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Theo
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3,0
Publiée le 1 mars 2025
Le troisième volet de la saga X de Ti West avait toutes les cartes en main pour offrir une conclusion retentissante à l’odyssée sanglante de Maxine Minx. Mais là où X était un hommage habilement tordu aux films grindhouse et Pearl un conte macabre d’une ambition rare, MaXXXine s’égare dans les vapeurs de son époque et peine à trouver l’équilibre entre ses aspirations et son exécution.
Dès les premières minutes, le film nous plonge dans le Los Angeles de 1985, clinquant, vulgaire, où les illusions s’effondrent sous les lumières aveuglantes d’Hollywood. Maxine, survivante du massacre de X, tente de s’arracher à son passé sordide en décrochant un rôle dans un film d’horreur mainstream, mais la noirceur de son existence la rattrape. Un tueur mystérieux rôde, les fantômes du passé refont surface, et la ville elle-même devient un personnage aussi menaçant que fascinant.
Le principal atout du film réside dans l’atmosphère poisseuse que West parvient à distiller avec une certaine virtuosité. La photographie néon et les cadrages stylisés transpirent l’amour du réalisateur pour le cinéma des années 80. Chaque plan semble être une lettre d’amour au slasher de cette décennie, des films de Brian De Palma aux œuvres plus obscures du vidéoclub. À ce niveau, difficile de reprocher à MaXXXine un manque de style.
Mais sous cette carapace séduisante se cache un film qui peine à pleinement convaincre. Là où Pearl s’appuyait sur une écriture méticuleuse et une performance habitée de Mia Goth, MaXXXine s’abandonne à une intrigue désordonnée, enchaînant les péripéties sans parvenir à créer une montée en tension réellement efficace. Le mélange entre thriller hollywoodien, slasher, et satire du star-system donne un cocktail intrigant sur le papier, mais inégal à l’écran. L’intrigue policière manque de mordant, les personnages secondaires peinent à exister, et l’ensemble repose presque entièrement sur l’aura de Maxine sans jamais la faire véritablement évoluer.
Ti West semble avoir voulu livrer un conte cauchemardesque sur la célébrité, un film où l’ascension et la chute d’un personnage se mêlent au chaos d’un Hollywood décadent. Mais au lieu d’une épopée percutante, nous avons une œuvre qui, à force d’accumuler les références et les effets de style, manque d’impact émotionnel. La violence graphique, bien que soignée, n’atteint jamais la sauvagerie viscérale de X, ni la terreur latente de Pearl. Le tueur masqué, qui aurait pu devenir une icône du slasher, manque cruellement d’aura et de présence. Les meurtres, bien que bien mis en scène, peinent à véritablement marquer.
Et puis, il y a le final. Un climax qui se veut grandiose, apocalyptique, mais qui souffre d’une exécution trop alambiquée. La confrontation entre Maxine et son passé aurait pu être un sommet de tension, une explosion d’émotion et de violence. Mais l’écriture hésitante et le rythme en dents de scie empêchent toute véritable montée en puissance. On regarde, intrigué, mais jamais totalement emporté.
MaXXXine n’est ni un triomphe, ni un désastre. Il est techniquement abouti, visuellement accrocheur, et bénéficie d’une performance toujours solide de Mia Goth. Mais il lui manque ce supplément d’âme, cette cohésion narrative qui faisait de X un slasher nerveux et de Pearl une tragédie saisissante. Il veut être plus grand, plus intense, plus ambitieux, mais finit par être un peu trop hésitant, incapable de réellement frapper fort là où il le faudrait.
En sortant de la salle, on ne ressent ni l’euphorie d’un grand film, ni l’agacement d’un ratage total. Juste une impression d’inachevé, comme un spectacle de lumières qui ne parvient pas à masquer totalement ses zones d’ombre. Un film coincé entre son ambition et son exécution, qui fascine par moments, mais laisse aussi un léger goût d’opportunité manquée.
Ti West à déjà été plus inspiré, que ce soit X ou Pearl ces films étaient plus des hommages aux films du genres, qu'une réelle proposition de renouveau, mais au moins il était bien mis en scène avec une histoire plus ou moins ficelé, avec une préférence personnelle pour Pearl et sa photographie soigné. Maxxxine bien que disposant d'un budget bien plus confortable, propose moins que les précédents volets en terme d'ambitions de réal, de photographie, d'ambiance, hormis une reconstitution année 80 et une BO réussie ça reste assez pauvre. Le gros soucis vient du scénar, très pauvre, il ne se passe absolument rien , jamais Le film ne décolle. Reste l'interprétation de Mia Gorh convaincante, le reste est ma foi oubliable.
Ti West est un spécialiste de l’épouvante teintée d’horreur. Après quelques nanars du genre au débute des années 2010, il s’est consacré aux séries TV du même métal avant de revenir au grand écran avec ces 105 minutes parfaitement réussies. Los Angeles, dans les années 80. Star de films pour adultes et aspirante actrice, Maxine Minx décroche enfin le rôle de ses rêves. Mais alors qu’un mystérieux tueur traque les starlettes d’Hollywood, des indices sanglants menacent de dévoiler le sombre passé de Maxine. Une bonne surprise dans un genre qui ne nous en réserve plus beaucoup. Se laisse franchement regarder. C’est le troisième volet d’une trilogie composée des films X (2022) et Pearl (2023) (prequel de X). Mia Goth reprend son personnage dans chacun des films mais à un autre stade de sa vie, à l'aube de la célébrité. Si les deux premiers films n’ont coûté qu’un million de dollars chacun, celui-ci est plus ambitieux affichant un budget de 15 millions de dollars. On parle donc d’une trilogie porno-horrifique. Trilogie, c’est sûr, mais le porno n’est qu’une toile de fond et l’horrifique est tièdasse. Non, l’intérêt se trouve dans la personnalité de l’héroïne et aussi dans tous les clins d’œil réservés aux fans du genre, de Massacre à la tronçonneuse à Psychose. L’autre originalité est de nous montrer un Los Angeles sale et méchant, et un Hollywood miteux qui semble appartenir au passé. Cette histoire de descente aux enfers n’est sûrement pas un hommage au ciné des années 80 mais plutôt le récit d’un star-system monstrueux. Le film est défendu par un très bon casting. Avec surtout la britannique Mia Goth, étonnante dans le rôle titre et qui est de tous les plans. De par son incarnation, elle est le cœur battant de cette trilogie. Elle est très bien entourée par Elizabeth Debicki, Moses Sumney, Lily Collins et Kevin Bacon qui nous gratifie d’un numéro de cabotinage absolument savoureux. Ce film tient plus du thriller que de l’horreur pure. Ti West n’est ni Friedkin ni Tarantino mais il sait filmer et créer des ambiances. C’est décidément ce qui se fait de mieux dans le genre horrifique ces derniers temps sur les écrans.
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3,0
Publiée le 5 août 2024
« Je n'accepterai pas une vie que je ne mérite pas. » Troisième volet de la trilogie de Ti West, "MaXXXine" est la suite de "X" avec Maxine, star du porno, qui rêve de plus grand et de faire carrière dans le cinéma traditionnel. Un rêve entravé par un passé qui la hante et qui ne veut pas la lâcher... Après les années 70 et 30, le réalisateur nous plonge désormais dans les 80s avec une immersion dans le monde du cinéma et d'Hollywood alors que l'industrie est perturbée par un tueur en série. Le rendu de l'époque - l'ambiance, le style, le cadre, l'habillage - est formidable, par contre l'histoire est très classique et finalement sans surprise. Alors que le passé et le présent, mais aussi la fiction et la réalité, s'entrechoquent, j'attendais une pirouette scénaristique pour donner une autre dimension à l'histoire, mais cela n'arrive jamais. "MaXXXine" n'est pas l'œuvre la plus réussie de la filmographie de Ti West, mais ça reste un film solide, stylé et bourré de références qui se suit avec attention et plaisir.
Certes ce film est le dernier d'une trilogie remarquable...Mais c'est surtout un "putain" d'hommage au "Slasher" et même au "Giallo". Bourré "ras la gueule" de références cinématographiques. Quelques exemples: -Le choix des éclairages (à dominance rouge & bleu saturé) etspoiler: le look du tueur (ganté et chapeauté), ainsi que du choix d'utiliser le cran d'arrêt comme arme , tout cela renvoient directement au cultissime "6 femmes pour l'assassin" de M. Bava. -Le côté urbain (les rues d'Hollywood), et le choix des victimes (spoiler: des travailleuses du sexe ) renvoie directement à 2 excellentes série "B": la 1ére réalisée par G. Sherman, "Vice Squad" et la seconde "L'Ange de la vengeance" réalisée par A. Ferrara. -Le look de Kevin Bacon: hommage à J. Nicholson dans "Chinatown" de Polanski. -Quelques clins d'oeil au "Body Double" de B. de Palma, qui n'était pas le dernier pour rendre hommage, principalement à A. Hitchcock... Tiens...Bin la boucle est bouclée, puisque l'on retrouve le décor principal de "Psychose" dans le film. Bref... MaXXXine est un film de fan, pour les fans...Mais aussi pour tout les autres spectateurs.
Une plongée dans les années 80 qui joue avec les codes de l’époque, du gore, de la série Z, pour livrer un thriller féministe déroutant mais assez jouissif. La réalisation est minutieuse et Mia Goth envoûtante.
En nous embarquant dans l’envers d’un Hollywood plus policé, MAXXXINE rend hommage à toutes les starlettes qui n’ont pas réussi à percer à Hollywood et à celles que le public et les producteurs ont discréditées après des apparitions dans des films dénudés.L’autre grand atout du film c'est l'actrice Mia Goth qui est toujours géniale. Les décors sont soignés, la BO vivifiante et l'esthétisme mi glamour-mi gore.Un kif !
je suis très déçu de cette suite, malheureusement rien ne va, la mis en scène est vraiment mauvaise, l'histoire est vraiment poussif et il ne ce passe pas grand chose, on s'ennuie fortement, bref.....dommage
Maxine c'est exilé à Los Angeles pour sa carrière d'actrice mais son passé et surtout ses traumatismes qu'elle a subi avec son père et ce qu'elle à subit sur le tournage t'il y a moins 6 ans son toujours présent. Maxxxine est devenu une icône mais à quel prix.
Je sors de la séance. Je ne me suis jamais autant ennuyée devant une toile. Pas habituée aux films d'horreur, je ne savais pas que l'on.pouvais attendre la fin d"un.film avec autant d'ennui et sans une seconde d'angoisse ou d'étonnement.
Film hybride, décalé et aux multiples références, MaXXXine s'intéresse aux tentatives d'une actrice du X à obtenir le principal rôle d'un navet hollywoodien. Situé dans les années 80, cette oeuvre s'inspire à grandes louches des univers de Brian de Palma (Body Double) et de David Lynch (Mulholland Drive). Plutôt réussi et assez drôle, MaXXXine peine toutefois à trouver sa propre identité et finit par être une pâle copie de vrais chefs d'oeuvre.
Même si décors et BO nous ramènent dans les années 80, cela ne suffit pas à sauver cette vraie-fausse série B avec son scénario qui tient sur un timbre posté.
Ça se regarde pour l’imagerie de qualité et l’atmosphère. Mais le scénario est assez simpliste avec une fin on ne peut plus cliché dans ce genre … bref un film qui sera vite oublié
Frissons gores parsemés d’hémoglobine généreuse sur fond de scénario au final bien classique font de ce film, heureusement tres bien interprété et bien réalisé : un bon petit « film d’horreur ». Les nombreux rappels aux grand classiques d’Hitchcock sont plutôt réussis. Ça se laisse voir sans empêcher de dormir personne.