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Steeve mazzucotelli
52 critiques
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4,5
Publiée le 26 avril 2026
Une comédie française légère, foldingue et impolitiquement correcte, comme on n'en fait plus ! avec une distribution de rêve : Bebel en pleine forme, classe, drôle, charmeur, éloquent, grandiose dans son rôle de tendre voyou qui lui va comme un gant ! tout comme Jean-Pierre Marielle, Philippe Noiret et Pierre Tornade qui sont excellents. De vrais artistes ! Aussi les actrices sont-elles charmantes, élégantes, gracieuses, pétillantes, tout particulièrement Mylène Demongeot, qui y est sublime. Belmondo et Demongeot en une image, c'est quelque chose ! Très photogénique ! Le film nous fait voyager dans le joli Paris des années 60, mais aussi à la montagne, à la mer de Tahiti... Ca va à 100 à l'heure et on ne s'ennuie pas une seconde. Enfin les dialogues de Audiard sont géniaux !
Affabulateur et gigolo, le personnage de Jean-Paul Belmondo est un petit escroc, ou plutôt un bonimenteur de charme vivant aux crochets de quelque bourgeoise esseulée. La comédie de Jean Becker le met en scène, parfois accompagné de son complice un peu sot joué par Jean-Pierre Marielle, dans une succession de rencontres à Paris, à la montagne, à Tahiti, dont on perçoit vite, vaudevillesques ou non, la pauvreté comique. Si, au début au moins, les dialogues d'Audiard donnent quelque saveur au personnage de Belmondo et la mise en scène une certaine vitalité à ses pérégrinations, par la suite la faiblesse du scénario, la vulgarité des seconds rôles autant que l'humour appuyé de Backer enlèvent tout intérêt au sujet comme au personnage. Au spectacle de situations comiques rudimentaires on s'ennuie même franchement. S'inspirant sans doute d'un registre de comédie "belmondesque" où Philippe de Broca excelle, Becker, lui, n'y montre aucune habileté, aucune subtilité. Sa collaboration avec Belmondo, récurrente pourtant, est décevante parce que le rôle est inabouti, parce que le scénario est mauvais.
Encore dans les jeunes années de la carrière de Belmondo, ce Tendre Voyou fait partie des premières illustrations de son style cabot et charmeur qu'il développera à l'envi à partir des années 70, avec une verve moins prononcée et une approche encore un peu hésitante ici. Le film semble d'ailleurs être une addition pas toujours juste de talents qui ne demandent qu'à monter en puissance (les copains Noiret et Marielle) dans un scénario au final assez répétitif, où ce sera surtout le dynamisme des interprètes qui fera le sel de l'entreprise plus que le reste, Jean Becker se contentant du minimum syndical. Plaisant sans être inoubliable.
Comédie sans grande prétention sonnant très "sixties" qui donne la part belle au virevoltant Belmondo qui a un jeu très théâtrale. Jean Becker tente de copier le style de De Broca mais n'y parvient qu'à moitié, le film manque de souffle après une première demi-heure très sympathique, il devient redondant et même un peu ennuyeux malgré l'excellent casting. Heureusement, il y a Bebel...
Bon, c'est l'histoire d'un mythomane. Un beau mythomane. Je n'aime pas cela la mythomanie. Le scénario est joliment écrit, Belmondo et son entourage très bien. De beaux décors des années 60 à Paris, Mégève et les iles paradisiaques. A voir par les amateurs de Belmondo et ceux que la mythomanie distrait...
Et bien je serais le premier à mettre 5 étoiles à ce film (il en faut un) Un pur film français qui nous montrait l’art de vivre à l’ancienne entre les stations de ski up ( megeve) qui est un de mes passages préférés jusqu’à cannes et ensuite voyage sur un yacht jusqua Tahiti (un peu lourdingue) en gros une vie au milieu de la bourgeoisie française à travers tous ses clichés un peu comme peau de banane un très grand belmondo qui m’a fais envier ça vie à cette époque
Belmondo l'intrépide et Marielle le glorieux nous mènent en bateau dans cette glorieuse fresque française aux exquises odeur de frics volés, de formidables pagailles ainsi que de marquises nymphomanes ! Bebel, fidèle au génie qu'il est, incarne à merveille la fameuse gouardise d'Audiard par ces multiples excès de finesse et de répartie. Le texte est authentique, le casting très émérite et le film excessivement nostalgique .
Avec Tendre voyou Becker nous sert un film épuisant et redondant. C’est dommage. En plus, le film ne commence pas si mal que cela. Ok, rien d’exceptionnel, mais le ton est gentiment grinçant, les escrocs magnifiques c’est un sujet qui fait toujours mouche, et pourtant la sauce finit vite par devenir indigeste ! L’humour est rigoureusement le même tout du long, Audiard semble parfois s’auto-parodier dans ses dialogues, des dialogues par ailleurs envahissant à un point rare, et plus le film avance plus ça devient dur de tenir le coup ! Pour tout dire, passé 30 minutes le film a épuisé son concept, et il survit en nous servant la même chose mais en plus gros, plus gras, plus fatiguant ! D’ailleurs ça culmine dans un final complètement aberrant avec des acteurs sous excitants, c’est assez terrible à voir ! Honnêtement, malgré sa durée courte ce film m’a paru durer des heures tant les situations se répètent dans une surexcitation que je ne me suis pas expliqué ! Le casting est porté par une belle galerie d’acteurs et d’actrices. Mais cela ne suffit pas ! Et non, car Belmondo en vérité phagocyte complètement le métrage ! Marielle a un peu sa place, mais alors les actrices c’est souvent un petit tour et puis s’en va, et Philippe Noiret fait de la quasi-figuration finalement tant Tendre voyou est centré sur Belmondo, qui devient beaucoup trop vite outrageusement cabotin ! Mal dirigé il peut réellement faire n’importe quoi, surtout dans le registre comique, et là il craque totalement ! S’agitant partout, débitant les dialogues d’Audiard à la vitesse du son, multipliant les regards séducteurs toujours teintés de second degré, il s’amuse visiblement mais alors qu’est-ce que ce n’est pas digeste ! Marielle est plus sobre mais lui aussi n’a pas une grosse place dans le film, sauf pour des passages assez lourdingues somme toute ! A la réalisation Becker lorgne clairement vers le cinéma comique d’aventure assez en vogue à l’époque. Sa mise en scène est alerte mais pas plus enthousiasmante que cela, et globalement Tendre voyou n’est pas non plus un grand moment visuel. Les paysages restent un peu décevants ! Mais enfin, c’est sans doute visuellement que Tendre voyou déçoit le moins, avec une mise en scène appréciable et une belle variété de lieux traversés au fil des péripéties de Belmondo. Quant à la bande son, elle n’est pas mal mais la chanson principale du film devient assez vite aussi agaçante que Belmondo ! Bon, mon avis sur cette comédie est négatif, cela ne surprendra guère. Plutôt entrainé au début, passé une demi-heure on sent que tout a été dit et là c’est le gros n’importe-quoi qui s’installe, les farces de Belmondo et les rebondissements du scénario finissant gravement par peser. 1.5
Le style ressemble à du De Brocca, mais ça n'en est pas. Il manque ce plus, qui fait la réussite de films comme, L'homme de Rio, ou L'incorrigible. On se retrouve donc avec une comédie plutôt moyenne et peu marquante.
Un petit film léger et franchouillard qui repose JUSTE sur le charisme de Belmondo mais pas trop sur les dialogues de Audiard qui sont inutilement vulgaires ( c'est l une des rares fois ou le maitre du dialogue ma déçu ) ....bref , un mauvais film .
comédie sympathique et rythmée..... Belmondo est égal à lui-même en gigolo monté sur 380 volts et l'histoire est drôle et palpitante.... à voir sans se poser trop de questions..... mais sans plus
Un véritable festival Belmondo, tout ce qu'il fait est une source de plaisir pour le spectateur en gigolo escroc loser fauché comme les blés. La preuve qu'un comédien fantastique par son talent et son charisme incroyables peut tenir tout l'intérêt d'un film. Même si les silhouettes de comédiens comme Philippe Noiret, Mylène Demongeot, Jean-Pierre Marielle, Stefania Sandrelli, Marcel Dalio, Pierre Tornade ou Robert Morley ne sont pas évidemment de trop. Par contre pour le scénario, il faudra repasser ou se rabattre vers le génial "Le Magnifique" qui concilie merveilleusement le Bebel qu'on adore au meilleur de sa forme et un scénario particulièrement brillant.