Note moyenne
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Le Sucre a pris des rides dans sa forme, jamais dans son propos. Cette arnaque boursière de 1974 dresse un portrait de la spéculation qui n'a rien perdu de son actualité. Rouffio observe comment un homme puissant transforme une denrée banale en fièvre collective, jusqu'à l'éclatement d'une bulle qu'on devine inévitable dès les premières minutes. Sans pamphlet ni sermon, le film garde le cap sur la cupidité humaine, avec cette malice inattendue : la victime devient presque aussi retorse que ses bourreaux. Le rythme s'essouffle en revanche sur la fin, quand la mise en scène flirte avec le documentaire et perd son élan comique au profit d'une rigueur plus exigeante. Rouffio filme sans esbroufe, sa caméra s'efface devant ses deux acteurs. C'est là, justement, que le film puise sa vraie force.
Jean Carmet compose une victime touchante, au regard presque lunaire, dont la timidité désarme d'emblée. Face à lui, Depardieu déploie une énergie physique et verbale dévorante, façonnant en Raoul le rêve de tous les flambeurs du cinéma français. Leur complicité, palpable jusque dans la vraie vie, glisse peu à peu de l'opposition vers une fraternité sincère. Elle seule, au fond, tient le film debout.
Jean Carmet compose une victime touchante, au regard presque lunaire, dont la timidité désarme d'emblée. Face à lui, Depardieu déploie une énergie physique et verbale dévorante, façonnant en Raoul le rêve de tous les flambeurs du cinéma français. Leur complicité, palpable jusque dans la vraie vie, glisse peu à peu de l'opposition vers une fraternité sincère. Elle seule, au fond, tient le film debout.
Un bon suspens policier politique comme on les faisait dans ales années 70. Le scénario parfois une peu manichéen , mais le trio d'acteurs Depardieu, Carmet et Piccoli , tient le film sur leurs épaules.
Un excellent film qui retranscrit bien les arcanes de la spéculation boursière.
La crise banquière de 2008 trouve un écho particulièrement frappant puisque dans le film les banques sont incapables de rembourser leurs dettes et sauvées par l'État. Et comme en 2008 ce sont les petits spéculateurs qui doivent payer la note.
Des comédiens au top, au diapason même que ce soit le tandem Carmet Depardieu, mais sans oublier Piéplu, Hanin et Piccoli.
De plus l'humour et l'ironie sont particulièrement bien utilisées dans ce petit bijou cinématographique.
La crise banquière de 2008 trouve un écho particulièrement frappant puisque dans le film les banques sont incapables de rembourser leurs dettes et sauvées par l'État. Et comme en 2008 ce sont les petits spéculateurs qui doivent payer la note.
Des comédiens au top, au diapason même que ce soit le tandem Carmet Depardieu, mais sans oublier Piéplu, Hanin et Piccoli.
De plus l'humour et l'ironie sont particulièrement bien utilisées dans ce petit bijou cinématographique.
En dépit de ses apparences de farce, "Le sucre" a parfois les accents et l'esprit du pamphlet. Rouffio entre dans le détail de la mécanique boursière et dévoile, si besoin, les pratiques spéculatives éhontées, plus ou moins légales, de la haute finance.
Sous l'action occulte, artificielle et quasi démoniaque (Michel Piccoli n'a-t-il pas ici une fonction diabolique?) d'un potentat de la finance, la valeur du sucre, produit ordinaire si l'en est, monte et descend, enrichit les uns, ruine les autres.
Le cinéaste révèle les arcanes de la banque et des sociétés boursières, tout à la fois complices et victimes d'un système implacable et dévoyé. Adrien Courtois (Jean Carmet), jeune retraité des Impôts, bourgeois vaniteux et donc pigeon potentiel, paiera pour le savoir grâce aux bons soins d'un boursicoteur fort en gueule.
La première partie du film, efficace et dynamique, est très réussie. L'entrée brutale dans le sein du capitalisme s'accompagne de porraits savoureux. Le film est drôle, ironique et, malgré quelques traits caricaturaux, constitue une comédie aussi divertissante qu'édifiante. L'interprétation, pleine de verve, est excellente.
Sous l'action occulte, artificielle et quasi démoniaque (Michel Piccoli n'a-t-il pas ici une fonction diabolique?) d'un potentat de la finance, la valeur du sucre, produit ordinaire si l'en est, monte et descend, enrichit les uns, ruine les autres.
Le cinéaste révèle les arcanes de la banque et des sociétés boursières, tout à la fois complices et victimes d'un système implacable et dévoyé. Adrien Courtois (Jean Carmet), jeune retraité des Impôts, bourgeois vaniteux et donc pigeon potentiel, paiera pour le savoir grâce aux bons soins d'un boursicoteur fort en gueule.
La première partie du film, efficace et dynamique, est très réussie. L'entrée brutale dans le sein du capitalisme s'accompagne de porraits savoureux. Le film est drôle, ironique et, malgré quelques traits caricaturaux, constitue une comédie aussi divertissante qu'édifiante. L'interprétation, pleine de verve, est excellente.
Carmet carmetissime, Depardieu au sommet de son art même s'il fait du Depardieu mais surtout un Piccolli qui loin du piccolo est un grand. Le scénario nous dénonce le microcosme de la politico-financo délinquance en col blanc, des pourris qui se goinfrent des petites gens. Un chef-d'œuvre au niveau de la franchouille. J'adore.
En 1978, Jacques Rouffio et son scénariste Georges Conchon (auteur du livre éponyme) réunissaient la fine fleur des comédiens français pour nous offrir cette satire sur la course à l’argent et la spéculation sur les matières premières – en l’occurrence le sucre. Portrait d’un petit épargnant victime d’une arnaque aux marchés à terme, qui dilapide ainsi la fortune de sa femme, Le sucre raconte l’étrange alliance nouée entre deux perdants du système (Gérard Depardieu et Jean Carmet), qui vont employer tous les moyens pour tenter de récupérer leur placement. Un film à la thématique brûlante, qui se perd parfois dans un exercice de grand bouffonnerie, mais qui a le mérite de mettre en lumière les arcanes d’un milieu rongé par la cupidité. Des seconds rôles géniaux (Michel Piccoli, Marthe Villalonga, Roger Hanin, Claude Piéplu).
Cette satire sur la spéculation boursière m’a un peu largué vu que je n’y connais pas grand chose. Par contre j’ai apprécié les dialogues savoureux, le jeu bigger than Life de Depardieu et sa complicité avec Carmet qui traverse l’écran.
Je n'avais pas vu "le sucre" lors de sa sortie. Au vu de la réputation très favorable dont il bénéficie, j'ai fini par le voir plus de quarante ans après sa sortie. Porté par son sujet ( la spéculation boursière), sa présentation didactique et par une pléiade d'acteurs de premier plan ( Depardieu, Carmet, Piccoli, Pieplu, Hanin et bien d'autres), le film souffre malheureusement d'une réalisation très plate, d'une photo fade et d'un manque de rythme qui le traverse durant presque toute sa durée. J'ai trouvé le temps long et tout particulièrement durant la première demi-heure. En résumé, un ancien inspecteur des impôts désargenté, qui a épousé une pharmacienne aisée de province se met à jouer en bourse. Il perd tout et s'associe à celui qui l'a entraîné et escroqué afin de récupérer une partie de ses pertes. Jacques Rouffio réalisa huit long métrage au cinéma et sa filmographie bénéficie encore aujourd'hui d'une bonne réputation, voire d'un petit culte. Bien que "le sucre" fasse partie de ses meilleurs travaux ,selon ses aficionados, il ne m'a pas emballé. Réalisé plusieurs décennies plus tard " Margin cole" de j.c Chandor proposera ,avec un ton plus sérieux, sur un thème voisin, un film dont le résultat est très largement supérieur à celui de Rouffio que je trouve plutôt moyen. En ce qui me concerne "le sucre" est une petite déception.
Je ne crois pas qu'il soit toujours nécessaire d'écrire une longue critique extrêmement détaillé pour donner son opinion sur un film.
Donc je vais être bref, Le Sucre possède une certaine réputation en sa faveur ; pour ma part c'est une déception.
Certes il y a un bon sujet, d'excellents acteurs mais le déroulement du récit n'est pas passionnant à suivre et comme dans un autre film de Jacques Rouffio (Sept morts sur ordonnance) je constate le même défaut : cela manque considérablement de mordant.
A découvrir tout de même, pour se faire sa propre opinion sur ce film qui est quand même devenu un classique du cinéma français des années 70 (considéré comme culte par certains, connaissant même par cœur les dialogues du film).
Donc je vais être bref, Le Sucre possède une certaine réputation en sa faveur ; pour ma part c'est une déception.
Certes il y a un bon sujet, d'excellents acteurs mais le déroulement du récit n'est pas passionnant à suivre et comme dans un autre film de Jacques Rouffio (Sept morts sur ordonnance) je constate le même défaut : cela manque considérablement de mordant.
A découvrir tout de même, pour se faire sa propre opinion sur ce film qui est quand même devenu un classique du cinéma français des années 70 (considéré comme culte par certains, connaissant même par cœur les dialogues du film).
Vu le scénario ça aurait pu être un navet, alors qu'en fait on a là un bon petit film français, intelligemment écrit et mis en scène, et surtout remarquablement interprété, Gérard Depardieu en tête, grandiose comme toujours. Film satirique toujours d'actualité de nos jours.
Intéressant mais le monde des marchés à beaucoup évolué. Certaines pratiques de la finance sont archaïques (bourse fonctionnement avec des ordres papier). Même si on voit évoluer avec plaisir le duo d'acteurs, le film ne présente aujourd'hui pas beaucoup d'intérêt.
Je suis pas rentré dedans. J'aime pourtant les acteurs qui jouent dedans et la mise en scène est souvent inspirée mais la mayonnaise de prend pas et le film m'a perdu et donc m'a ennuyé. Dommage
Excellent Gérard Depardieu et dialogues tout aussi exceptionnels. Avec un bon scenario et un bon rythme. Un film très macho, très fin 70's.
Une comédie satirique savoureuse sur monde de la finance avec les escrocs et les pigeons, sublimée par son casting génial, notamment le duo Depardieu/Carmet qui fonctionne bien.
Superbe prestation pour un super film qui nous montre les dangers de la bourse, d'un autre temps, et cela avec beaucoup d'humour, noir. Un film enrichissant à voir au moins une fois. ----Mai 2020----
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