Le Village aux portes du paradis
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CecilePPP
CecilePPP

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5,0
Publiée le 9 avril 2025
Une vraie réussite ! L’image est superbe, à la fois poétique et solaire.
Le récit de cette famille recomposée touche à quelque chose de profondément universel : un père qui fait tout pour offrir une vie meilleure à son fils, une femme en quête d’émancipation.
Les relations sont dépeintes avec une pudeur bouleversante, les personnages nous touchent en plein cœur, et on découvre le talent fou de Mo Harawe pour la mise en scène — chaque plan est un tableau.
Je recommande vivement !
Mattéo ALMOSNINO
Mattéo ALMOSNINO

1 abonné 3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 avril 2025
Un film qui reste en tête (et qui y restera un moment), par son image, son propos, la force de ses personnages et sa tendresse. Quelle subtilité ! Un moment rare à vivre en salles.
Olivier Barlet
Olivier Barlet

329 abonnés 433 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 avril 2025
Voilà une esthétique qui ne juge personne et déconstruit ce qui pourrait tomber dans le sentimentalisme ou le pathos par l’humour, des dialogues d’une grande finesse, une musique bien dosée, des plans fixes denses sans être intrusifs, où le son est très travaillé, riches de multiples questions, tandis que le vent renforce l’incertitude qui parcourt le film. La construction du récit et le montage jouent sur les non-dits pour que le spectateur ressente cette incertitude qui marque la vie dans ce village du désert. Ici, la différence entre l’homme qui se fourvoie et la femme consciente s’impose, qui fait basculer le film tandis que l’enfant reste un révélateur. Il s’agit de faire avec le réel sans baisser les bras… pour se rapprocher du paradis. Lire l'intégralité de la critique sur le site d'Africultures : https://africultures.com/le-village-aux-portes-du-paradis-the-village-next-to-paradise-de-mo-harawe-16331
velocio

1 538 abonnés 3 499 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 avril 2025
Au travers de 3 personnages, Mamargade, Araweelo et Cigaal, Mo Harawe dresse un portrait sensible de la Somalie, des problèmes rencontrés dans l’éducation des enfants, de son système judiciaire, de l’importance des clans et de la cohésion qui règne chez ses habitants, cohésion qui leur permet de surmonter les épreuves qu’ils rencontrent dans la vie de tous les jours. Ce film dont le fond est très fort fait également preuve d’une très grande qualité dans sa forme : dans ce film où l’on observe très peu de mouvements de caméra, la photo et les lumières de l’égyptien Mostafa El Kashef sont absolument magnifiques. Pas de musique d’accompagnement dans le film mais une bande son qui fait appel à des chansons venant de Mauritanie, d’Ethiopie et et, bien sûr, de Somalie. Critique complète sur https://www.critique-film.fr/critique-express-le-village-aux-portes-du-paradis/ Film vu au Festival de Cannes 2024
Direct-actu.fr
Direct-actu.fr

371 abonnés 479 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 avril 2025
Le Village aux portes du paradis, premier long-métrage de Mo Harawe, suit Mamargade, un père célibataire qui se bat pour offrir un avenir meilleur à son fils, Cigaal, en l’inscrivant dans une bonne école. Le film, ancré dans un réalisme cru, décrit la dureté de la vie dans une Somalie marquée par la guerre et les catastrophes naturelles. À travers une esthétique sobre, Harawe capte un quotidien où les efforts de Mamargade semblent vains face à un destin implacable. Pourtant, des éclats de beauté, comme des rires ou des moments de danse, apportent une lueur d’espoir dans ce monde désenchanté. La scène du puits asséché, qui symbolise un espoir perdu, résume cette vision du monde : les personnages luttent contre une fatalité apparente, mais trouvent encore des instants de dignité dans leur combat quotidien. Le Village aux portes du paradis explore cette tension entre l'absurdité du monde et les petites résistances humaines, réinterprétant le paradis non comme un idéal lointain, mais comme une réalité fragile qui se construit dans les moments de grâce au cœur du réel. Une œuvre touchante qui parle de survie, d’espoir et de l’amour d’un père pour son fils.
DurandoDan
DurandoDan

2 abonnés 13 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 mars 2025
Le Village aux portes du paradis m’a vraiment marqué. C’est un film qui prend son temps, mais qui raconte quelque chose de très fort sur la résilience et la dignité humaine face à la précarité. On suit un père qui veut simplement offrir un avenir à son fils, et forcément, en tant que soignant, on ne peut pas rester insensible à cette lutte quotidienne pour survivre.

Il y a une vraie pudeur dans la façon dont Mo Harawe filme les corps et la maladie, sans jamais tomber dans le misérabilisme. Ça parle de sacrifice, de transmission et de ce que la pauvreté fait au corps et à l’âme. Le désert est beau mais étouffant, et cette aridité renforce cette sensation d’urgence vitale.

Alors oui, le rythme est lent, mais ça laisse le temps de ressentir, de réfléchir. On sort de là un peu vidé, mais avec le sentiment d’avoir vu quelque chose d’essentiel, presque universel.
Nouveau Portable
Nouveau Portable

15 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 mars 2025
Ne ratez pas cette occasion de voir un film sur la Somalie porté par des acteurs non-professionnels très justes. Car à travers ces personnages on perçoit beaucoup des thématiques de la vie en Somalie :les massacres de civils opérés par les drones américain, le poids d'un pays en guerre civile avec une monnaie dévaluée, les rapports de genre pas aussi manichéens qu'on pourrait l'imaginer. Si vous avez la chance de voir le film projeté dans votre ville, n'hésitez pas.
Coric Bernard

455 abonnés 851 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 février 2025
Ce film retrace la vie et le destin de ce père de famille qui éléve seul son enfant et tente de lui procurer une vie heureuse malgré les difficultés qu’il rencontre dans un pays pas très stable tant au niveau de l’emploi que de sa situation politique. Ce premier long métrage de ce réalisateur somalien est plutôt réussi avec un scénario bien construit qui traduit bien les caractéristiques et les mœurs de ce petit village perdu en plein désert somalien. Les personnages de cette histoire, notamment le petit garçon, sont attachants dans ce film qui aurait cependant gagné à être moins long.

Bernard CORIC

(Film visionné en projection de presse le 12/02/2025 au Club Marbeuf à PARIS)
traversay1

4 482 abonnés 5 353 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 octobre 2024
Il y a au moins trois bonnes raisons d'aller voir le long métrage du réalisateur austro-somalien, Mo Harawe. Tout d'abord, la splendeur des images dues à un chef opérateur égyptien ; ensuite, la qualité d'un scénario qui avance doucement, avec au détour d'un plan anodin, une révélation stupéfiante qui ne changera pourtant en rien la modestie et surtout la dignité du propos ; enfin, un voyage dans un pays, la Somalie, au cinéma quasi inexistant, et qui vit une guerre presque perpétuelle. Le récit suit une famille pauvre, du sud du pays, non loin de la côte, dans un village ironiquement nommé Paradis. Il y a là, le père, qui vit de petits boulots, fossoyeur assez souvent, son jeune fils dont l'école ferme et la sœur du premier, indépendante et décidée à ouvrir son propre commerce. Trois personnages attachants, qui ne s'en laissent pas conter et qui évoluent sous nos yeux en parallèle ou simultanément. Les mots sont rares dans le film mais ils disent l'essentiel et les visages expriment ce qu'il y a à comprendre d'autre. Sans véritable temps mort, malgré un caractère que l'on qualifiera trop aisément de contemplatif, The Village next to Paradise est une merveille tranquille, gorgée d'humanité, de pudeur et d'humilité
Xavier BLANCHARD
Xavier BLANCHARD

29 abonnés 415 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 mars 2025
FILM VISIONNÉ POUR SA SÉLECTION AU FESTIVAL VISIONS D'AFRIQUE(Oléron, 16-23 octobre 2024)

Drame bien joué, avec des personnages qui s'avèrent complexes, bien filmé, avec des cadrages très élégants. La durée du film (2h13) n'est pas excessive du fait de la tension narrative efficace basée construites sur tous les combats quotidiens que livrent les trois personnages centraux du film, le père et sa sœur pour trouver du travail et Cigaal face à son destin scolaire...

Le film donne une image assez précise de la vie en Somalie, longtemps après la guerre (1991/2012), avec un État qui semble fonctionner au moins au plan policier, une forte inflation et une précarité économique, la menace permanente et hasardeuse des drones tueurs et des avions de chasse, et le khat comme moyen économique de survie, mais aussi comme dangereux échappatoire.

NB. MAIS QUI A TRADUIT AINSI LE TITRE EN FRANÇAIS : C'EST UN CONTRESENS !!!
Simon Bernard
Simon Bernard

206 abonnés 689 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 mai 2024
Mamargade vit dans un village Somalien avec son fils et sa soeur. La famille peine à réunir suffisamment d'argent pour assurer l'avenir scolaire du petit Cigaal après la fermeture de l'école du village, et Mamargade accepte de travailler pour des gens louches. En parallèle, Araweelo la soeur essaie d'ouvrir son commerce de couture mais ne parvient pas à faire payer en temps et en heure ses clients. Elle se met en quête des mauvais payeurs. En salle le

spoiler: "The Village Next to Paradise" montre le quotidien difficile d'une famille dans un village Somalien situé dans une zone baignée par les attaques de drones américains et point de passage d'armes terroristes. L'image est plutôt jolie à regarder, très jolie même. Les personnages comme les décors sont filmés avec dynamisme et saturation : les dialogues ne sont jamais statiques. Malgré tout, le film est assez long et il n'est pas évident de rester parfaitement concentré de bout en bout. L'intrigue passe par des détours pas toujours utiles pour arriver à une situation finale assez sombre : l'éclatement de la famille. Seule Araweelo semble voir les nuages se dissiper. Mention spéciale pour la scène de révélations autour de la paternité de Cigaal qui m'a fait un petit quelque-chose, ainsi que le jeu bluffant du petit garçon qui joue son rôle.
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