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Gevaudanbrigitte
5 critiques
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4,0
Publiée le 19 août 2023
Un film inhabituel. Belle interprétation, surtout de l'actrice, on croirait deux femmes différentes. Des.momentts angoissants même dans ce qui pourrait paraître une innocente scène du quotidien. Ceux qui soufflent de voir leurs doubles sont ceux qui ne savent pas vraiment être? Belle chute.
Heureux – et courageux - cinéma iranien qui, en plus de Kiarostami, Panahi, Fahradi, Roustaee, et Rasoulof, peut également compter sur Mani Haghighi. Ces 107 minutes de drame d’une folle originalité attestent d’un vrai talent. À Téhéran, un homme et une femme découvrent par hasard qu’un autre couple leur ressemble trait pour trait. Passé le trouble et l’incompréhension va naître une histoire d’amour... et de manipulation. A lire ce pitch, on se dit qu’on nous en dit déjà trop. Eh bien, la performance scénaristique consiste à nous tenir en haleine de bout en bout avec les liens de plus en plus inextricables tissés par les 4 personnages. Diabolique ! De ce réalisateur iranien, je n’avais vu que Pig, en 2108, un film pour le moins déroutant. Déjà ! Même, si, il y a 5 ans, il faisait dans le burlesque et l’absurde, on trouvait un goût pout l’écriture d’histoires déjantées. Celle-ci est basée sur des questions existentielles telles : Qu’est-ce que cela ferait d’avoir un clone – ou un sosie parfait - ? Comment pourrait-on vivre avec cela ? Une question à la fois mystérieuse et très forte sur un plan purement dramaturgique. Le film emprunte à la fois au thriller psychologique, aux cinémas réaliste et fantastique. On ne trouve ici aucune stylisation superflue mais plutôt une approche frontale du sujet. Et rien n’est laissé au hasard. On peut s’interroger sur cette pluie torrentielle et permanente qui noie l’action de la 1ère à la dernière minute. Elle est, selon moi, le signe que l’histoire racontée n’est qu’une infime conséquence collatérale d’un problème beaucoup plus grand. Comme si l’univers tout entier était déréglé. Il faut oser ce moment rare de cinéma pas tout à fait comme les autres. Le casting participe grandement à la réussite de ce drame avec le couple – j’allais dire « les couples » -, campé par Taraneh Alidoosti - Le Client, Leila et ses frères -, et Navid Mohammadzadeh, - La Loi de Téhéran, Leila et ses frères -, absolument remarquables car, à aucun moment ils ne jouent sur des détails pour caractériser leurs doubles personnages, mais simplement sur des subtilités psychologiques… très fort. Ajoutons les noms d’Esmail Poor-Reza et du petit Fahram Azizi, et je vous aurais tout dit sur ce film que je vous conseille de découvrir au plus vite. Un angoissant théâtre d’ombres dans un Téhéran transformé en capitale de la paranoïa, qui nous fait admettre un postulat parfaitement improbable. Un tour de force.
Sur une idée de départ assez invraisemblable et quelques difficultés à cerner qui est qui, l'histoire se met en place et laisse place à un suspens assez original. Bons moments malgré un début difficile. Bonnes interprétations et une ambiance assez noire et très humide
Un 6eme sens en double à Téhéran sous la pluie parce que la calotte glaciaire fond. Très finement interprète avec un scénario au cordeau. Un seul bémol Comme pressenti no future pour le bon couplé Et le mal gagne sous les yeux du petit garçon qui a compris.....
Un scénario original doté d'une belle interprétation, mais l'évolution dramaturgique reste plutôt timide au regard d'un synopsis aussi solide. La fin plutôt elliptique m'a quelque peu laissé sur ma faim...
un film sombre à tous les niveaux.... un thème abordé maintes et maintes fois....un film où le sommeil peut arriver pendant la séance où même l'envie de quitter la salle avant la fin de la projection....
Si la mise en scène ne souffre d'aucune critique, ni le jeu des comédiens, le scénario qui nous tient en haleine dès le début du film s'effiloche au fur et à mesure du temps (trop long) qui passe. On aurait aimé un film fantastique, mais on se retrouve avec un thriller sans fin réel, mais loin des promesses scénaristiques! Dommage.
Présenté par la critique comme un thriller ( ce qu'il n'est pas à mes yeux, ou alors juste sur la fin) ce film Iranien semble hésiter sur le sujet qu'il va aborder ( critique sociale ? Regard sur le couple?)
Il y a un prétexte : un couple rencontre un autre couple qui lui ressemble comme deux gouttes d'eau. Au sein de chacun des couples l'harmonie ne règne pas, mais l'inversion des partenaires ne serait elle pas propice au bonheur ?
Le cinéaste veut il nous dire que le modèle du couple ne fonctionne pas ? Que le bonheur tient finalement dans la modération des comportements et le respect de l'autre ?
Le spectateur donnera son interprétation à ce scénario pas mal fichu, mais malheureusement desservi par une mise en scène de séries télé ( systématisation des plans américains et des gros plans) qui constitue à mes yeux le défaut majeur du film.
On sait que l'Iran a donné naissance à des cinéastes de grande qualité, mais ici on n'est ni chez Farhadi, ni chez Roustaee, ni chez Panahi, même si " les ombres..." n'est pas déshonorant.
Ceci dit le film se laisse voir, ( il y a certes quelques longueurs) mais sans susciter chez moi un enthousiasme débordant.
Thriller psychologique iranien, Les Ombres Persanes parvient à nous emporter dans son histoire originale. Bien que simple, le postulat de base parvient à déployer une multitude de problématiques passionnantes. Deux couples hétérosexuels se rendent compte qu'ils sont des sosies parfaits, avec tout ce que cela implique de tensions familiales et sociales. Le tout est servi par un duo d'acteur/actrice formidables qui parvient à donner vie à ces 2 couples, identiques physiquement mais aux personnalités et aux expressions radicalement différentes. La mise en scène est également parfaite, parvenant à installer une tension permanente. Ainsi, sous couvert de simplicité, Les Ombres Persanes est un véritable tour de force cinématographique.
Ce Docteur Jekill et Mr Hyde et réciproquement aurait peut-être mérité d'être un "film court" en choisissant d'être fantastique ou sociologique ou psychologique ou policier sans tenter de battre toutes ces cartes à la fois dans cet enchainement tellement prévisible et sans aucune profondeur ni formelle ni humaine.
Mani Haghighi réalise un film étrange entre conte philosophique et thriller, dans un Téhéran gris, triste et noyé sous la pluie. Malgré quelques invraisemblances du scénario, on est vite happé par ce conte machiavélique et mortifère, oppressant et envoutant.....Un suspense psychologique comme si Hitchcock convoquait réalisme et fantastique pour décrire les maux de la société iranienne étouffée par ses codes sociaux, religieux et patriarcaux, et la violence sourde qui l’anime.
Ai vu le film iranien "Les ombres persanes" du réalisateur Mani Haghighi. Le scénario très original nous plonge immédiatement dans les troubles qu'éprouvent Farzaneh et Jalal mariés qui rencontrent un autre couple en tous points identiques physiquement à eux, Bita et Moshen. Dans un Téhéran actuel noyé sous une pluie diluvienne nimbée de soleil, les 4 "ombres persanes" évoluent dans un ballet exploitant toutes les combinaisons pour que chacun trouve une issue de secours à cette situation pesante, étouffante et claustrophobe que vivent les iraniens. On comprend de suite comme souvent dans le cinéma iranien que le metteur en scène nous propose une métaphore avec cette situation de gémellité, mais celle-ci manque de lisibilité sur l'entièreté du long métrage. L'atmosphère anxiogène et hypnotique, le scénario passant continuellement du film phsychologique au thriller et la beauté de la mise en scène et de la photographie font que le spectateur y trouve tout de même son compte. Le grand atout de ce film, de plus c'était la raison de ma motivation pour le voir, est son interprétation. En effet Tanareh Alidoosti campe une Bita lumineuse, pleine d'espoir, combattante et une Farzaneh tétanisée par l'angoisse et l'avenir. L'actrice campe les deux personnages parfois dans le même plan. Elle est époustouflante. L'énergie de cette actrice que j'adore, sa puissance de jeu sont envoutants. Navid Mohammadzaneh (star en Iran) est à son accoutumée magistral et se partage également les deux rôles masculins. Un projet ambitieux qui n'atteint pas toujours sa cible mais ce n'est pas très grave. Le cinéma iranien (comme le cinéma turc) doit tellement déjouer les commissions de censure qu'il en devient un des plus innovents, des plus inventifs, des plus subversifs qui soit. Rien que pour cela il faut aller le voir.