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GARAL
11 abonnés
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4,0
Publiée le 20 septembre 2026
2 jeunes hommes l'un au Ghana l'autre au Québec dont les histoires personelles n'offrent pas de possibilité de rapprochement mais qui ont en commun spoiler: [/spoile[spoiler]r]'absence de leur père. . Difficile d'en dire plus pou ceux qui n'ont pas vu le film car le scénario joue avec le spectateur en ne distillant les informations que très progressivement ce qui conduit le spectatateur à se faire son film en utilisant les éléments laissés en pature. Une certaine humanité transparait au final au milieu de l'adversité malgré une situation à priori bloquée. Premier film très maitrisé qui remplit sson objectif..
Sur un sujet actuel, un bon film qui nous montre comment ceux qu'on appelle les brouteurs procèdent pour arnaquer de riches clients européens ou américains qui se font dépouiller sans pouvoir y faire grand chose... Deux jeunes gens, Kojo au Ghana et Tony au Québec qui à priori n'ont rien à voir rien avec l'autre finissent par se rencontrer à la suite spoiler: d'une escroquerie pratiquée par l'un envers la mère de l'autre... Deux mondes complètement opposés, une Afrique grouillante et pauvre, un Canada où la vie est tout de même beaucoup plus aisée. On ne peut pas raconter la fin d'ailleurs spoiler: je me suis posé la question si Tony s'en sortait vraiment après l'incendie de sa moto et son opération. . Le film est divisé en trois chapitres, mais on n'a pas trop l'impression d'un découpage artificiel. Et la photo est magnifique, c'est un film très esthétique, avec des images superbes..
Sur le phénomène moderne des brouteurs, basés en Afrique, on se souvient au cinéma de Seules les bêtes qui abordait plutôt intelligemment le sujet. Dans Paradise, Jérémy Comte semble vouloir imposer d'emblée une ambition narrative, mais aussi esthétique, en pariant sur un véritable puzzle englobant des actions situées au Ghana et au Québec. Si l'idée est de désorienter et d'intriguer le spectateur, c'est assez réussi, du moins au début, le film devenant moins passionnant dès lors qu'il s'éclaircit dans ses enjeux. Le récit aurait gagné à davantage développer la psychologie de ses principaux protagonistes et l'affrontement promis pour son dénouement ne tient pas vraiment ses promesses, ébauchant une morale en comparant la jeunesse dans un pays dit développé et dans un pays africain. Qui plus est, le passage au thriller constitue un changement de tonalité qui ne convainc pas complètement. Néanmoins, Paradise a le mérite de garder certains aspects mystérieux et de ne pas chercher à tout expliquer. Il essaie d'éviter la caricature de ses personnages, y parvient à peu près, et son aspect onirique, pour sa partie ghanéenne, ne manque pas d'attrait. Reste peut-être à attendre un film tourné par un cinéaste africain qui prendrait à bras-le-corps le thème du broutage de manière réaliste.
Deux récits d’abord parallèles vont se rejoindre : l’histoire de Kojo au Ghana, adolescent livré à lui même depuis la disparition en mer de son père, et celle de Tony au Québec qui se questionne sur le mystérieux amoureux de sa mère. Le film bascule dans une histoire un peu déjà vu et sans grande originalité (qui écume les clichés à mon goût). Décevant.
Un petit chef d’oeuvre. Quelle beauté photographique ❤️ les avteurs sont excellents et l’histoire bien ficelée. il aurait du être distribué plus largement, je vais au cinema pour ce genre de films !
Scénario : bon Réalisation : bon Rythme : très bien Acting : très bon Ressenti : Mis en déroute
Un film qui ne cesse de surprendre et de faire réfléchir aux relations humaines. En effet, l'histoire semble d'abord mettre en exergue les dangers que peuvent représenter certains attachements trop hâtifs ou déraisonnés, mais elle ne s'arrête pas là. En montrant plusieurs points de vue, plusieurs histoires, même, tout finit par se mêler du mieux possible, le réalisateur parvient à nous saisir et nous tenir en haleine tout du long, jouant avec nos a priori et nos stéréotypes. Belle image.
Deux pays bien opposés, deux jeunes qui le sont tout aussi bien ...l' un sur fond d'internet tente de survivre et d'escroquer qui s'y laissera prendre et l'autre défend bec et ongle sa mère qui s'est fait pieger par ceux-ci... le fil d'ariane des deux jeunes serait leurs père disparus ! y aurait il un lien ? vous le saurez en voyant le film.....
Un premier film d’une grande sincérité, porté par une cinématographie absolument folle. Chaque image est habitée, chaque personnage profondément humain et construit avec beaucoup de justesse. Un récit sensible et touchant, qui reste longtemps en tête après la projection.
De nouveau un excellent film à voir..mais pourquoi est-il aussi peu distribué ! L’image est magnifique et en met en valeur le contraste entre les deux continents. Une œuvre forte, bien construite et humaine.
Mais comment cela se fait-il que je n'ai pas entendu davantage parler de ce film ?
Ce qui est génial c'est que la bande-annonce ne dévoile rien du récit : la surprise est totale !
On suit l'histoire de deux familles que rien ne rapproche : deux pays avec deux cultures radicalement différentes mais au fur et à mesure de l'avancée de l'histoire on va se rendre compte qu'elles sont reliées...
Un film sur un fait d'actualité de plus en plus répandu mais je n'en dévoilerai pas davantage !
La tension monte crescendo car le scénario prend le temps de poser le contexte. L'écriture intelligente permet de saisir chaque instant et on se rend compte que ces deux jeunes que tout oppose ont finalement plus de points communs que prévu...
Le final m'a laissé sans voix et on se rend compte que les choix de vie ne tiennent qu'à un film et qu'ils peuvent avoir des conséquences irréversibles : un choc !
Une très belle surprise que je vous invite à découvrir très vite !
"Paradise" a pour héros deux jeunes hommes, à peine sortis de l'enfance que rien a priori ne semble relier. D'un côté, au Ghana, Kojo qui grandit sans mère aux côtés de son père, un pêcheur. De l'autre, au Québec, Antoine qui grandit sans père aux côtés de sa mère, laquelle a noué une relation avec un capitaine américain au long cours.
"Paradise" est un film québécois à la construction originale. Comme son affiche renversante (!) le montre, comme son pitch l'annonce, il est tout entier construit autour de l'imbrication de deux histoires a priori sans lien entre elles.
Il ne faut rien dire de ce lien. Sa découverte, au mitan du film, est sacrément étonnante. Rien ne me l'avait laissé deviner. Vous surprendra-t-elle autant qu'elle m'a surpris ?
Ce lien ouvre sur un autre film : celui précisément où les chemins de Kojo et d'Antoine vont se croiser. Le film avait le choix entre plusieurs options. Celle qu'il choisit n'est pas la plus crédible. Elle n'est pas non plus la plus réussie.
spoiler: "Paradise" creuse une question sacrément contemporaine : celle de nos solitudes immenses, de la façon de les combattre et de la crédulité déconcertante qu'on peut alors manifester.
Le sujet est fascinant. Il prête à rire alors qu'il est diablement sérieux. Anne Deneuchatel, la victime de l'arnaque au "faux Brad Pitt", en a fait les frais. Je serais curieux de lire le livre qu'elle a tiré de cette rocambolesque histoire. Comment fonctionnent les "brouteurs" ? quel public visent-ils ? quels ressorts actionnent-ils ? quel est leur taux de succès et d'échec ? comment leurs victimes tombent-elles sous leur emprise ? se relèvent-elles de leur désillusions après avoir compris qu'elles ont été flouées ? ont-elles des recours juridiques ?
En 2023, Armel Hostiou avait raconté dans "Le Vrai du faux" comment il était allé au Congo sur la piste de l'homme qui avait usurpé son identité pour créer un faux compte Facebook. Colin Niel avait dans "Seules les bêtes", un livre chorale à la construction savamment sophistiquée, utilisé un tel personnage. J'avais beaucoup aimé l'adaptation que Dominik Moll en avait tirée. "Paradise" traite le sujet moins sous l'angle du thriller que sur celui du drame grec presqu'élégiaque. Pas sûr que ce parti pris poétique soit le meilleur angle pour traiter cette question passionnante.
Images léchées, spécialement lorsque la caméra s’attarde sur Dojo (pas sûr de l’orthographe), et montage nerveux. Hélas, des personnages d’une médiocrité sans limite de part et d’autre de l’océan, et au final un petit film déprimant.
Je me souviens que le sujet a été déjà traité au cinémaspoiler: ( l’arnaque par téléphone depuis l’Afrique) - par
(Laurent Cantet ? Xavier Gianolli ? ) . J’ai un doute. Pour en revenir au film, il est magnifique de tension et de réalisme, avec une mise en scène quasi sublime et des acteurs véhiculant plus que de l’émotion, une exaltation presque perverse. Bref du grand art autant dans le scénario que dans la mise en scène, millimétrée. Trois chapitres passionnants spoiler: et une histoire comme il doit en exister quand de pauvres jeunes hommes africains, veulent extorquer de l’argent à des américains ou européens. Je dois dire qu’on ne peut lâcher ce film avec un format idéal ( 90 minutes). Le film est sous titré, mais cela ajoute à sa gravité, à sa profondeur. Le message est d’une grande maîtrise et doit avertirspoiler: sur les dangers d’internet. À voir absolument.
Ambitieux et fragile à la fois, Paradise déploie un imaginaire visuel et moral fort dans sa traversée Ghana–Québec, en questionnant la prédation Nord‑Sud et la recherche de paradis artificiels. Un premier long inégal, mais singulier et profondément habité. Lire la critique sur le site d'Africultures.