Même si le sujet n'est pas intéressant puisqu'il est factuel et nous ouvre la porte sur un compositeur que le temps a quelque peu effacé, la réalisation souffre d'un classicisme presque ennuyeux dans sa réalisation. Manque de moyens? Surement, car dans les décors, la lumière, le rythme, tout manque de souffle, d'énergie. Les acteurs eux-mêmes semblent bien ternes. Quant à la majestueuse Venise, difficile de la rendre aussi terne, et pourtant....
Superbe (en VO). Un bel alliage de musique et de bon cinéma. Tout est réussi : la mise en scène, les décors, la mise en musique, le jeu des acteurs et cela donne envie de mieux connaitre Josef Myslivecek. On aimerai voir plus souvent du cinéma de cette qualité.
Film très touchant qui nous fait découvrir un compositeur peu connu à travers une trajectoire biographique qui nous parle tous entre succès, excès, regrets et sentiments.
Un grand film operatique avec des acteurs exceptionnels. L'histoire de ce musicien est incroyable et son parcours mouvementé nous prend aux tripes. J'ai adoré passer 2h20 avec lui malgré sa fin tragique.
Amatrice d'opéra et de musique classique, j'ai été chamboulée par ce film. Je ne connaissais rien de ce compositeur, qui a pourtant vécu à l'époque de Mozart, mais est tombé dans l'oubli. Une très belle surprise !
Un beau spectacle pour qui aime l’opera et la musique en général. La réalisation de Peter Vaclav est impeccable, et on plonge au cœur du 18e siècle musical, principalement en Italie, avec une reconstitution minutieuse, les costumes notamment. Plusieurs airs magnifiques . On croise le jeune Mozart et papa Léopold. Bref une réussite. Voijtek Dyk assure dans le rôle titre.
Bon film, très bien joué, très beaux décors et très belle musique... Le film nous plonge dans une ambiance très agréable d'une Italie du passé! Juste un peu déçu de la fin un peu rapide et pas vraiment claquante!
Je l'ai vu avec ma grand-mère de 92 ans. Au bout de 30 minutes, je suis partie voir sur le téléphone combien de temps il durait. 2h20 de suplice. Scènes longues, beaucoup de sexe, une scene grotesque sur une philosophie à deux balles d'un roi qui s'extasie sur ses excréments. Beaucoup de mal de différencier les actrices. Beaucoup de scènes inutiles. Pas d'émotions. En voiture, sur la route du retour, nous avons eu un fou rire tellement qu'on s'est ennuyé. Ma grand-mère m'a dit que la personne devant nous n'a fait que baillé et battre la mesure avec son pied pour pas s'endormir.
Seul avantage : j'ai adoré la musique et ça m'a fait découvrir un compositeur. On sent que Mozart s'est inspiré de certains de ses opéras.
Un biopic sur un inconnu. Belle idée. Belle dynamique dans la mise en scène des opéras, de la musique, bien mise en valeur. D'autant plus méritant que ce ne sont pas des hits classiques comme pour Amadeus par exemple. Le déroulé du biopic reste cependant sur une trame assez balisée.
Lire la critique complète ici : https://doisjelevoir.com/2023/07/01/il-boemo-lhistoire-oubliee-du-compositeur-que-mozart-admirait/
Josef Myslivecek, surnommé Il Boemo, abandonna la meunerie à Prague pour poursuivre son rêve de devenir compositeur d'opéra en Italie à 27 ans. Après des années difficiles, il composa le premier opéra du règne de Ferdinand IV à Naples, lançant sa carrière prolifique dans les années 1770. Plus sollicité et admiré que Mozart à son époque, sa vie trépidante et sa lutte pour la reconnaissance sociale sont captivantes. Ce biopic réhabilite cet artiste oublié et présente une reproduction historique saisissante, avec des décors et costumes immersifs. La musique de Myslivecek est une force majeure, offrant des moments sublimes et une envie irrésistible d'explorer ses compositions. La performance de Vojtěch Dyk est remarquable, insufflant passion et attachement à la vie de Myslivecek, tandis que les actrices secondaires comme Barbara Ronchi, Elena Radonicich et Federica Vecchio ajoutent à l'impact de l'histoire. La présence d'Antonio De Matteo ajoute une touche sombre à l'ensemble.
Intéressant biopic qui fait découvrir ou redécouvrir la vie et l’œuvre du compositeur Josef Myslivecek, qui eut ses heures de gloire en Italie entre 1766 et 1780, mais dont l’Histoire s’est appliquée à oublier le nom, peut-être en raison de sa fin peu glorieuse. Le fond et la forme du film témoignent d’une maîtrise classique. Récit d’une ascension et d’une chute. Portrait d’un homme, artiste et libertin. Différents portraits de femmes qui disent la diversité de la condition féminine au 18e siècle. Tableau d’une époque qui cultive de grands écarts entre beauté et laideur, élégance et vulgarité, raffinement et violence, jouissance et souffrance. Ces portraits et ce tableau sont peints intelligemment, avec une certaine mesure (qui évite les effets faciles), un sens du symbole (symbolique filée du masque), mais sans concession (description crue de la maladie qui ronge le personnage principal). La reconstitution, dans ses aspects visuels et sonores, est soignée. Quant à l’évocation du monde musical et de ses évolutions, elle semble assez fine. Si le film n’atteint pas des sommets, c’est probablement à cause de la réalisation, qui manque de personnalité, et de la narration, un peu monocorde et souffrant de quelques longueurs.
De même que l'attaque de "Jeanne du Barry" faisait iirrésistiblement penser à celle de "Barry Lyndon", ici on pense tout de suite à Amadeus avec Salieri vieillissant se souvenant de sa rivalité avec Mozart. Le film est magnifique et fait connaître un compositeur injustement oublié et dont Mozart s'est manifestement beaucoup inspiré. A ce propos, pour répondre à des critiques (dont une d'un quotidien que j'aurai la charité de ne pas nommer), le style de musique de cette époque n'est pas le baroque mais le classique. Les voix sont splendides. J'ai juste trouvé quelques longueurs sur la fin et un dénouement un peu abrupt me laissant finalement un peu sur ma faim, ce qui explique que je ne donne pas les 5 étoiles. Mais c'est un film à conseiller à tous les amateurs de musique et simplement d'histoire et de culture classique.