Mississippi Burning nous plonge dès les premières minutes dans une ambiance tendue et brûlante de haine raciale. L’enquête, menée par deux agents du FBI aux méthodes opposées, nous fait découvrir une Amérique rongée par la peur, la violence et l’injustice.
Si le film est captivant et puissamment mis en scène, on peut regretter que les personnages noirs soient relégués au second plan, alors même qu’ils sont au cœur du drame. Le récit se concentre surtout sur des conflits de pouvoir entre Blancs, là où on aurait aimé entendre davantage les voix des opprimés.
Reste un film fort, brutal, et toujours tristement actuel. Il montre que parfois, faire peur aux puissants est la seule manière de les faire plier. La note d’espoir finale résonne, mais ne suffit pas à faire oublier que le combat est loin d’être terminé.
L un des meilleurs films sur la haine des noirs dans le sud des usa. Un très bon film qui vaut surtout par ces acteurs excellent un scénario sans faille. Du très bon Alan .
Le scénario revient sur un évènement tragique, le meurtre de trois activistes défendant les droits civiques, par des membres du KKK dont certains étaient des policiers et responsables politiques régionaux.
Survenu en 1964 dans le Mississippi, ce meurtre collectif n' est pas oublié de nos jours et le film fait partie des éléments qui perpétuent son souvenir.
C'est Alan Clarke cinéaste anglais, parti travailler aux usa, connu à l' époque pour le grand succès rencontré par " Midnigth express " et " The wall", qui signe son huitième opus ( Parker dcd en 2020 sa filmographie comprend 14 longs métrages) avec ce " Mississippi burning", sans doute une de ses meilleures réussites.
Récompensé d'un Oscar (1989), on suit l'enquête de deux policiers du FBI ( Gêne Hackman et Willem Defoe ) immergés dans une bourgade du sud des États-Unis.
La prestation de Gêne Hackman est absolument exceptionnelle ( il obtiendra d'ailleurs plusieurs récompenses dont le prix d'interprétation au festival de Berlin).
Hackman crève l'écran et je pense ne l'avoir jamais vu à ce niveau ( malgre une filmographie de tout premier ordre qui prendra son envol à partir des années 1970 ).
On peut noter la présence de Frances Mac Dormand, elle aussi à un niveau d'interprétation formidable même si elle est moins présente à l'écran.
Le script est un modèle du genre pour décrire les rapports de pouvoir, le délire logique de certains, la violence incarnée par ceux qui sont payés pour la juguler.
Il y a aussi une étude des codes et des valeurs dont l'opposition est suffisante pour générer la haine, la perversité, le sadisme.
On à ici affaire à un des titres majeurs du cinéma américain des années 1980, ou l'anglais Alan Parker montre le savoir faire d'un grand professionnel capable de frayer avec les sommets du septième art.
Sa sélection dans les années qui suivront, comme membre du jury au festival de Cannes montre que certains cinéastes, parfois rapidement qualifiés de commerciaux, sont capables de séduire aussi une frange plus exigeante du public.
Super film inspiré d'une histoire vraie. Un bon duo entre Hackman et Dafoe, deux membres du FBI aux méthodes bien différentes mais qui se complètent. On sent bien la tension qui entoure ce coin du Mississippi dés lors que les agents du FBI arrivent. Le scénario est bien trouvé surtout sur la finspoiler: lorsque les agents piègent les membres du KKK qui ont participé à ces assassinats.
Quand un bled paumé du Mississippi voit débarquer des dizaines d'agents du FBI pour enquêter sur la disparition de 3 militants des droits venus réveiller la conscience électorale des noirs du coin, on sent déjà la poudre. Parker réalise un joli film sur une affaire réelle et évite le manichéisme piégeux grâce à une formidable prestation de Gene Hackman, l'homme du giron qui bosse au FBI et eduque son jeune collègue fraichement émoulu d'une fac de droit du "nord".
Le racisme décomplexé filmé comme un grand spectacle, l'acharnement de ses flics écœurés par ce qu'ils voient, le gouffre culturelle et économique entre le sud et le nord américains des années 60, Parker n'omet rien et nous livre une œuvre complète et prenante aussi bien par l'intrigue que par le jeu des personnages. A voir, c'est certain.
Une écriture aussi soignée appuyée par des images percutantes, tout ce que l’on demande d’un film sur ce genre de sujets. J’aurais même aimé encore plus de violence. Chaque bonne action ou presque entraîne un événement tragique et tout témoin qui prétend que rien ne s’est passé est coupable. Et c’est génial. C’est une histoire très riche, à l’intensité de plus en plus élevée et aux enjeux forcément puissants. Sans parler de l’apport du charisme naturel de Willem Dafoe, tout en contrôle et en humanité. 16/20
Revu ce très bon film d’Alan Parker traitant de l’invraisemblable racisme règnant dans l’état de Mississippi dans les années 60, racisme orchestré par le pouvoir local et le shérif opposés frontalement aux fédéraux. Très brillantes prestations de Gene Hackman et de Willem Dafoe dans le rôle d’agents du FBI venus enquêter sur le meurtre de trois activistes anti racistes. On suit cette histoire bouleversante qui fait réfléchir sur la manipulation des esprits par le pouvoir en place. Quelques scènes dures et l’impression générale d’une œuvre remarquable, simplement un poil longue. Vraiment à voir.
Alan Parker livre avec "Mississippi Burning" un film coup de poing qui me marquera longtemps . Mélange brillant de thriller et de dénonciation politique.jai décidé de le voir le jour où on apprend la mort de l'immense acteur Gene Hackman. Ce film s'est imposé à moi en raison de mon intérêt pour les faits historiques en général et l'Histoire de la ségrégation en particulier. En effet ,inspiré d’une histoire vraie , il nous plonge dans le Sud profond des années 1960, où la ségrégation est la règle et la violence raciste, un mode de vie. Entre descentes nocturnes du Ku Klux Klan, oppression quotidienne des Afro-Américains et collusion des autorités locales, le film déroule une fresque aussi oppressante que captivante.
Le duo Gene Hackman / Willem Dafoe crève l’écran. Hackman, en agent du FBI désabusé mais efficace, connaît les règles du jeu et n’hésite pas à employer des méthodes musclées. À l’opposé, Dafoe incarne l’idéalisme droit dans ses bottes, croyant encore en la force de la justice pure . Frances McDormand, discrète mais brillante, apporte une profondeur inattendue en épouse d’un ségrégationniste, tiraillée entre loyauté et conscience.
Visuellement, Alan Parker frappe fort. L’ambiance est poisseuse, la photographie poussiéreuse, et certaines scènes sont d’une brutalité glaçante : incendies d’églises, lynchages, passages à tabac… Le réalisme est tel qu’on en sort sonné. Mais "Mississippi Burning "ne se contente pas de raconter une époque. Il résonne aujourd’hui encore, alors que les luttes contre les violences raciales ( Black Lives Matter) et la montée de l’extrême droite sont toujours d’actualité.
Un film noir, puissant, poignant et nécessaire, qui rappelle que la haine est un poison qui traverse les générations
Alan Parker met les pieds dans le plat avec Mississippi Burning en dénonçant frontalement le racisme devenu ordinaire durant les 60’s aux US notamment. Il vaut mieux être préparé pour entrer dans le métrage parce que ce n’est pas de tout repos. On vie littéralement l’horreur du quotidien du peuple afro-américain en proie à toute sorte d’agressions ou d’humiliations considérées comme normales. Le film est inspiré de faits réels, ce qui le rend d’autant plus glaçant et le casting choisi par Parker rend toute sa force au récit. C’est dur, très dur même mais nécessaire et cela relève du devoir de mémoire. À voir absolument.
Après l'excellent "Midnight Express" sur les prisons turques, Alan Parker réalise un film d'enquête sous fond de racisme dans le Mississippi rurale des années 60. Les deux membres du FBI interprètés par Willem Dafoe et Gene Hackman enquêtent sur un meurtre orchestré par le Ku Klux Klan. Dans la même veine que "Dans la chaleur de la nuit" de Norman Jewison, Alan Parker arrive subtilement à décrire le racisme ancestral exacerbé de cette amérique rurale brandant encore le drapeau confédéré. Un bon film mené tambour battant sous la musique du très bon Trevor Jones.
Une plongée dans le Mississippi des années 60, où le racisme et la ségrégation raciale etaient encore la norme. Inspiré de faits réels, la disparition de 3 jeunes membres d’un comité de défense des droits civique, dont le but est d’inciter les populations noires à s’inscrire sur les listes électorales, ce film dresse un portrait assez effrayant de cette époque où le Ku Klux Klan etait très présent et influent dans certains états du sud. Deux agents du FBI sont envoyés sur place pour élucider cette affaire, et ils vont se heurter au silence de la population blanche qui se protège et de la population noire qui préfère se taire de peur de subir des représailles. Gene Hackman est excellent dans le rôle d’un flic à l’ancienne, avec des méthodes musclées, tandis que Willem Dafoe incarne un jeune inspecteur plus respectueux des procédures. Ce duo remarquable porte le film dans une ambiance pesante. Une enquête passionnante, qui est quasiment un documentaire historique et sociétal.
Un Drame Policier terrible, de vérité et de mise en scène, qui n'a pas prit une ride, et qui parle d'un sujet quasi-inédit au Cinéma ! Incroyablement prenant et poignant par son scénario et ses personnages !
"Mississippi Burning" est un film percutant qui explore le racisme enraciné dans le Sud des États-Unis à travers l'adaptation des faits réels des meurtres de la Freedom Summer en 1964, où trois militants pour les droits civiques ont été assassinés dans le Mississippi. Ce film montre de manière glaçante à quel point, il y a à peine 60 ans, le racisme était profondément ancré, à tel point que les membres du KKK agissaient en toute impunité, souvent avec la complicité de la police locale. L'enquête du FBI, menée par le duo de flics, met en lumière ce système oppressif, où même les personnes tentant de combattre le racisme étaient en danger, créant une tension palpable tout au long du film.
On ressent cette fracture entre le gouvernement fédéral et ses habitants, comme si le Mississippi était un "État dans l'État", complètement déconnecté des idéaux égalitaires. Le duo de policiers incarne une Amérique en pleine mutation : Willem Dafoe incarne un jeune agent idéaliste qui veut que tout le monde soit traité de manière égale, mais il se heurte à la réalité brutale du racisme. Son approche bienveillante est souvent mise à mal par la cruauté des suprémacistes blancs. De l'autre côté, Gene Hackman joue un inspecteur plus expérimenté, ayant grandi dans un environnement raciste mais qui a appris à faire la part des choses, en opposition à ses parents qui accusaient les Noirs de tous les maux.
Le film résonne encore aujourd'hui, dans un contexte où certains continuent à blâmer l'immigration pour leurs difficultés, plutôt que de reconnaître que les véritables responsables sont souvent les élites.