295 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
42 critiques spectateurs
5
5 critiques
4
14 critiques
3
16 critiques
2
7 critiques
1
0 critique
0
0 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Joce2012
264 abonnés
761 critiques
Suivre son activité
2,0
Publiée le 28 décembre 2022
Très déçue par ce film dont le scénario et surtout les dialogues ne sont pas très élevés, je pensais que ce serait beaucoup plus profond et philosophique sur la vie et l’amour, c’est même par moment assez agressif, heureusement cela se passe au milieu d'un beau paysage ...
Dans l’arrière-pays tunisien, au lever du soleil, un pick-up vient chercher la vingtaine d’hommes et de femmes qui vont, toute la journée, cueillir les figues d’un verger. Le patient travail sous la frondaison des arbres fruitiers s’effectue lentement. Les jeunes filles échangent des confidences, sous le regard des aînés. Des relations s’ébauchent…
"Sous les figues" est le premier film de la documentariste tunisienne Erige Sehiri. Il frappe par la rigueur de son dispositif théâtral : toute une journée durant, on ne quittera les pentes de ce verger où l’on verra se croiser tous les protagonistes. Une de ses faiblesses est qu’on peine à les identifier, même si progressivement, les silhouettes de Fidé, la plus libérée, Sana, la plus conservatrice, ou Melek se dessinent. Peut-être le scénario aurait-il été plus efficace s’il s’était concentré sur un nombre plus limité de personnages, par exemple sur Abdou, qui vient réclamer à son oncle des droits sur la terre dont il a été spolié et qui fut le premier amour de la jeune Melek.
"Sous les figues" interroge les rapports de genre et le poids du patriarcat sur des jeunes filles à la recherche d’une impossible émancipation. Il interroge aussi, avec moins de finesse, les rapports de classe à travers la figure du chef, notamment dans la scène de la distribution des gages. Autant de sujets graves et importants qui expliquent l’accueil bienveillant qu’a reçu "Sous les figues" à la Quinzaine des réalisateurs à Cannes le printemps dernier. Pour autant, ce marivaudage trop convenu et vite ennuyeux n’a pas réussi à m’embarquer.
Sous les figues est un beau film solaire où les femmes dévoilent leurs désirs entre elles, lors d’une après midi de travail. Elles ramassent les figues et se mêlent alors les genres et les générations : ils affrontent tous les inégalités, la difficulté du salariat, les violences faites aux femmes.
Ce premier film fait du bien en plein solstice d’hiver, le soleil est partout dans ces montagnes tunisiennes peuplées de figuiers. Tout le film se situera là, sous les figuiers, un véritable huis clos en plein air. La jeune cinéaste met en scène des comédiens amateurs à qui elle a demandé de rester proche de ce qu’ils sont ; ce marivaudage aux accents rohmeriens est faussement léger puisqu’il questionne en profondeur la jeunesse tunisienne d’aujourd’hui prise entre tradition et émancipation. Les filles les plus émancipées côtoient les plus conservatrices, ce choc des cultures est le centre d’intérêt du film. Cependant contrairement à Rohmer, Erige Sehiri n’arrive pas toujours à maitriser son rythme ; et parfois on s’ennuie. Petit film sans prétention, pas très engagé, mais bien agréable à suivre. TOUT-UN-CINEMA.BLOGSPOT.COM
Je vais commencer par la fin...le film se termine par une superbe chanson censée avoir été écrite pour l’occasion par Amine Bouhafa. Ce compositeur qui s’est exprimé sur France musique récemment a pour habitude de puiser chez d’autres son inspiration. C’est vrai que quand il s’agit de chopin difficile de prétendre le contraire. En l’espèce la chanson dont il s’agit est une chanson bien connue des catalans symbole de la lutte contre le franquisme, plus précisément il s’agit de l’estaca écrite et chantée par lluis Llach. Pour en revenir au film on sait bien que derrière des marivaudages se cachent des vérités plus profondes et une peinture de la société. Durant une journée nous allons suivre ce groupe occupé à la cueillette des figues. A travers les échanges c’est une image de la société tunisienne qui nous est donnée. Intergenerationnelle cette équipe est comme un microcosme de la société rurale tunisienne. Les images sont chiadées, lumineuses. Le rythme est plutôt lent mais suit le cours de cette journée de travail. En conclusion un film esthétique qui se laisse voir mais qui ne suscite pas une grande émotion.
Une chronique attachante où l'extérieur rural, paradoxalement, tient lieu de huis clos révélateur des sentiments. En filigrane, une certaine vision de la société tunisienne. Un joli film.
Sous les figues revêt les atours du film documentaire pour suivre un groupe de Tunisien(ne)s ramassant des figues.
Ce sont surtout les jeunes gens qui intéressent la cinéaste Erige Sehiri : elle filme avec gourmandise quatre filles et trois garçons rayonnants de jeunesse, batifolant, flirtant et échangeant des considérations de tout type sur l'Amour.
Le film évoque par petites touches (trop) légères les aspects les moins reluisants de la société tunisienne : harcèlement sexuel, délation, exploitation des employés, nécessité de survivre pour les plus pauvres, expatriation intérieure.
Tout cela est frais et plein d'énergie, et en même temps assez inconsistant et anecdotique. Votre intérêt pour le film dépendra donc de votre sensibilité à l'aspect solaire de ce film sympathique qui ne parvient pas à être politique.
Vu en avant première en Juillet au cinéma Utopia d'Avignon. L'histoire se déroule juste sur une journée et nous fait sentir toute la complexité de la société Tunisienne. Les mentalités sont surement évolué depuis la Révolution de 2011, mais il n'est pas évident pur une jeune femme de mener sa vie comme elle l'entend ou le voudrait. Une autre film Tunisien récent à voir : "Harka".
Ce film d'une réalisatrice tunisienne présenté en mai dernier à la Quinzaine des Réalisateurs, on aurait aimé le couvrir de louanges et vous encourager à courir le voir. On aurait aimé parce que cette journée de cueillette des figues dans le nord-ouest de la Tunisie réunit des jeunes et des vieux, des jeunes filles et des jeunes hommes, un patron est ses employé.e.s et permet toutes les conversations possibles : jeune filles entre elles, jeunes hommes entre eux, jeune fille avec jeune homme, jeunes avec vieux ou vieilles, employé ou employée avec patron. Alors oui, les conversations, il y en a beaucoup, qu'elles soient de nature sentimentales ou amoureuses, de nature sociale concernant le patriarcat et les rapports entre les hommes et les femmes, mais aussi concernant les rapports entre patron et employé.e à propos du salaire ou entre patron et employée à propos de harcèlement. Le problème majeur de ce film, c'est que le sous-titrage n'arrive pas vraiment à suivre le rythme effréné de ces conversations, des conversations parfois fort intéressantes mais aussi, parfois, sans réel intérêt pour le spectateur. Au bout d'un moment, la torpeur que l'on ressent à l'ombre d'un figuier, en plein été, risque fort de vous gagner !
Sous les Figues fonctionne un peu comme une pièce de théâtre : on assiste aux conversations et vies de travailleurs de tous âges dans un verger de la Tunisie rurale. On prend plaisir à voir ces personnages se questionner, s'aimer et s'entrechoquer, sous les figues.
Une pointe de déception parce que je ne m'attendais pas à ça, mais en soit le film est très joli : c'est une sorte de documentaire, très juste, doux, réaliste. Le temps d'une journée dans les champs de figuiers en Turquie, on suit les discussions et interrogations des uns et des autres, majoritairement jeunes. C'est donc un rythme lent et posé, auquel je ne m'attendais pas, d'où ma note.
Ce film est d’une grande poésie et d’une grande sensibilité. Il fait éclater les lumières du sud, les feuilles et caisses de figues récoltées, et surtout les visages de ces femmes (aucune n’est actrice professionnelle). Il ne se passe presque rien, c’est une sorte de contemplation : les dialogues font surgir de multiples petites histoires de famille, de cœur et d’argent qui n’iront pas plus loin mais sont le quotidien de la vie rurale. Attendez-vous donc à un scénario minimaliste ! Et à une lecture des sous-titres assez fastidieuse - au détriment du regard sur les images. Mais si la découverte d’un univers rural inattendu vous intéresse : peuplé de jeunes femmes remplies d’aspirations à l’émancipation, attachantes, drôles, très bavardes, parfois terriblement agressives, traitres même… Allez-y, c’est un très joli film !
J'ai horreur des figues, mais malgré cela, j'ai beaucoup aimé ce film ! La caméra systématiquement au plus près permet de partager les émotions des personnages dont certains sont loin d'être inesthétiques. La réussite de ce film, c'est que, derrière chaque émotion ainsi démasquée se cache une réalité tunisienne. Et, rien à faire, on aime la Tunisie et les Tunisiens.nes
Même si le scénario a quelque chose de la pièce de théâtre (on peut en tout cas facilement l'imaginer), le film lui, est écrit brillamment, et les dialogues sont plutôt fins et subtils....Il s'agit de jeunes hommes, (le chef, entre autre) et de jeunes femmes aussi naturelles que séduisantes, qui parlent entre elles d'amour, de mariage, de passions diverses, dont le spectateur peut tirer pour lui même de riches enseignements...Sous le soleil de Tunisie, la caméra se promène dans le verger, pendant que les jeunes filles récoltent des figues. Le tout est assez naturel et élégant, totalement dépourvu d'ennui, par moment philosophique, par moments économique...Il y a même de vieilles personnes pour apporter une touche d'humour, un humour omniprésent et du quatrième degré souvent...On peut penser au jeu de l'amour et du hasard, à Marivaux dans une Tunisie où les esprits s'interrogent.....Le tout dans un format idéal ( 90 minutes) un film que je conseille, car à la fois littéraire et réaliste sur une nouvelle jeunesse.... ..
Rare sont les fims venant de Tunisie, il faut en profiter. Ce film décrit le quotidien d'ouvriers, d'ouvrières devrais-je dire durant une journée allant cueillir des figues. décrit ainsi, cela ne semble pas être très attirant et pourtant... C'est en fait ce jeu de séduction entre les unes et les autres, c'est le regard sur la vie des jeunes et des moins jeunes, c'est le rapport entre patron et employés, dominant, dominé(e)s. que de rebondissement durant cette journée de cueillette. Le réalisateur Erige Sehiri a réuni un casting de qualité et je retiens la force et la fraîcheur des jeunes acteurs tous aussi persuasifs que beaux. C'est aussi ce qui est difficile à faire ressentir, la sensation de vivre dans cette nature si attirante mais si éprouvante lorsque le soleil est là. On attend l'ombre et lorsqu'elle est présente, on la déguste.