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Aurélie R
21 abonnés
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4,0
Publiée le 11 octobre 2012
court métrage poignant, on retrouve souvent les thèmes abordés par François Ozon : la mort, l'homosexualité, le mal être quelque fois la limite de l'inceste. Tout est sur le fil du rassoir mais tellement bien maitrisé !
Avant de se lancer dans les longs métrages, François Ozon a tourné une tripotée de courts. Dont "La Petite Mort", où un photographe gay apprend que son père, avec qui il a cessé tout contact, vit ses derniers jours. Ca parle sexe, homosexualité, et famille, des thèmes chers au réalisateur. Sur la forme c'est plutôt réussi : joliment réalisé, bien interprété, avec quelques audaces (nudité masculine frontale). En revanche le point de départ est peut-être un peu maladroit (une photo de bébé, des propos rapportés dont on se demande comment le héros a eu connaissance...). Et la conclusion expédiée. Mais c'est un court-métrage (25 minutes), genre qui impose forcément des limites scénaristiques !
La Petite Mort est un court métrage intéressant dans ses idées et son ambiance, mais je suis resté assez extérieur au film. François Ozon propose quelque chose de très froid, très stylisé, avec un vrai travail autour de l’image, du désir et de la mort. Certaines scènes et certaines idées visuelles restent en tête.
Mais malgré tout, j’ai trouvé l’ensemble un peu trop théorique et distant émotionnellement. J’avais parfois l’impression de regarder une démonstration plus qu’une histoire qui me touche vraiment. Ça se regarde avec curiosité, surtout pour voir les débuts d’Ozon, mais je n’ai jamais totalement été embarqué.
Un film court et assez surprenant qui interpelle sur la relation difficile d’un fils et son père. Ces 26 minutes ne resteront pas gravées à tout jamais !