Née à Singapour, Nelicia Low a participé à des compétitions nationales d'escrime, dans sa jeunesse, avant de se tourner vers sa véritable vocation : le cinéma. Tourné à Taïwan, En Garde, son premier long métrage, utilise ce sport de duels comme fil rouge, en s'engageant dans un combat fraternel très complexe, qui oscille entre bienveillance et manipulation. La force du film tient à son atmosphère, qui peut passer d'une ambiance presque fleur bleue à de violentes scènes déstabilisantes. Le dénouement, par exemple, est assez inattendu et rejoint, par son intensité, les toutes premières images et quelques flashbacks qui accentuent le caractère équivoque de la relation entre ces deux frères. Outre les scènes de gymnase ou de compétition, forcément très efficaces, eu égard au CV de la réalisatrice, le film laisse aussi de la place pour exister à des seconds rôles (la mère) qui marquent également par leur finesse de trait, alors que l'interprétation générale, et notamment celle de ses deux jeunes protagonistes principaux, est tout à fait remarquable. Intelligemment, En garde laisse planer des interrogations, usant parfois d'ellipses, et maîtrise parfaitement le caractère hybride de son récit, autant drame psychologique et familial que thriller ou film d'apprentissage. Nelicia Flow : une nouvelle fine lame du cinéma asiatique ? Très certainement !
Excellente découverte du festival Chéries chéris de Paris 2025. Les images sons magnifiques, l'histoire démente et le doute aussi continu que la tension. Un choc
Vu en avant-première au festival Chéries-Chéris de Paris 2025. Troublant scénario, réalisation sans faute, superbes images d'escrime et acteurs talentueux, parfaitement dirigés. On en ressort un peu sonnés, car le mystère aurait pu simplement rester total sans nuire au sens caché de l'intrigue.