Un jeune athlète prometteur est invité à s’entraîner avec la star d’une équipe bientôt à la retraite…
Initialement prévu au cinéma dans l’hexagone le 12 novembre dernier, c’est en catastrophe qu’Universal a purement et simplement annulé sa sortie, après s’être fait démonté par la critique américaine et s’être vautré au box office domestique (de toute façon sa sortie en France était absurde, un film d’horreur centré sur le milieu du football américain, alors même que ce n’est pas notre culture, ne nous voilons pas la face, le public n’aurait clairement pas été au rendez-vous et inversement, un film sur le football distribué aux States n’aurait jamais fonctionné).
(2025) est avant tout un thriller psychologique sur une histoire d’ascension toxique entre deux athlètes, une icône qui s’apprête à prendre sa retraite et la relève, un quaterback prometteur. Le film n’est rien d’autre qu’un enfumage pompeux, de l'« elevated horror » ridicule avec des dialogues cryptiques, un excès de symboles et une morale ridicule. Alors certes, le point de départ était intéressant (dépeindre le milieu du football américain et la façon avec laquelle les jeunes sportifs sont traités, pour ne pas dire broyés par l’industrie), sauf que l’on n’y croit jamais, ça part dans tous les sens et on n’y comprend rien.
C’est d’autant plus regrettable que la mise en scène s’avère soignée et surtout, Tyriq Withers & Marlon Wayans s’en sortent plutôt bien, mais c’est peine perdu face à un film de 90min dont le temps ressenti avoisine le double. Si bien qu’au final, on a cette désagréable sensation de regarder (en boucle) une version horrifique de la pub pour le parfum Invictus de Paco Rabanne, au secours…
j'aime le concept du film qui apporte une vision différente du monde du sport en parlant du dopage de manière horrifique.
Quelques scènes m'échappent toutefois, le réalisateur a voulu trop en faire mais ça reste une œuvre qualitative saupoudré d'un magnifique décor et d'une bande son intriguante.
Oui, le film est beau et sait mettre en valeur des plans et une mise en scène léchés. On sent d'ailleurs fortement les influences de Ari Aster ou Nicolas Winding Refn, avec les mêmes limites. Mais à force de chercher l'esthétisme, le film ne propose au final qu'un scénario assez classique sur la recherche de la célébrité, le tout enrobé de symboles et mysticisme lourdingue, perdant autant le spectateur que son montage épileptique.
De bonnes idées, avec une originalité, celle de mélanger le sport, l'entraînement de haut niveau, avec le genre horreur. La discipline et ses sacrifices qu'il peut y avoir dans un haut niveau peut se révéler de la torture...Des faits psychologiques sont bien présents, seulement ça ne va pas assez loin, il faudrait développer, bien plus que de suggérer ces idées. l'ambiguïté est toujours trop présente entre la prise de drogue pour la pratique sport et la possession, je ne sais jamais trop d'où viennent les hallucinations du protagoniste par exemple, tout ça est trop fouillis, bâclé, avec des acteurs moyens, surtout le coach, c'est un tout petit film qui s'oublie très vite....
Privé de sortie en France, la dernière production de Jordan Peele réalisée par Justin Tipping peine à convaincre aux États-Unis. Bon déjà, le concept est un peu particulier, on est à mi-chemin entre le film sportif et le film d'horreur. Enfin pas le film grand-guignolesque, on est plus proche de ce que les cinéphiles élitistes appellent "l'elevated horror", sous-genre qui a fait le succès du producteur. Nous suivons ici un joueur de football prometteur, Cameron, qui, après une commotion cérébrale, est invité par Isaiah White, un quarterback de légende, à venir s'entrainer dans sa grande maison. Tout de suite avec le synopsis et connaissant le genre du film, on pense à des films comme "Blink Twice", "The Menu" ou "Opus" et c'est vrai puisqu'on est complètement dans le même délire, surtout celui d'"Opus" qui a presque le même sujet. Alors que Cameron s'entraine de plus en plus en suivant les méthodes pour le moins particulières de son mentor, l'ambiance devient de plus en plus oppressante. On pourrai chercher le sous-texte et il y en a effectivement un qui est, en très gros, une sorte de parabole de ce monde de requins où il faut constamment donner de soi-même et faire des sacrifices pour arriver au sommet. Seulement, la mayonnaise ne prend jamais vraiment. Déjà pour les spectateurs ne s’intéressant pas au football américain, on s’ennuiera forcément dans beaucoup de scènes car le malaise n'est pas assez présent et prend peu de place face au sport. Enfin, on sent que quelque-chose ne tourne pas rond mais ce n'est jamais vraiment appuyé. Jusqu'à la fin où le film se lâche complètement. Et c'est dommage car la mise en scène, très stylisée mais surtout très clipesque (après j'aime beaucoup donc ça ne m'a pas dérangé, au contraire), est très réussie. Il y a de vraies idées visuelles, les images sont agréables à regarder, dérangeantes et inquiétantes quand il le faut et elle illustre très bien ce rapport de force et de domination entre les personnages tout en icônisant Isaiah, enfin jusqu'à un certain moment. Bref, "" possède de bonnes idées mais peine à convaincre de par son scénario, finalement pas si original que ça.
Ce n'est pas tout de balancer la sauce dans l'esthétique du film, il faut penser à écrire un scénario (ça peut être utile). , c'est le film produit par Jordan Peele (le nom qui revient plus souvent que le nom du réalisateur Justin Tipping, tant tout le monde s'en fiche, tant l'esthétique copie du Jordan Peele sous LSD, et tant le film n'a aucune identité, ressemblant juste à une commande de Peele) qui suit un sportif pratiquant le football américain s'entraînant avec une ancienne vedette du sport qu'il admire, et découvrant en réalité des méthodes de "coaching" plus que douteuses... L'idée ne vole pas haut, mais on s'y accroche comme un quaterback à son ballon ovale, car on se fait très vite noyer par une volonté plastique épuisante (qu'est-ce que c'est que ce spoiler: mec à moitié à poil qui bêle dans l'ombre dès l'ouverture du film ? Pourquoi le terrain de sport est finalement hanté à la fin du film, puisque normalement un producteur sportif n'est pas censé exploser sur un pentagramme, ce n'est pas très naturel tout ça... On a carrément rien compris au fonctionnement de cette secte). Les scènes d'hallucination s'enchaînent le plus bêtement du monde, toujours bien clinquantes pour nous en mettre plein les yeux (oui, on a vu que le corps décapité est aligné avec le poteau des buts pour que le sang jaillisse lui aussi aligné au poteau, on l'a vu...), le film qui est normalement court (1h30) paraît en conséquent très long (on s'embête, à partir du moment où l'on ne comprend pas pourquoi le héros se force à rester alors qu'il désapprouve sans arrêt tout ce qui s'y passe... Sa psycho n'a aucun sen), et au final les révélations à la Wedding Nightmare sont une déception de plus (en fait, spoiler: les coaches sont obligés de participer à l'embrigadement d'un nouveau sportif, sous forme de secte mortelle, sinon ils explosent... Oui, comme dans Wedding Nightmare). Le film sent le fric à plein nez (c'est une démonstration d'effets numériques dans des scènes d'hallu à répétition), le casting n'est pas convaincant, l'intrigue est bancale, on ne s'amuse vraiment pas dans ce qui nous a juste rendu chèvre.
Aussi alléchant qu'il puisse paraître avec sa mise en scène travaillée, HIM n'est finalement qu'un gros charabia incompréhensible qui part dans toutes les directions pour n'en suivre aucune. Le film se laisse regarder malgré tout mais essaye de paraître bien plus compliqué qu'il ne l'est réellement et on a parfois l'impression de regarder... du vide.
Goat se voulait une plongée brute dans la culture de la virilité et de la violence, mais le film finit surtout par se perdre dans ses propres excès. Malgré une mise en scène souvent clinquante, le scénario peine à dépasser le stade du cliché : rites d’initiation, rivalités masculines, trauma mal digéré… tout y passe, sans jamais être réellement creusé.
Curieux par cette production Jordan Peele, j'ai perdu mon temps. Le film est lent, il ne passe pas grand chose, à peine captivante en plus si vous n'aimez pas le football américain (j'aurai aimé voir un bout de match). Et le film de façon grandguinolesque. A éviter.