Chevalier Noir
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Bernard Theissot
Bernard Theissot

4 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 février 2023
Ce premier film est une réussite. Les deux frères différents sont interprétés par des comédiens remarquables. L'histoire est passionnante.
Bart Sampson

419 abonnés 868 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 février 2023
Le film iranien "Le chevalier noir" explore encore une fois les failles de cette société écartelée entre rigorisme religieux et attirance pour l'occident.

Iman et son jeune frère Payar vivent avec leur père dans un quartier du nord de Téhéran. Leur mère est décédée quelque temps auparavant, leur père est un ancien opiomane que la mort de sa femme a plongé dans la dépression et qui est perdu dans la gestion des médicaments qu’il doit prendre.

Le personnage évoqué par le titre français du film, c’est Iman, l’aîné des deux frères, un « chevalier noir » qui enfourche régulièrement sa moto pour fournir en drogue une certaine jeunesse dorée de Téhéran.

Le film alterne les scènes à hauteur de moto dans les rues de Téhéran avec des séquences plus contemplatives.

On retrouve dans ce film tous les ingrédients déjà croisés dans le cinéma iranienne. Les petites traffics pour arriver à sortir la tête de la misère, les jalousies familiales...
Corinne76100
Corinne76100

89 abonnés 667 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 février 2023
Très bon film iranien, qui dépeint une nouvelle face de la civilisation iranienne (enfin pour moi): le milieu de la nuit, des fêtes et du trafic et consommation de drogues. Le film aurait pu être plus abouti. La fin est assez maladroite, dommage.
traversay1

4 518 abonnés 5 437 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 février 2023
Emad Aleebrahim Dehkordi a été diplômé et vit en France mais n'a pas pour autant perdu le sens des réalités iraniennes, comme il le démontre dans Chevalier noir. Cette connaissance des lieux et de son évolution sociale et économique lui permet d'exclure toute connotation "exotique" à son premier long-métrage, Chevalier noir, qui s'inspire d'une histoire réelle que lui a raconté sa mère. S'il s'agit d'un film noir, et souvent nocturne, on y décèle aussi d'autres influences, celle des contes persans, notamment, marquées par une symbolique très forte autour de la moto du chevalier noir. Autour de deux frères aux tempéraments opposés mais très liés, les personnages secondaires, apportent de l'eau au moulin de l'intrigue, traçant une cartographie précise de la jeune génération du pays, entre ceux qui l'ont quitté, ceux qui vivent au jour le jour et ceux qui font partie de la bourgeoisie dorée, festive, artificielle et égocentrique. Tout ce petit monde hante Téhéran, ville tentaculaire, en perpétuel mouvement, que l'on a rarement filmé de cette manière claustrophobe, parée de mille lumières au loin et quasi déserte dans ses rues (Chevalier noir a été tourné au plus fort du Covid). spoiler: D'où l'atmosphère étrange qui se dégage de cette œuvre qui semble s'acheminer vers une tragédie annoncée, sauf que le réalisateur, très en empathie avec ses deux héros fraternels, s'octroie la possibilité de conclure différemment.
velocio

1 555 abonnés 3 535 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 février 2023
Iman et Payar sont deux frères, deux jeunes adultes qui vivent avec leur père dans la partie nord de Téhéran. Leur mère est décédée quelque temps auparavant, leur père est un ancien opiomane que la mort de sa femme a plongé dans la dépression et qui est perdu dans la gestion des médicaments qu’il doit prendre. Le personnage évoqué par le titre français du film, c’est Iman, l’aîné des deux frères, un « chevalier noir » qui enfourche régulièrement sa moto pour fournir en drogue une certaine jeunesse dorée de Téhéran, une activité plutôt lucrative mais pouvant se révéler dangereuse, une activité qui lui a permis d’être appelé « King » par ses clients et qui lui a ouvert la porte des fêtes de la jeune bourgeoisie iranienne. Son comportement indispose particulièrement son père et les relations qu’ils entretiennent sont extrêmement tendues. Payar est très différent d’Iman : pas intéressé par les fêtes auxquelles son frère l’invite régulièrement, il se dépense en pratiquant le muay-thaï, sport connu chez nous sous l’appellation de boxe thaïlandaise, et il se sent attiré par Hanna, une ancienne camarade de classe venue passer ses vacances à Téhéran, elle qui vit à Paris, elle qui est divorcée, elle dont Pauli-Illia, son fils de 6 ans, parle parfaitement le français. Si les deux frères ont peu d’atomes crochus, ils ont quand même une volonté commune, celle de conserver les terres familiales que leur mère n’avait pas encore vendues avant son décès, des terres qu’elle leur a léguées et qui ont pour eux une grande importance sentimentale, des terres que convoite un oncle sans scrupule en cheville avec un promoteur.
La traduction en français de "The tale of Shemroon", le titre international du film, donne une indication plus précise que le titre français, "Chevalier noir", de ce que le réalisateur a voulu réaliser : le conte de Shemroon, du nom du quartier où se déroule l’action, un quartier situé sur une hauteur au nord de Téhéran. S’inspirant d’une histoire vraie, une histoire de vengeance ratée qui s’était déroulée dans ce quartier et que sa mère lui avait raconté alors qu’il avait déjà élu domicile à Paris, Emad Aleebrahim Dehkordi dit avoir choisi, pour son premier long-métrage, de « raconter une histoire contemporaine, ultra-réelle, avec les codes narratifs du conte persan ». Il faut donc voir dans les deux frères des chevaliers qui doivent défendre le territoire que leur mère leur a légué, voir dans la moto leur destrier et voir dans Shemroon, ce quartier qui domine Téhéran, une sorte de château-fort. Cela dit, Chevalier noir apparait moins comme étant un véritable conte qu’un film réaliste, tourné en plans-séquence relativement courts, même si apparaissent de temps en temps des phénomènes lourds de symboles et qui rapprochent le film du fantastique, tel l’oiseau qui cause un accident de moto à Iman et qui le hante au point de devenir pour lui un objet de cauchemar. critique complète sur https://www.critique-film.fr/critique-chevalier-noir/
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