433 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
47 critiques spectateurs
5
2 critiques
4
10 critiques
3
12 critiques
2
15 critiques
1
6 critiques
0
2 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
PASCAL C
28 abonnés
305 critiques
Suivre son activité
3,0
Publiée le 15 septembre 2023
Des images stupéfiantes d'entraînement de boxe, qui ne semble pas être un sport en devenir au Japon. L'héroïne nous plonge dans son monde, une séquence inédite de personnes sourdes et muettes qui parlent en langue des signes sans aucun sous-titre nous fait comprendre la difficulté de ne pas comprendre justement...spécial quand même tourné en support pellicule...une question d'envie pour y aller ou pas.
Keiko est une jeune femme non entendante, qui travaille le jour dans un hôtel en tant que femme de chambre et qui le soir s’entraîne dans son club de boxe. Elle développe avec son coach une relation de confiance privilégié qui va la pousser au plus haut. Une histoire touchante bien qu’un peu légère…
Portrait (tout de même très superficiel), d'une jeune femme de chambre d'un hôtel de Tokyo, sourde, qui s'adonne parallèlement à la boxe anglaise en catégorie professionnelle.
Si " la beauté du geste" présente des qualités de mise en scène indéniable, on peut regretter un scénario très mince qui a pour corollaire de laisser le film au stade descriptif.
Certes, le sens de l'abnégation et de courage du personnage principal est remarquable, mais la mise en perspective de ce qu'on nous montre est trop ( étonnamment) absente pour susciter mon adhésion.
c'est le néant ce film. l'histoire d'une boxeuse sourde , qui finit par en avoir un peu marre de la boxe. et a côté de ça , rien. développement des personnages inexistant, réalisation plate, quasiment pas de scénario. le film le plus ennuyant de l'année pour l'instant
Souvent présenté comme un film sur l'apprentissage de la boxe, avec une jeune fille pleine de courage (ce qui n'est pas faux), "La beauté du geste" est pour moi davantage une fable sur le Japon lui-même. Une forme d'éthique sociale et culturelle, de "bienséance" collective, y interdit strictement l'expression des sentiments personnels. Cela donne lieu à beaucoup de retenue, à une éthique stricte dont l'observance est la seule façon de se valoriser. Affectée de surdité, et en fait aussi de mutisme (à peine quelques "oui" prononcés dans la douleur), la jeune Keiko est le parfait exemple de ce mal-être atavique, ne disposant d'aucun autre pouvoir de communication que celui de frapper (je suis prête à tuer, dit-elle, plutôt que de me laisser atteindre). L'une des représentations les plus significatives de cette difficulté est la scène où Keiko et son mentor, le patron du club, boxent ensemble devant un miroir : il y a là la "beauté du geste", un plaisir de partager une condition commune, mais en contraste avec le reflet devant eux d'une impuissance fondamentale, où boxer dans le vide tient lieu d'unique moyen de "communication". Triste et sublime à la fois ! – Cela vaut sans doute 4 étoiles pour le film lui-même, d'une grande élégance mais pas sans longueurs, mais j'en mettrais presque 5 pour sa puissance à transposer un inconscient collectif à saveur dramatique.
Très lent et sans vraiment intérêt on passe trop de temps avec cette boxeuse, qui essaye de percer dans le domaine. Son handicap complique également les choses, et ce film plutôt lugubre et négatif est un peu décevant..
Encore un beau film lent et intrigant, très original par son sujet, et qui décrit aussi un être enfermé dans sa solitude. Keiko (Yukino Kishi) est déficiente auditive: en clair: elle est quasiment sourde. Elle ne parle donc pas -tout au plus peut-elle dire "oui" Et sa passion, c'est la boxe. Elle a déjà gagné des combats; elle a pu passer pro. Elle vit avec son jeune frère, avec qui elle n'a pas grand chose en commun; la mère, qui habite en province, désapprouve complètement le choix de Keiko. Il est vrai que c'est un choix dangereux: elle n'entend ni le gong, ni les indications de l'arbitre, ni les conseils du coach. Nonobstant.... elle gagne! Pour vivre, elle est femme de chambre dans un grand hôtel. Pas malheureuse d'ailleurs: ses collègues sont gentils, l'une d'elles a même appris la langue des signes, et ils sont très admiratifs des résultats sportifs de Keiko. Mais non: sa vie, sa seule vie, c'est cette salle de boxe dirigé par un monsieur âgé, paternel (Tomokazu Miura) -et en mauvaise santé. En très mauvaise santé, même, on le verra à la fin. Dans son cahier, elle note tout, jour après jour: ses entrainements (qui commencent tous au petit matin par dix kilomètres de course), ses observations sur elle même... Sa présence ne sert pas la salle: des garçons s'en vont car ils trouvent qu'il n'y en a que pour elle... Mais le directeur doit vraiment cesser son activité; il en va de sa survie; et la salle doit fermer; son coach (Masaki Miura) essaye de lui trouver un point de chute. Mais pour Keiko c'est son monde qui s'effondre: ce monde à elle, ce monde construit où son handicap avait trouvé sa place... Quel beau personnage.... C'est un film sans aucune musique, et avec extrêmement peu de dialogues. C'est un film dont la bande son est essentiellement composée de bruits, ces bruits qui sont inaccessibles à Keiko. Le choc des pieds qui frappent le sol, le choc des poings, le vacarme incessant des trains qui défilent le long du fleuve aux bords duquel Keiko va s'entrainer. Un film qui se passe intégralement dans une salle de boxe et où il y a même pas De Niro? Oui mais.... où le sport est filmé comme une chorégraphie: pensez au titre! Les pieds dansent, les épaules se déroulent.... Ce que cherche Keiko: le geste harmonieux, le geste parfait.... Yukino Kishi est une actrice extrêmement attachante, intensément expressive, dont le visage peut être absolument terne, puis rayonnant... Ce que cherche Keiko: le geste harmonieux, le geste parfait....et c'est cette quête qui donne du sens à sa vie. . A noter que le film s'inspire d'une boxeuse ayant réellement existé, Keiko Ogasawara.
Du bon cinéma certainement, mais qui m'en touche une sans faire bouger l'autre. Volontairement morne et taiseux, sans doute pour faire mieux ressortir les rares sourires au milieu de cette misère humaine, mais je suis assez peu réceptif à ces mises en scène de la pudeur émotionnelle et du sépulcral quotidien.
Un film sur la boxe ? Pas que! Il est question de l engagement, de la persévérance, des échecs autant que des victoires remportées certes sur un ring mais dans le vie en général. Un film inattendu aussi minimaliste que grandiose où la boxe est aussi exigeante et gracieuse que la danse.
Keiko est sourde de naissance. Elle habite dans les faubourgs de Tokyo et gagne sa vie comme femme de chambre dans un hôtel. Sur son temps libre, elle pratique assidûment la boxe, une activité où elle se sent bien et qui lui permet de s'exprimer. Mais le président du club où elle s'entraîne a des problèmes de santé et le club, l'un des plus anciens de Tokyo, va bientôt fermer... La forme du film épouse bien son sujet. Minimaliste, il comporte peu de dialogues et l'expression des corps et des visages tient une place importante. La solitude et l'isolement de Keiko sont bien rendus au milieu des paysages fourmillants et bruyants de la ville. Yukino Kishii exprime avec sensibilité la mélancolie, parfois la tristesse, de la boxeuse qu'elle interprète. Un film délicat et tout en finesse.
3 étoiles pour l'épaisseur des images , la densité des personnages. Mais difficile quand même de rentrer dans ce film , difficile de percer la psychologie des personnages. J'avoue m'être ennuyée .
Keiko est sourde et quasiment muette. Mais elle a su dépasser son handicap pour vivre sa passion et devenir boxeuse professionnelle. Elle s’entraîne dans un petit club fatigué de la banlieue de Tokyo au bord de la faillite.
"La Beauté du geste" s’inspire librement de l’autobiographie de Keiko Ogasawara, une boxeuse poids plume malentendante. La publicité du film promet la rencontre entre "Million Dollar Baby" (le film à succès de Clint Eastwood sur une jeune boxeuse interprétée par Hillary Swank, Oscar 2005 de la meilleure actrice) et Ozu. C’est un joli slogan prompt à attirer les cinéphiles de tous poils… mais hélas un peu mensonger.
Certes "La Beauté du geste" contient quelques belles idées. La première est de rompre avec la narration codifiée des films de boxe façon "Rocky" qui raconte ad nauseam le parcours plein d’abnégation d’un boxeur anonyme qui, à force de sacrifices, parviendra dans la dernière scène à triompher de son adversaire et à décrocher le trophée tant convoité. Ce n’est pas cette histoire-là, ascensionnelle, que raconte "La Beauté du geste", mais plutôt celle, étonnamment mélancolique, du spleen qui prend Keiko alors qu’elle est devenue professionnelle et que l’envie la taraude de raccrocher les gants. Autre belle idée : celle d’avoir montré les difficultés quotidiennes d’un sourd muet à communiquer et à comprendre les paroles de ses interlocuteurs, surtout si leur bouche est cachée sous un masque FFP2, COVID oblige. (Je me demande ce que serait un film tourné entièrement du point de vue du héros sourd, c’est-à-dire sans aucun son. Serait-il compréhensible ?? le réalisateur devrait-il recourir à des sous-titres ? ou pourrait-il s’en passer ? En tous cas, ce serait sacrément intéressant… je ferme la parenthèse).
Mais ces belles idées mises à part, "La Beauté du geste" souffre d’un défaut rédhibitoire : son absence de scénario. Il ne s’y passe rien, ou pas grand chose de surprenant. Des personnages secondaires (le frère guitariste), des histoires parallèles (le travail alimentaire que Keiko assure dans un grand hôtel avec un collègue maladroit) peinent à combler le vide d’une histoire qui n’avance pas.
Un film émouvant globalement, dans la grande tradition du cinéma japonais, Ozu aurait pu le faire, s’il avait vécu dans les années 2020….C’est une peinture sociale, un plaidoyer pour la défense des mal entendant, une peinture raffinée et sensible, prenant subtilement la défense d’une certaine classe sociale modeste, celle des boxeurs…Beaucoup de scènes de boxe, donc, un scénario intéressant et nouveau, les films de boxe aux USA sont cultissime… Celui-ci a peut être marqué les esprits japonais, il n’est pas anodin, discret devant la caméra, comme pourrait l’être un Jim Jarmusch…..C’est un cinéma de références, à la fois généreux et exotique, et qui je pense mérite le déplacement…J’ai apprécié….
Film sensible qui repose entièrement sur notre propre interprétation des gestes et des images, La Beauté Du Geste peut donner l'impression de se traîner en longueur mais c'est en fait pour mieux nous happer par l'émotion de ce récit sur l'handicap et la solitude. Une nouvelle référence dans le film de boxe qui se démarque totalement des classiques américains du genre pour nous mettre un uppercut en plein cœur. [Lire la critique complète sur FreakinGeek.com]