Beaucoup de bonne volonté et lutter pour une "bonne cause" ne font pas automatiquement un film, ici c'est même le contraire . Manque de crédibilité, incohérence du scénario, charge excessive, au final une caricature qui dessert la cause. Le "pauvre" Pascal Gregory ( toujours très bon ) joue un personnage tellement tordu et qui répète son geste, on se sait même pas comment il prend son plaisir . Il existe bien sûr des personnages / monstres comme Fourniret , mais c'est très rare , et il faut annoncer l'objet du film . Idem pour la jeune actrice, Alba Gaia, qui joue très bien , mais on ne croit pas une seconde à son personnage ,cette fille indépendante , assez forte , qui se "laisserait " abuser régulièrement pour un accès à une chambre de bonne et un job minable . On y croit pas une seconde ; Un mauvais téléfilm. Ridicule
Le rythme et le suspens sont bien présents. Ce film est vite captivant. Les acteurs sont parfaitement dans le rôle. N'ayant pas lu le livre, je ne saurais pas dire si des passages auraient dû y être ajoutés ou non. Je mets 5 étoiles pour rattraper les autres qui sont très injustes. J'aurais mis 4. La cause des femmes agace beaucoup plus qu'elle n'a d'alliés, raison pour laquelle ce film doit déplaire. Combien de complices, hommes comme femmes, de tant d'horreurs ! Le propos est juste et on voit la faiblesse de cette pauvre fille, coincée dans cet affreux rôle imposé. Combien de jeunes femmes se laissent ainsi piégées par des pervers ? Ce qui remonte le moral, c'est de voir que c'est un homme qui a écrit ce livre. Un homme qui comprend parfaitement la situation des femmes. Même brillantes, ayant leur éducation féminine, dans l'absence de respect pour leur humanité et leur subjectivité, elles ne savent pas encore assez s'extirper de situations qui les brisent. A montrer aux jeunes !
Un téléfilm correct qui se regarde sans ennui, mais qui n’est pas non plus exceptionnel, sur une jeune femme qui aurait subit, sous influence, des abus sexuels d’une personnalité politique. Le texte qui apparaît a la fin laisserait penser que ce serait tiré d’une histoire vraie sans que l’on sache si c’est vraiment le cas. Pas mal mais sans plus…
Téléfilm avec des scènes et des dialogues très crus. Les remarques que Laura fait au poste de Police ne sont pas toutes très appropriées et elle a le gros handicap d'avoir fait des photos un peu dénudées plus jeune. Ceci dit, une jeune de vingt ans d'aujourd'hui n'est plus une bécassine au point de se laisser exploiter aussi longtemps. Enfin bref, j'ai pas trouvé cela totalement crédible.
Ne peux juger de l'adaptation qui a priori a choisi plutôt la fidélité réaliste à l'histoire plutôt que de chercher la traduction d'un style littéraire en un style cinématographique (La transposition dans le midi est une très mince entorse). Le résultat est donc propre avec un contraste entre la lumière explosive du soleil du midi et l'obscurité des scènes intérieures, particulièrement cette chambre glauque avec son vasistas (was ist das ? comment le personnage n'a pas fui ce lieu ?), puant à travers l'image le renfermé, loin en haut des escaliers, seule ouverture qui ne permet plus de voir le dehors, juste un bout de ciel, comme une cellule aménagée, une chambre de passe à l'air épais et acre. L'actrice (à qui on pourra reprocher d'en faire un peu trop par endroits), incarne très bien cette jeune femme, encore très ado aux pulsions contradictoires non maîtrisées, têtue et taiseuse, orgueilleuse mais pas contre prendre des raccourcis par les contacts de son père et par l'usage de ses charmes, qui malgré ce qu'elle connaît des hommes a été au droit au danger en sollicitant des faveurs... Une jeune femme pas la parfaite image d'innocence abusée répliquée, dont les faiblesses ont clairement favorisé la chute dans le jeu d'un homme. Mais ce ne sont sûrement pas les péchés ordinaires d'une jeune femme qui peuvent excuser la saloperie d'un homme de pouvoir. "- C'est un homme politique, il a un regard direct, brutal... - Et ça vous a plu ?" Le regard charismatique d'une personne qui sait qu'elle peut utiliser son pouvoir pour avoir ce qu'elle souhaite ou détruire. La peur qui peut aussi séduire. Mais l'homme tel que dépeint ici n'est pas spécialement méchant : pas plus crapuleux qu'un politicien, n'ajoute pas de violence physique... Il l'a juste piégée parce qu'elle était facile à piéger et qu'il avait le pouvoir de le faire... Et c'est rigoureusement cet acte que la société devrait condamner. Comme dans une tragédie, les personnages sont ainsi ni totalement bons, ni totalement mauvais, afin qu'on ne les juge pas directement mais qu'on juge de la gravité de leurs actes et qu'on compatisse sincèrement aux conséquences de ces actes. Et comme dans une tragédie, on sait dès le départ la quasi impossibilité de réussite de la démarche de la jeune femme. Comment en serait-il autrement quand on juge la morale de la plaignante ? La personne alcoolique, la jeune fille qui a fauté, le pauvre, le violent... en face d'une personne, d'un homme de toute puissance, dangereux, riche, en place, influent, beau parleur. On se demandera tout de même le pourquoi de cette première scène de natation semi-nudiste...