prenant et émouvant du début à la fin. Tous les rôles sont joués à la perfection avec une mention spéciale pour Caleb Landry Jones et ses toutous. Un des meilleurs films de Luc Besson sans hésitation.