En 2024, Ti West achève sa trilogie mettant en scène le personnage interprété par Mia Goth. Alors qu’une starlette du X trouve enfin un rôle dans un film d’horreur, un tueur en série sème la terreur dans les rues de Los Angeles. D’un point de vue formel, la reconstitution de l’ambiance des années 1980 est savoureuse, appuyée par une bande son allant de ZZ Top à Kim Carnes. On peut également lire en filigrane une critique de l’industrie hollywoodienne de l’époque. Pour le reste, on a le droit à un scénario en forme de mille-feuilles, intégrant des références aux deux films précédents, des clins d’œil aux grands classiques du cinéma, du girl power intraitable pour se conclure en forme de série Z. Bref, une atmosphère poisseuse diluée dans un récit saugrenu.
Clôture de la trilogie de Ti West avec ce petit thriller horririfique brassant le côté nostalgique de l'âge d'or du ciné d'horreur et porno de Hollywood à l'époque de Video Future. Gore sans être too much, avec un scénario convenable, une petite série B, classique.
Le réalisateur Ti West conclut sa trilogie avec ce troisième épisode retrouvant le personnage de « Maxine » décrochant un rôle dans un petit film d’horreur pour laisser derrière elle sa carrière dans le porno. Cette femme en quête de gloire mêlée à un cycle de vengeance et de violence est toujours incarnée par l’excellente Mia Goth. La mise en scène du cinéaste demeure dans la lignée des précédents opus avec son hommage pulp au cinéma bis. Bel exercice de style un poil désincarné doté d’un aspect volontairement cheap. Pour autant mais le réalisateur a su façonner une trilogie délicieusement macabre à l’aspect.
C'est l'envers du décors la toile de fond de ce film. L'ancienne actrice porno voit la lumière au bout du tunnel, mais dans l'ombre quelqu'un tente de la faire chanter, mal lui en pris à ce sosie de Buster Keaton, à se détective privé trop intrusif, à tous ceux qui de trop près tente s'approcher d'elle. Maxine ne fait pas dans la dentelle : Elle écrabouille tous ceux qui tentent de freiner son ascension. Le tueur de la nuit satanique court toujours. Elle perd trois amis en trois jours, et son passé qui la hante, qui cherche à lui nuire ? La police veut l'aider, mais elle, veut-elle aider la police ? Seule, elle a appris à se défendre. Dans les arrières des grands studios jusque dans la maison de Psychose, tout paraît vrai, tout n'est que façade. La notoriété se construit, elle sera Véronica dans le film d'horreur tant attendu « La Puritaine 2 ». Symbolique non ? Maxine dans la vie ou comme actrice est tout, sauf puritaine. La police traque Maxine, Maxine traque le tueur de la nuit, Le tueur de la nuit traque les jeunes actrices débutantes qui se pervertissent au nom de la gloire, les jeunes actrices traquent le succès et le paient de leur personne. Faut-il avoir été la fille du Diable pour atteindre les étoiles. Toute la perversité du monde du spectacle est dans le fait : Jusqu'où êtes vous prêtes à aller pour réussir dans un monde si machiste. Par quels sacrifices et humiliations jeunes femmes allez vous passer pour qu'on vous fasse croire que vous êtes Star. Derrière les majestueuses lettres blanches qui dominent la cité des anges sont aussi des vies de souffrance. Ma note est 3,4 sur 5. Parce que c'est aussi un film sur les actrices qui ont beaucoup de force et courage pour avoir enfin leur place dans les métiers de ce 7ème Art.
Maxxxine vient clore cette trilogie et c'est réussi, la boucle est bouclée. Le gore est toujours là même si comme l'ambiance glauque propre à Pearl et X, ici tout est un peu edulcoré pour laisser place à l'enquête. Mia Goth est une fois de plus excellente. Une trilogie bien sympathique à suivre.
MaXXXine, dernier volet de la trilogie entamée par X et Pearl, promettait un final incandescent. Mais à force de vouloir trop en faire, Ti West accouche d’un film clinquant, déséquilibré, et souvent creux. L’industrie hollywoodienne en prend pour son grade, certes. Mais pas sûr qu’elle s’en rende compte.
Los Angeles, années 80. Maxine Minx rêve de percer dans le cinéma. Pour ça, elle est prête à tout : mentir, vendre son corps, oublier qui elle était. Après le désir cru de X et l’ambition dévorante de Pearl, MaXXXine clôt une trilogie sur l’identité, le corps, et le besoin d’être vu. Mais ici, le rêve de célébrité vire à l’illusion. Maxine devient célèbre, oui. Mais elle n’est plus une actrice : elle est devenue le film. Sa vie se fond dans la fiction. Et elle s’y perd.
Le film a ses idées. Le tueur ? Un télévangéliste fanatique qui traque l’industrie du sexe tout en étouffant ses propres démons. Une charge bienvenue contre le puritanisme américain, coupable de générer les monstres qu’il prétend éradiquer. Et le vrai monstre, au fond ? Ce n’est ni Maxine, ni son père, ni la Bible. C’est ce regard du public. Cette lumière toxique. Cette obsession de percer dans les yeux des autres.
Mais toutes ces pistes restent théoriques. En pratique, le scénario tourne à vide. La première moitié séduit : ambiance rétro, rythme soutenu, promesse d’un crescendo maîtrisé. Puis le film s’effondre. Dès que le détective commence à filer Maxine sur les plateaux, tout déraille. L’intrigue se brouille, les incohérences s’enchaînent. Le final ? Prévisible. Peu marquant. Même la révélation du tueur tombe à plat.
Oui, c’est beau. Stylisé. Saturé de néons. Mais la forme ne sauve pas le fond. Les meurtres sont graphiques, sans tension. Les dialogues sont creux. Et le film donne parfois l’étrange impression de regarder un téléfilm qui se prend pour un chef-d’œuvre.
Mia Goth reste fascinante. Magnétique. Mais même elle semble ici enfermée dans une coquille vide, au service d’un film qui fait du bruit sans jamais vraiment parler.
MaXXXine aurait pu être un grand final. Une descente aux enfers flamboyante. À la place, on a droit à un feu de paille, un mirage fluo, un grand vide sur pellicule.
Il y avait mieux à faire. Et surtout, mieux à ressentir.
"Pas mal" en effet car il faut le dire, le jeu de la jeune Mia Goth est incroyablement réaliste. Elle arrive parfaitement à jouer le rôle d'une actrice por*ographique qui cherche à trouver du taff pour se faire connaître dans un monde masculiniste. Mais cette histoire est malheureusement mal intégrée dans l'autre histoire qui concerne cette fois-ci un tueur en série, spoiler: dont on saura à la fin qu'il s'agit de père . Je trouve cela dommage que n'a pas été mis en avant le côté morbide qu'on connaissait des deux précédents volets.
Troisième volet de la saga réalisé par Ti West et qui se déroule quelques années après les événements de X, ce long-métrage est une très belle réussite. La réalisation est de qualité, Mia Goth est toujours aussi excellente et l'histoire se suit avec un grand intérêt.
Ce dernier volet de la saga sur le système d'Hollywood est une vraie conclusion réussie. Un hommage au ciné de genre de De Palma à Hitchcock il y a beaucoup de références et de clins d œil. Réalisation soignée un bon film .
Film d'horreur avec une pas pire histoire. C'est joué de manière pas sérieuse par moments mais plus souvent sérieusement. Ça pousse un peu fort les invraisemblances quand même. Ça fait parodie à la fin. Quand même regardable avec des acteurs connus faisant leurs tours.
Bon malheureusement comme la plupart des gens j'ai été déçu par cet ultime opus de la saga X. Loin d'être un mauvais film bien au contraire Ti West nous offre un final que je trouve en demi-teinte. La première heure est vraiment bonne avec cette histoire de tueur en série mais la seconde partie sans spoiler n'est pas vraiment ce que j'attendais et ne m'a pas vraiment convaincu. Mia Goth est toujours excellente dans ce rôle, elle crève l'écran de par sa prestance et son assurance elle semble totalement habiter par son personnage. MaXXXine est le film avec le plus gros casting, ça fait plaisir de voir toutes ses grosses têtes sauf qu'ils incarnent des personnages vides. La mise en scène reste excellente comme dans les opus précédents avec un grain a l'image pour coller à l'époque et niveau décors, couleurs et style vestimentaire l'immersion est totale. Un bon film mais pas le final de saga attendu
Personnellement j'ai trouvé ce film mieux que les précédents. L'univers hollywoodien est pas mal et l cette actrice est excellente comme toujours. A chaque film que je vois d'elle, je suis bluffé.
Maxxxine, le troisième volet de la trilogie d’horreur de Ti West, se distingue par sa tentative d’explorer le registre des tueurs en série et de jouer avec la méta du cinéma d’horreur hollywoodien. Ce film s’écarte du style sanguinolent des deux premiers volets, qui s’inspiraient fortement de l’intensité de « Massacre à la tronçonneuse », en offrant une approche plus narrative et auto-référentielle.
Cependant, l’intrigue peine à trouver sa direction. L’action, bien que présente, met un temps considérable à se déployer, laissant le spectateur dans l’attente d’un rythme qui ne parvient jamais pleinement à captiver. Le scénario semble vouloir aborder de multiples pistes sans vraiment les approfondir, créant ainsi une impression de confusion et de dispersion narrative.
Un point positif indéniable demeure la performance de Mia Goth. Son interprétation, toujours aussi intense et nuancée, apporte une profondeur bienvenue à un personnage sombre et complexe, capable d’instants de proximité bouleversants avec le public. Malgré cet atout, l’ensemble du film semble insuffisamment soutenu pour atteindre la qualité attendue par rapport à ses prédécesseurs.
En définitive, Maxxxine apparaît comme une expérience cinématographique en demi-teinte, où l’ambition de revisiter les codes du genre se heurte à une mise en scène hésitante et à un scénario qui part dans tous les sens. Une proposition décevante pour ceux qui espéraient retrouver l’intensité et la cohérence narrative des premiers volets de la trilogie.
Trop rapidement Ti West démontre ses limites et tourne en rond avec tout ce que l'on connait déjà du personnage de Maxine Minx, la célébrité à n'importe quel prix et peu importe la voie, j'y vois ici une obsession répugnante du réalisateur pour Mia Goth.
(D'ailleurs, limite pas besoin d'avoir vu X étant donné que le réalisateur comble des trous en nous repassant le film)
Il faut avouer que l'actrice dégage une aura, elle déborde littéralement d'assurance, elle le sait et en joue très bien, ceci n'explique pas celà et les gros plans constant du réalisateur sur Maxine, cette façon de la filmer tel un charognard est dérangeante.
Passé le beau grain, bien 80's, Ti West ne sachant pas quoi raconter, passe son temps avec des références pompeuse sans même les exploiter, de plus il prend son public pour des imbéciles en insistant bien sur le film d'où provient l'hôtel le plus connu du monde, navrant.
C'est redondant et absolument pas nécessaire de continuer sur la carte du porno, si elle avait fait mouche dans le premier film c'était à la fois par sa thématique et ce mélange comique/malaise.
Ici, ce n'est simplement que pour assouvir un fantasme et jouer sur le physique d'une actrice qui est pourtant bourré de talent.
C'est bêtement vulgaire et le machisme est plus que lourd, il ne sera pas effacé par cette scène réussie où Mia Goth peut enfin faire preuve d'explosivité face à Kevin Bacon.
Utilisé la carte d'hommage pour des scènes de crimes aussi pitoyables ?
Le pire je pense, c'est ce moment où il ose évoqué la sororité alors qu'il utilise chaque femme de son histoire comme des objets sexuels et de tortures, encore une fois Mia Goth ne peut pas effacer tout le reste à coup de canon scié.
Le film n'a aucune identité à vouloir faire un clin d'œil à tout le monde, il propose un plot twist des plus ridicules et totalement incohérent mais puisqu'il a décidé que nous sommes des imbéciles.
Un gun fight minable, une conclusion ridicule et qui n'en finit pas, voilà comment détruire une trilogie.