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lillois
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2,5
Publiée le 29 septembre 2006
Dans la forme, "What happened on Twenty-Third Street, New York City" pourrait un peu passer pour le lointain ancêtre de "Vidéo gag". Pardon pour le rapprochement mais sur le coup cest ce qui ma paru le plus parlant, même sil sagit dun film muet Il sagit cependant dune mini comédie tournée en live et la caméra nest bien entendu pas dissimulée : des passants sortent du cadre quand ils saperçoivent quils sont filmés et dautres se plantent comme des piquets pour observer (le gamin en chemise blanche). Sur la large route des tramways circulent. Si lon peut remarquer des automobiles, la plupart des véhicules sont encore tirés par des chevaux. Ceci constitue un fort bon document dépoque quil est intéressant de regarder en détail. A première vue lemplacement choisi na rien de particulier, on assiste à une banale scène de rue daoût 1901. Rien na pourtant été laissé au hasard. Le suspense durera une bonne minute et vous saurez enfin ce qui sest passé, ce jour-là, sur la Vingt-troisième Rue de New York. Ce court-métrage nest pas sans rappeler un passage mythique du "Sept ans de réflexion" de Billy Wilder avec Marilyn Monroe (1955).
"What Happened on Twenty-Third Street" datant de 1901 a pour unique intérêt de nous montrer New York City à cette époque, et on se dit qu'en 100 ans les temps changent... C'est à peu près tout, ce n'est pas vraiment drôle, on voit juste une femme en robe blanche faire comme Marilyn Monroe plus de 50 ans avant. Charmant et nostalgique, mais ce n'est pas vraiment du cinéma, juste une caméra posé filmant une rue pendant un peu plus d'une minute !
What Happened on Twenty-third Street, New York City, réalisé en 1901 par Edwin S. Porter, met en scène un couple marchant dans une rue animée de New York, jusqu’à ce qu’un courant d’air venant d’une bouche d’aération soulève la robe de la femme. La scène est filmée en extérieur, au milieu de passants réels, ce qui renforce l’impression d’un moment capté sur le vif.
Le film repose sur un dispositif mêlant réalité et construction. Le couple est dirigé pour provoquer le gag, tandis que l’environnement urbain reste authentique. Cette combinaison permet de créer une situation qui paraît spontanée, tout en étant organisée. Le film introduit ainsi une forme de mise en scène discrète, où un événement simple du quotidien devient un point d’attention, avec en filigrane un regard légèrement voyeur. Le choix de la 23e rue n’est d’ailleurs pas anodin, ce lieu étant associé à ce type de phénomène et à l’attention qu’il pouvait susciter.
Au début, j’ai cru à une simple prise de vue à la manière des Auguste Lumière et Louis Lumière, sans réel intérêt. Mais le film révèle en réalité une construction plus subtile, avec une captation du quotidien organisée et un regard porté sur un moment presque accidentel.
Une scène en apparence anodine, qui montre les débuts d’un cinéma capable de structurer le réel tout en conservant son apparente spontanéité.
Marylin Monroe avant l'heure. Un document sur le New York de cette époque (aucun véhicule à moteur) et des badauds qui interrogent longuement la caméra, invention très récente. Charmant!