11893 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
323 critiques spectateurs
5
83 critiques
4
175 critiques
3
44 critiques
2
17 critiques
1
3 critiques
0
1 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
real-disciple
116 abonnés
1 024 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 25 septembre 2007
Un film policier palpitant qui nous entraîne au coeur des méfaits du Ku Klux Klan avec deux grands acteurs Dafoe et Hackman. Un des meilleurs film d'Alan Parker.
Vaguement inspiré de faits réels ce film semble pourtant décrire avec précision un côté sombre de l’histoire des Etats-Unis qui était encore bien présent il y a quelques décennies. Mississippi Burning prend littéralement aux tripes avec des scènes magistrales et terribles à la fois. La réalisation d’Alan Parker est superbe, il filme les incendies comme des scènes apocalyptiques et se sert de l’environnement dans lequel il tourne. La musique est très importante et l’utilisation de negro spirituals est plus que judicieux pour créer une profondeur dramatique, le reste de la bande-originale fonctionne également même si elle est très typée années 80. Du coté de la distribution c’est Gene Hackman que l’on retient avant tout, une nouvelle fois excellent. Il est habilement assisté par Frances McDormand et tous les comédiens qui jouent des membres du Klan, Willem Defoe est finalement plus en retrait. En tout cas Mississippi Burning est un film très réussi et prenant qui se doit d’être vu au moins pour le sujet qu’il traite.
Un très bon film, inspiré d'une histoire vraie, celle du "Ku Klux Klan". Quand à GENE HACKMAN il est formidable, un des ses meilleurs films. Un film, dur, cruel, mais pourtant...c'est un super bon film.
Mississippi burninig est un modéle de film policier et un veritable plaidoyer anti-raciste qui jette un regard sans concession sur le sud des états-unis dans les années 60. L'interpretation est magistrale Willem defoe et Gene Hackman sont comme toujours parfaits. La bande son est trés soignée tout comme la photographie qui se sert à merveille des paysages du sud. ler pire est que le tout est inspiré d'une histoire vraie.
Une référence en la matière. On obtient sur l'écran un exposé cinglant sur les pratiques racistes des Sudistes et du KKK. De plus ce long métrage est brillament servi par un Gene Hackman au sommet de sa forme sous les ordres du non moins excellent William Defoe.
Un superbe film qui raconte le racisme extrême des américains du sud des U.S.A. en général et du Ku-Klux-Klan en particulier, prêt à tout pour faire passer leurs idées fanatiques. Les Islamistes n'ont rien inventé... Et dire qu'ils veulent donner des leçons au reste du Monde.
Alan Parker, a qui l on doit notamment Midnight Express (1978) et le chef d’œuvre Pink Floyd The Wall (1982), réalise avec Mississippi Burning (1989) un film d’une qualité inouïe, que ce soit grâce à sa mise en scène et son scénario, mais c’est surtout grâce à sa pléiade d’acteurs, qui à eux seul, donne le mérite de voir ce film ! Inspiré de faits réels et hélas, toujours d’actualité (le racisme toujours aussi présent dans le Mississippi, ou encore le procès d’un des protagonistes en 2005), Mississippi Burning dénonce le ségrégationnisme, le climat de terreur, de haine et de violence envers la communauté Noirs, entre lynchages, violences gratuites et humiliations, on suit le parcourt de deux agents du F.B.I dépêchés sur place à la suite de la disparition de trois militants pour les droits civiques des Noirs. Ici tout le monde est corrompu, que ce soit la police, la justice ou encore les habitants, ce qui ne facilite pas le travail des agents sur le terrain. Avec dans les rôles principaux, Gene Hackman & Willem Dafoe, et dans les rôles secondaires (mais qui apportent tous une importance au film), on retrouve : Frances McDormand, Pruitt Taylor Vince, Kevin Dunn, Tobin Bell, etc . Une réalisation sans tabou, qui nous dévoile l’envers du décor, celle de l’Amérique profonde, raciste et irrémédiablement monstrueuse.
Alan Parker adapte l'enquête autour d'un vrai triple meurtre survenu en 1964, au fin fond du Mississippi. Trois militants des droits civiques furent abattus par le Ku Klux Klan, ce qui déclencha une importante mobilisation du FBI. De manière ironique, "Mississippi Burning" est depuis sa sortie un film apprécié par le public et la critique... mais ne fut pas du goût des familles des victimes et des militants des droits civiques, qui jugèrent que le film prend trop de libertés avec la réalité. Toujours est-il que "Mississippi Burning" reste un polar très efficace. On a beau savoir dès le départ qui sont les coupables, l'enquête n'en reste pas moins passionnante. D'une part grâce au tandem mal assorti d'agents fédéraux. Le chef est jeune, bien diplômé, complètement en phase avec les militants disparus, courageux, expérimenté, mais manquant de connaissances locales et de nuances psychologiques. L'adjoint est un roublard natif du Mississippi, qui veut la justice sans trop bousculer l'ordre établi, mais qui sait y faire avec les témoins et la communauté. Leurs interaction avec étincelles fera tout le sel de l'intrigue. D'autre part, Alan Parker profite de ce récit pour dresser un portrait désespéré du Sud profond. La haine entre Blancs et Noirs est persistante, la peur et la violence sont partout. Le Ku Klux Klan a la main mise sur chacun. Il ne semble y avoir aucune solution ou point de sortie. C'est la manière dont nos agents vont affronter le KKK qui sera intéressante, sachant qu'ils doivent trouver une faille pour faire sauter la forteresse raciste et implacable. Le long-métrage bénéficie d'une mise en scène solide, en particulier lors des nombreuses scènes nocturnes (jamais évidentes à tourner !). Et il bénéficie d'excellents acteurs. Willem Dafoe et Gene Hackman interprètent ce tandem d'agents fédéraux à friction. Brad Dourif, étonnement sobre, est l'adjoint du shérif infect. Frances McDormand sa femme mal assortie, piégée dans un mariage raté. Et l'on retrouve de nombreux seconds rôles de qualité, avec entre autres Michael Rooker, R. Lee Ermey ou Stephen Tobolowsky. Un polar politique de très bonne tenue.
A.Parker annonce la "couleur" dès le début. Où la ségrégation et la violence "blûlent" dans un Etats des plus racistes aux Etats-Unis. Et dire que cela se passe dans l'après guerre et 100 ans après la guerre de sécession. Les noirs n'ont toujours pas gagné leur place égalitaire dans la société américaine. Dans cet Etat du Mississippi, le KKK trouve son nid pour faire souffrir les Noirs, et le pire c'est qu'il est suivi. Et pour servir ce choquant film engagé, G.Hackman toujours au poil, W.Dafoe au niveau et des acteurs qui croient durs comme fer à leur haine pour les Noirs. Après sa sorti,il permis de rouvrir l'enquête et fit emprisonner un autre coupable mais cette fois-ci pour meurtre contrairement aux autres qui s'en sont bien sortis à mon avis.
Difficile, violent, repugnant, revoltant mais nécessaire. Necessaire pour comprendre que le racisme est toujours et à trop souvent été présent dans le Sud des Etats Unis mais aussi dans le reste du monde. Ce film vous soulevera le coeur à chaque minute tant il decrit un quotidien emplit d'injustice, de haine et de desespoir. Frances McDormand est exemplaire, Gene Hackman et Willem Dafoe le sont tout autant.
Un film "documentaire" remarquablement interprété. La haine raciale abordée de façon frontale, brutale même ! C'est terrifiant et encore plus quand on sait que c'est tiré de faits réels. 40 ans après, les choses ont-elles évolués dans ces Etats du Sud ? L'exposition de la misère et de la solitude de la population noire apres le passage de l'Ouragan Katherina ne fait penser le contraire...
Le Klu Klux Klan, voilà une affaire bien difficile à traiter, même pour Alan Parker.Se basant sur des faits réels qui se sont déroulés en 1964 dans le Mississippi, région réputée comme étant la plus conservatrice de tout les Etats-Unis, "Mississippi Burning" frappe de plein fouet la secte aux chapeaux pointus.En suivant deux flics, Anderson(Gene Hackman) et Ward(Willem Dafoe), aux méthodes radicalement opposées (le premier est natif de la région où se déroule les faits, il est plus impulsif et comprend mieux les habitants tandis que l'autre est plus posé et ne veux pas transgresser la loi), on s'aperçoie bien vite de l'ampleur des dégâts dans le Sud des States.Malgré sa violente attaque contre le KKK, Parker ne fait pas l'erreur de mettre tout le monde dans le même panier.Le personnage incarné par Frances McDormand est ainsi là pour faire deux poids deux mesures.Elle vit depuis toujours dans le Mississippi mais n'est pas pour autant raciste car tout est une question de moeurs et de culture : "les gens ne naissent pas mauvais, ils le deviennent", c'est en ces mots que Mrs.Pell résume la situation.La sobriété de la réalisation peut parfois nuire à la puissance d'un tel sujet mais l'essentiel est que Parker ait fait passer son message de fraternité et de paix à travers un film qui en expose l'exact contraire du fait de la non-acceptation des différences et de la haine profonde et incompréhensible envers un peuple qu'on traite comme de simples esclaves sans que cela ne choc.Tout est une question de culture et c'est bien là que le film trouve toute son impact.Peut être pas le meilleur film d'Alan Parker mais l'un de ses plus engagés, c'est certain.