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Michael78420
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4,0
Publiée le 16 mai 2026
S'il était besoin d'une démonstration de la débilité du système judiciaire, en voilà une ! Gaston Dominici (Jean Gabin) est ici présenté comme un brave homme, certes bourru, mais n'ayant pas le profil, ni surtout le mobile, d'un tueur. Il se défend comme il peut, accusé à tort par deux de ses fils, qu'il renie à raison. Jean Gabin en impose par son charisme. Bien servi par quelques répliques efficaces. Ainsi, constatant les dégâts laissés par les policiers venus tout retourner chez lui : "Oh les vaches, ils ont culbuté Napoléon !" En partant de chez lui, menottes aux poignets après son arrestation, s'adressant à sa femme : "Patience Marie, je pars pour l'île d'Elbe." Pendant son procès : "Si un père n'est pas sévère avec ses enfants, qui c'est qui le sera ?" Quant à la conclusion dès débats avec l'énoncé de l'article 353 du code de procédure pénale, elle est tout simplement effarante. Il suffit de lire l'article en question pour s'en convaincre. Et c'est donc sur cela que repose notre système judiciaire ?! On croit rêver, et on comprend certaines décisions de justice prises en dépit du bon sens.
Je recommanderais l'affaire Dominici à certains de mes amis mais pas tous. Tout d'abord ce film est intéressent car il s'inspire d'une histoire vraie, ensuite le jeu d'acteur Jean Gabin est convaincant. Il apporte beaucoup de profondeur au personnage principal et maintient le doute jusqu'à la fin.
Je ne le conseillerais pas à tout le monde, car le rythme était assez lent, il y a peu d'action.
Donc je recommanderais ce film aux personnes qui aiment les histoires vraies et les films calmes et réfléchis.
je recommanderais le film l'affaire Dominici cependant , je ne le recommanderais pas à tout le monde. D'une part ,le rythme du film est assez lent , ce qui peut ennuyer certains spectateurs habitués à des films plus modernes . D'autre part , l'ambiance est sombre et sérieuse ; par conséquent , il convient davantage à un public qui apprécie les drames plus tôt que les films divertissants . Je recommanderais ce film si mes amis aiment les histoires vraies et le cinéma classique , mais je le déconseillerais à ceux qui préfèrent les films d'action .
Tout d'abord , je pourrais recommander le film L'AFFAIRE DOMINICI à mes amis , car il raconte une histoire vraie. Ce film nous permet de réfléchir sur la justice et sur la vérité même si on n'a pas su la vérité. Ensuite, les jeux d'acteurs sont excellents, l'ambiance est réaliste. On pourrait dire qu'on est réellement dans le film. On peut apprendre aussi que parfois la justice à elle seule ne fait pas son travail. Enfin, le film est utile, IL nous apprend à ne pas juger trop vite et à toujours chercher la vérité. Ce film est réaliste, instructif et nous fait réfléchir à la fois.
Alors moi, ce n'est pas mon style de film, mais je pourrais le recommander à mon entourage qui aime regarder ce genre . Cependant , selon mon avis personnel, je n'aime pas regarder ce type de film parce que cela fait peur. Moi, j'aime les films d action et d 'amour et les films d'horreur ou de meurtre ne m'intéressent pas du tout!
Je pourrais recommander ce film à des amis qui aiment le drame et les enquêtes, car c'est un bon film ancien et très intriguant. Cependant cela aborde plusieurs sujets comme la pression psychologique, les risques d'erreurs judiciaires et les méthodes utilisées par la police pendant les années 50.
je recommanderais ce film car il est basé sur une histoire vraie et jean gabin est excellent mais il est long donc pas pour tout le monde mais c'est un bon film
Ce retour sur une affaire criminelle célèbre datant de 1952, dont on ne connaîtra jamais la vérité factuelle, même si un verdict fut rendu, vaut surtout pour la prestation de Jean Gabin.
Réalisation plate, sorte de film dossier, " l'affaire Dominici " mérite d'être visionné ne serait ce que pour se rafraîchir la mémoire. L'ensemble manque tout de même de tension.
"L'affaire Dominici" retrace l'une des plus médiatiques affaire criminelle en France. La reconstitution de l'enquête bien que précise, fait survolée et précipitée. Il en ressort que ce n'était que mensonge sur mensonge. Et la vérité n'est pas encore connue. Au niveau cinéma, on retiendra la très grande performance de Jean Gabin.
L’affaire Dominici tire sa force de son ancrage dans une histoire vraie, aussi troublante qu’instructive. Le film interroge : comment un homme peut-il être condamné sur la seule foi de témoignages contradictoires et mouvants ? La scène finale, où l’on découvre le véritable avocat de Dominici, est particulièrement marquante. Jean Gabin y livre une interprétation magistrale, incarnant à la perfection ces vieux paysans d’une époque révolue. Le casting, globalement excellent, compte notamment Paul Crochet en policier déterminé à élucider l’affaire, Victor Lanoux en fils peu fiable, un jeune Gérard Depardieu dans le rôle du petit-fils attardé et un méconnaissable Jean-Pierre Castaldi en jeune journaliste. Seul bémol : le rythme s’essouffle par moments, avec quelques longueurs qui alourdissent le récit. Malgré cela, le film reste une réussite, captivante et bien menée.
Lorsque l'on choisit comme acteur pour jouer le rôle d'une personne soupçonnée d'un triple meurtre (et même condamnée pour cela) un des acteurs français les plus populaire, on peut douter que ce soit pour dresser un portrait neutre de l'affaire. Le problème du film n'est pas dans le récit des faits, mais dans les suggestions qu'il y ajoute, et dans ce qu'il ne dit pas : notamment la personnalité de Dominici qui n'est pas abordée ici,. En ce sens, les premières secondes du film sont dérangeantes.
Cette reconstitution précise d’une affaire criminelle du début des années 50 dans la France rurale de l’après guerre est passionnante à suivre. Elle démontre l’incompétence et la mauvaise foi de la police et de la justice de l’époque. Jean Gabin comme à son habitude y est remarquable de justesse et devient Gaston Dominici. Il est entouré de seconds rôles parfaits tenus par des habitués du cinéma français de l’époque ou des jeunes en devenir (Lanoux, Depardieu)
Personnage éclectique, Claude Bernard-Aubert fut très marqué par ses années de reporter de guerre en Indochine de 1949 à 1954. Quasiment sans transition, il passe en 1957 à la réalisation de son premier long métrage consacré bien sûr au conflit qu’il vient de vivre sur le terrain. Ce sera « Patrouille de choc » qui aura maille à partir avec la censure. Il reviendra deux fois sur la guerre d’Indochine au cours de sa carrière de réalisateur. En 1966 avec « Le facteur s‘en va-en-guerre » puis en 1980 avec « Charlie Bravo ». Son cinéma reflète les états d’âme d’un homme engagé, épris de liberté et de justice dont l’utopisme pouvait aussi le voir emprunter quelquefois la voie du manichéisme. Bizarrement dans les années 1970 sous le nom d’emprunt de Burd Tranbaree, il s’éloigne de ses convictions pour réaliser une bonne trentaine de films pornographiques (de 1976 à 1984). Tout homme est fait de contradictions. En 1972, il envisage de porter à l’écran l’affaire Dominici qui avait fait grand bruit à l’orée des années 1950. Il entend ainsi mettre le doigt sur les failles de l’appareil judiciaire qui fonctionne encore sous le régime inique selon lui de l’intime conviction. Gaston Dominici, patriarche autoritaire et bourru d’un domaine agricole situé sur la commune de Lurs (Alpes-de-Haute-Provence), avait été accusé par ses deux fils du meurtre de trois touristes anglais venus passer une nuit sur le bord d‘une route située en bordure de sa propriété. Sans jamais qu’aucune preuve tangible ne soit apportée, le vieil homme avait été condamné à mort avant d’être gracié par le Général De Gaulle en 1960. Le scénario écrit à trois mains reprend l’enquête en montrant les nombreuses failles qui l’ont émaillée. Jean Gabin sollicité par Claude Bernard-Aubert accepte immédiatement un rôle pour lequel il s’investira beaucoup, relisant les notes de Jean Giono sur l’affaire et posant énormément de questions durant le tournage sur la véracité des dialogues. Gabin dont l’amour pour le monde agricole était bien connu a certainement eu plaisir à déambuler un bâton à la main parmi les chèvres ou les vaches. Il avait tenu un rôle similaire trois ans plus tôt dans « La Horse » de Pierre Granier-Deferre. Claude Bernard-Aubert cherchant à être didactique brosse sans doute des portraits psychologiques taillés à la serpe et donc forcément un peu caricaturaux mais au global sa démonstration finit par emporter l’adhésion. Jean Gabin qui n’occupe pas tout l’écran comme la critique le lui a souvent reproché lors de sa période post « Grisbi » a même tenu à ce que son nom ne soit pas mis en avant sur l’affiche et qu’il soit inclus dans l’ordre alphabétique du générique de fin. Le film qui a remporté un solide succès a bien sûr fait polémique s’attirant les foudres du commissaire Sébeille interprété par le toujours parfait Paul Crauchet et de Jean Laborde un célèbre chroniqueur judiciaire (à France-Soir) qui soulèvera quelques facilités prises par un scénario qui prétendait à la rigueur absolue. On notera la très goûteuse prestation d’un tout jeune Gérard Depardieu en rejeton un peu débile du fils de Gaston Dominici.
Claude Bernard-Aubert revient sur le fameux fait divers qui captiva la France ( et la presse, dont le réalisateur dénonce au passage les méthodes des reporters) au début des années 50: le meurtre, en Haute-Provence, d'un couple de touristes anglais et de leur fillette. Chronologique et condensé, le réalisateur évoque les étapes d'un feuilleton policier et judiciaire dont on sait qu'il est resté une énigme puisqu'on ignore jusqu'au mobile de ce triple meurtre. La singularité de l'affaire provient de la famille Dominici et de la personnalité du patriarche autoritaire et respecté, Gaston, à l'évidence disculpé par Bernard-Aubert au contraire de ses fils, empêtrés, semble-t-il, dans le mensonge. Jean Gabin n'a pas eu à forcer sa nature pour se glisser dans la peau d'un paysan taiseux dont il fait une composition juste en dépit de quelques scènes où l'accent Gabin ressurgit. Le réalisateur observe avec une acuité sûre ce milieu terrien, la soumission à la parole du père avant que se lézarde l'unité du clan, constituant les revirements sinon les rebondissements de l'intrigue. C'est par ses protagonistes, ses suspects de la campagne profonde que cette affaire criminelle retient l'attention.
Un des derniers rôles de Gabin, et il semblait inévitable que le patriarche du cinéma français, un jour ou l'autre, ne tienne ce rôle de patriarche d'une famille de paysans suspecté de multiple meurtre, fameux fait divers ayant bien marqué la France de l'époque (années 50 précisément). Remaké par la suite en TVfilm avec un très bon Michel Serrault dans le rôle de Gaston Dominici, ce film n'est pas un chef d'oeuvre, il est correctement réalisé, très bien interprété (avec notamment un jeune Depardieu), un petit peu vieillot quand même, mais la performance de Gabin est incroyable. spoiler: On notera la présence, dans le final du film, du vrai avocat du vrai Gaston Dominici, le film a été fait après sa libération et sa grâce, qui eurent lieu en 1960.