Ces "contes surprenants" sont une succession de plusieurs histoires de vie dont certaines, en partie seulement, vont se rejoindre. Leur point commun est une violence parfois excessive et sanguinaire. ce projet déroutant, destructuré peine à former un scénario cohérent, ajouté à un aspect fantastique et autres incrustations visuelles. Même le pouls de la période des années 80 n'est que partiel. Un ratage.
Freaky Tales m’a totalement embarqué·e dans un voyage rétro comme j’en avais rarement vu au cinéma. L’ambiance 1987 est tellement bien restituée qu’on a l’impression d’y être : la musique, les fringues, les décors… tout respire cette époque avec un vrai amour du détail.
Ce que j’ai vraiment apprécié, c’est l’originalité du film. Il ne suit aucune recette classique, chaque partie a son style, son ton, sa surprise. C’est à la fois un hommage et une réinvention. Et même si c’est parfois un peu fou, ça reste cohérent dans son énergie et son univers.
Un ovni cinématographique qui assume son grain de folie, et qui fait du bien à l’heure des films trop formatés. Un vrai trip visuel et musical, à savourer pour ce qu’il est : unique.
Le duo qui avait été choisi un peu à la surprise générale (car totalement inconnu au bataillon) pour réaliser le premier « Captain Marvel » (pas l’horrible second on vous rassure) nous livre leur premier film depuis. Près de six ans après, probablement le temps pour se remettre d’une expérience inaugurale au sein d’une énorme machinerie hollywoodienne comme peut l’être un film Marvel/Disney, Anna Boden et Ryan Fleck nous livre ce drôle de film qui ne ressemble à rien de connu. Après avoir réalisé des épisodes de diverses séries, les voilà qui nous offrent donc ce qui s’apparente à un film très personnel.
En effet, difficile de résumer ce « Freaky Tales » tout autant qu’il semble impossible de le mettre dans une quelconque case. Voilà un projet qui ressemble à une anomalie dans le paysage cinématographique hollywoodien actuel et qui navigue à travers les genres sans vraiment en épouser aucun. On peut même se demander comment ils ont pu réussi à trouver des financements pour un truc pareil au sein duquel ils ont su enrôler Pedro Pescal et faire venir Ton Hanks pour un savoureux et long caméo. Bref, en voilà un film bizarre et semblable à nul autre. Et c’est aussi bien une qualité qu’un compliment.
On est autant dans une sorte de film anthologique ou films à sketches, puisqu’il est divisé en quatre morceaux indépendants prenant pour contexte spatio-temporel la ville californienne d’Oakland en 1987, que dans un film choral car les personnages se croisent tout de même tous à un moment ou à un autre, bien que les liens soient extrêmement ténus. « Freaky Tales » est une sorte d’hybride intéressant entre les deux où on croisera une secte de développement personnel, un basketteur adepte des arts martiaux asiatiques, des skinheads s’opposant à des punks, des rappeuses en quête de célébrité et un gangster bientôt papa qui veut se ranger. Et des lumières vert fluo porteuses d’une énergie étrange (!).
Le film va nous offrir des tranches de vie admirablement fondues dans une ambiance 80’s du meilleur effet. En effet, en ce qui concerne la reconstitution de l’époque c’est un 10/10! La patine de l’image, les looks, les décors et le way of life californien de cette période est excellement bien rendu. Manque juste quelques tubes plus connus de l’époque pour parfaire le tableau. « Freaky Tales » a en outre la qualité d’être rythmé et de ne jamais nous ennuyer surtout qu’on ne sait jamais vraiment où cette OFNI (Objet Filmique Non Identifié) va nous emmener. Et, fait rare, aucun des segments ne supplante l’autre ou se révèle moins performant. Il y a une homogénéité et un charme propre à chacun.
En revanche, il faut avouer qu’une fois terminée, cette expérience aussi peu commune qu’accessible à tous on se demande vraiment quel était le but des cinéastes. Gros pot-pourri de références de toutes sortes de l’époque (de la Blaxploitation aux films de yakuzas en passant par les classiques de vidéoclubs et les délires des sectes ou des extraterrestres), il tente parfois de moquer les maux de l’époque qui gangrènent encore la nôtre (racisme, homophobie, ...). Mais si le moment est sympa et sacrément surprenant, tout cela demeure vraiment éphémère et un peu vain tant le but de tout cela reste opaque. Alors prenons le comme une séance de déconnade comme en voit qu’une par année!
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vu aux usa vraie série b pour les amateurs mélange de warriors sorti dans les années 80 et de blaxpoitation la bande son déchire également bon visionnage si il sort un jour en France...
J'ai trouvé ce "Freaky Tales" très moyen avec ses quatre histoires qui convergent et se déroulant à Oakland en 1987. Comme souvent dans les anthologies, l'inégalité des récits prime ! Ici, on a affaire à des losers magnifiques qui essaient de s'en sortir comme ils peuvent. On a toutefois l'impression que les scénaristes ne savaient pas trop quel genre ils allaient adopter pour leur film car l'irruption du surnaturel n'est qu'un leurre et on aurait tout aussi bien ou s'en passer ! Malgré tout, le meilleur chapitre le plus faible est le 2, car il n'a rien de spécial tandis que le meilleur est le 3 grâce à un très bon Pedro Pascal et un caméo génial. En somme, un retour dans les années 80 plein de références et d'hommages pour un film divertissant, excentrique, amusant, surnaturel et sanglant.
À Oakland en 1987, une tempête surnaturelle se prépare au-dessus de la ville. Les punks adolescents défendent leur territoire contre les skinheads néonazis. Au même moment, un duo de rap se bat pour l'immortalité du hip-hop. Un homme de main fatigué voit une chance de se racheter, tandis qu'un All-Star de la NBA règle un vieux compte...
3 histoires, dans cette réalisation, je n'ai pas aimé les 2 premières, malgré le look très rétro, juste la dernière avec Pedro Pascal passe encore correct sans plus.
C’est tellement ma came ce genre de films sous stéroïdes qui assume son délire à 200%, le casting de fou furieux, la BO aussi ( y’a du Metallica putain ), ça change de ratio, ça tente de l’animation, ça gribouille sur l’image, ça retire des couleurs et ça en ajoute d’autres..
C’est juste hyper généreux, l’esthétique est très atypique avec une photographie aux p’tits oignons, c’est violent juste comme il faut mais tout en restant ultra décomplexé, jouissif et parfois même poétique
Bref je suis jaloux de ne pas avoir réalisé ce film, il est dingue
PS: J’vais pas spoiler le caméo de fou qu’il y’a dans le film mais j’ai hurlé
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3,0
Publiée le 28 avril 2025
« L'outsider croit pouvoir faire l'impossible... » "Freaky Tales" se compose de quatre histoires entrelacées qui se déroulent à Oakland en 1987. Malgré sa structure et l'annonce des différents chapitres, il s'agit plus d'une histoire avec différents points de vue qu'un pur film à sketches. Un découpage qui ne nuit pas à la fluidité de la narration tandis que la connexion avec les différentes parties fonctionne très bien même si ça n'empêche pas l'ensemble d'être inégal comme très souvent dans cet exercice-là. Anna Boden et Ryan Fleck mettent en scène des outsiders face à une situation qui semble impossible à surmonter. Des histoires très souvent de vengeance avec une morale autour du karma. Pour moi, le chapitre le plus faible est le 2, car il n'a rien de spécial tandis que le meilleur est le 3 grâce à un très bon Pedro Pascal et un caméo génial. En somme, un retour dans les années 80 plein de références et d'hommages pour un film divertissant, excentrique, amusant, surnaturel et sanglant.
Le coté retro pour les fans des années 80, avec quelques references et guess, par contre l'histoire est un peu fade comme une menthe à l'eau mal dosée.
Vu en vostfr en streaming c'est un film Badass,violent,que du bonheur,les quatre histoires sont réalisés de manière à ce qu'elle soit relier, elle sont bien raconter,on a aussi l'apparition de tom hanks.