Le Telegraphiste de Lonedale
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MemoryCard64
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58 abonnés 375 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 5 octobre 2015
J'avoue ne pas regarder beaucoup de films du début du XXème siècle, et encore moins quand ce sont des courts-métrages. Parmi ceux que j'ai vus, un défaut revient régulièrement : l'envie de raconter une histoire prime sur celle de faire du cinéma et de proposer une mise en scène astucieuse. The Lonedale Operator c'est vraiment ça. L'ensemble est assez plat, il n'y a pas grand chose à retenir à part le jeu avec les couleurs (le bleu pour symboliser la nuit, le rouge pour la chaleur et l'empressement). Le scénario est réduit au minimum syndical, mais on peut quand même noter que l'élément de résolution est bien trouvé. Bref ça ne casse pas trois pattes à un canard. Il faudra attendre quelques années avant de voir David Wark Griffith révolutionner le cinéma.
CloakBack
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13 abonnés 446 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 août 2026
La Télégraphiste de Lonedale, réalisé en 1911 par D. W. Griffith, suit une jeune opératrice de télégraphe isolée dans une gare et confrontée à une menace criminelle. Le film construit son récit autour d’un danger immédiat, d’un appel au secours et d’un sauvetage lancé à distance.

Le court métrage est surtout important dans l’évolution du suspense au cinéma. Griffith utilise le montage alterné pour passer de la jeune femme enfermée avec les voleurs au train qui fonce vers elle. Cette alternance rend l’action très claire et transforme l’espace en véritable moteur dramatique : le danger est ici, le secours est ailleurs, et tout repose sur le temps qui les sépare.

Le film est aussi remarquable par son usage du télégraphe et du gros plan. La communication moderne permet d’appeler à l’aide, mais ne suffit pas à résoudre immédiatement la situation. Quant au gros plan sur la clé à molette prise pour une arme, il montre déjà comment un simple détail visuel peut modifier la compréhension d’une scène et renforcer la tension.

Encore un film impressionnant de Griffith. J’ai trouvé qu’il jouait très bien sur la mise en scène du suspense, notamment avec ces plans sur le train qui doit arriver le plus vite possible. On sent vraiment la course contre la montre, et le montage donne au film une efficacité assez moderne pour 1911.

Un court métrage essentiel dans les débuts du suspense cinématographique, à la fois mélodrame, film de sauvetage et démonstration très claire de la puissance narrative du montage alterné.