Après son film de fin d'études, voici ce que l'on peut considérer comme le 1er vrai film de J. Jarmusch. Indéniablement plus maîtrisé et mieux scénarisé, il réintègre certains des codes et thèmes développés dans son essai précédent. Évoluant cette fois dans un N&B magnifique, il développe une histoire en trois actes bien distincts. Rythmé par la tuerie de Jay "Screamin'" Hawkins "I put a spell on you", le film se suit agréablement et nous entraîne dans un espèce de road movie, cette fois ci plus physique qu'intérieur. Bien interprété, le film se concentre une fois de plus sur ses personnages, tout se déroulant la plupart du temps entre quatre murs ou à l'intérieur d'une voiture. Émaillé de travellings urbains, un film qui au final, je trouve, ne raconte pas grand chose, proposant des personnages trop peu creusés et évoluant assez peu. Reste des scènes drôles, parfois empreintes d'une certaine mélancolie, avec un final cruel qui vous cloue. D'autres critiques sur
Malgré toutes ces critiques positives, j'ai réellement eu du mal, à ne pas m’endormir. Même si je peux comprendre l’idée sur laquelle Jim Jarmusch c’est basé, il n’y a presque pas de dialogue, pas d’histoire, et même si on sait dans quoi on s’engage en regardant ce film, c’est très long. Filmé le vide de l’existence avec un film vide, je trouve ça facile. Après c'est vrai que l'image est belle dans ce film, mais pour moi ça ne suffit pas. Un film m'a plus marqué qui traite aussi du vide (avec d'autre sujets), c'est: "4 nuits avec Anna" de Jerzy Skolimowski. Je vous le conseille.
Génial ! Un film grinçant et émouvant, servi par des acteurs formidables, des plans superbes et une musique magistral. Du grand Jim Jarmusch. Un grand moment de cinéma.
Ha!Jarmusch.Un film où l'on retrouve ces personnages sans réelle situation sociale et qui courent après on ne sait quoi.On a le droit à des répliques bien senties et parfois amusantes. Le dénouement est parfait et nous laisse dans l'expectative de ce qui pourrait se passer ensuite. Des plans et un travail en noir et blanc toujours très beaux.Il y a une vrai finesse chez Jarmusch tant dans l'image que dans les dialogues.
Quatre ans après Permanent Vacation, errance new-yorkaise d’un jeune homme restée confidentielle, Jarmusch, encore en rodage, signe ici son deuxième film, beaucoup plus convaincant. Cette ballade de trois paumés est admirablement filmée et on découvre la plupart des thèmes qui peupleront les films ultérieurs de l’auteur. John Lurie est déjà à l’aise dans cet univers poétique et désenchanté. Mais il manque un peu de rythme, un peu de consistance, un soupçon d’âme aussi…
Un film simple avec des dialogues cocasses, des personnages bizarres, des décors tout aussi glauques que le grenier de votre grand-mère et une vieille qui parle hongrois. C'est dérangeant comme film, on sait pas quoi en penser. La fin est un peu tirée par les cheveux, mais dans un ambiance pareille, ça passe. Mention spéciale à la chanson qui sort du lecteur cassette portatif. A voir en VO sans sous-titres
Un peu décevant à coté du fabuleux "down by law", le travail technique est magistral avec une photographie et un travail du noir et blanc encore une fois sublime, des cadres étudiés au millimètre mais cela a du mal à combler le vide scénaristique. Le trio d'acteur est excellent, les personnages paumés et attachants, mais cela ne suffit pas à rendre le film extraordinaire.
Côté réalisation c'est top avec Jarmusch mais le scénario n’est pas génial, banal même. Les dialogues sont cool comme toujours dans les films du cinéaste au début on comprend bien que Eva a du mal à comprendre l'Amérique mais ensuite ce thème disparaît c'est dommage.
Puisqu’il était initialement pensé pour être un court-métrage basé à New-York (The new world), Jim Jarmusch a eu la bonne idée de prolonger son travail et de mettre au long-métrage prenant la forme d’un road-movie à travers les Etats-Unis (The new world se retrouvant, de fait, comme le premier chapitre). Le coup fut gagnant car Stranger than Paradise se fit remarquer lors du festival de Cannes de 1984 et imposa Jarmusch comme un maitre dans l’art de faire d’un tournage fauché un film intimiste et touchant, ainsi que de situations pathétiques une histoire pleine de légèreté. La découverte, par deux immigrés hongrois, d’une Amérique loin de l’image qu’ils s’en faisaient sert donc de support à un film indépendant d’une parfaite dans lequel Jarmusch nous dévoila son style si particulier dont certains éléments seront récurrents dans ces films suivants tels que la qualité de la photographie noire et blanche, l’utilisation judicieuse de la bande musicale, l’humour irrésistible mais surtout la maitrise de sa mise en scène minimaliste alternant entre de splendides plans fixes et des travellings latéraux surprenants.
Stranger than Paradise est certainement le meilleur film de Jim Jarmusch avec Down by Law et Dead Man. Le couple formé par John Lurie et Eszter Balint suscite un cocktail détonnant ( le premier deviendra par la suite l'acteur et le compositeur fétiche du cinéaste ) et la mise en scène est captivante : composé de plans séquences, Stranger than Paradise est un film exigeant qui, sous une apparence austère, se révèle subtile et désopilant. Comme toujours avec Jarmusch, la bande originale est de tout premier choix ( I Put a Spell on You de Screamin' Jay Hawkins ) et la photographie Noir et Blanc est somptueuse. Bref, Stranger than Paradise est un incontournable ( film culte pour de nombreux cinéphiles ) dont certaines scènes demeurent anthologiques : la première demi-heure avec l'arrivée de la cousine hongroise est drôlissime. Un film indépendant à voir absolument, pour peu que l'on accepte les longueurs et les mises en scènes épurées. Un petit chef d'oeuvre à déguster, à voir... et même à revoir !
Film ennuyeux à mourrir. On distingue quelques messages de ci de là genre le déracinement des différents personnages, l'incapacité à faire quelque chose qui les intéresse vraiment (semble-t-il)...
Je me suis demandé à plusieurs reprise si j'allais pas quitter la salle. C'est pas parce qu'un film a gagné un prix que c'est un bon film. En tout cas pas pour moi ...
La fin est vraiment stupide. La nana est prise pour quelqu'un d'autre, se fait donner de l'argent in extremis,... c'est horriblement bidon.
Ils décident au milieu du film de parTIR (ce qui a l'air vraiment génial pour eux). Mais en fait ils font juste un petit road trip trop naze. C'est pas parce que leur vie est médiocre que c'est intéressant.
Le truc du hongrois est vraiment inutile. N'importe quelle autre nationalité aurait fait l'affaire.
stranger than paradise n'est pas "stranger" que quoi que ce soit. Ce n'est pas plus étrange qu'autre chose c'est juste des gens qui ne m'ont rien appris et qui font un film pour expliquer leur ennui et leur petits gouts simplistes.
Scénar mauvais, rien à jouer. C'est facile de faire mieux. A partir de la nullité absolu on ne peut que faire mieux.
Ce film est une merveille! Les premières minutes m'ont laissée sceptique. J'ai redouté le film "intellectuel" dans le mauvais sens du terme, abstrait et réservé à une prétendue élite cultivée mais j'ai vite été charmée par la sensibilité et l'humour de la réalisation, et par des personnages si attachants. Si vous voulez passer un bon moment et garder le sourire aux lèvres à la fin du film, n'hésitez pas!
En 1985 Jim Jarmush sort ce film au budget des plus modestes en effectuant un travail de mise en scène remarquable, renforcé par un noir et blanc sublime. Caméra d'or à Cannes, "Stranger than paradise" est un film sur l'errance, le quiproquo, doté de long travelling et plans-séquences, en laissant libre expression à ses interprètes, jeunes paumés à la recherche du bonheur. De Cleveland à Miami, un road-movie épatant cloturé par un final saugrenu (frustrant pour d'autres) au malentendu cruel.
pour moi l' un des meilleurs films de jarmusch,des acteurs tous aussi delirants les uns que les autres ,la musique atteint des sommets et vous emmene au coeur de l'amerique,celle ou l'on rencontre les vrais gens. sublime
Stranger than Paradise, 1984, de Jim Jarmusch, avec John Lurie et Eszter Balint. Ce premier long métrage de Jarmusch, qui a bien mérité la Caméra d’Or cannoise (Quinzaine des Réalisateurs), est un petit bijou, une belle leçon de cinéma. Il en faut du talent pour dire tant de choses avec tant de profondeur, en si peu de mots, mal articulés par si peu de comédiens ! Jarmusch (Brockenflower) est toujours très minimaliste dans son expression ! En outre, les lieux choisis pour ce road movie lancinant de vide sont aussi paumés que les personnages sont miteux. Les plans, très et lentement découpés, tout en noir et blanc, participent étrangement à la narration bouleversante de ces misérables vies présentées comme dépourvues d’affects, astuce géniale pour permettre à notre imaginaire d’y mettre nos émotions. Une petite hongroise débarque dans les bas quartiers de New York, pour quelques jours chez son cousin, un immigré en mal (entre autre !) d’intégration, qui zone avec un copain aussi nul que lui. Le trio de paumés partira en vagabondage à Cleveland (Ohio, au bord du lac Erié), puis vers la mythique Californie. Il vente, il neige, les motels sont pourris : sans argent et sans soleil, quel foutu paradis cette Amérique !