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Phil du 9
1 critique
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5,0
Publiée le 3 avril 2024
Magnifique premier film de Julie Navarro plein d'humanité et d'humour traitant d'un sujet complexe avec beaucoup d'intelligence et subtilité. A voir absolument.
Film avec un message social et politique aussi Émouvant et drôle à la fois Acteurs formidables en plus Un peu subjectif j'avoue car j'adore Camille Cottin st Benjamin Biolay et que je suis éducatrice L'acteur afghan est extraordinaire.
On le voir venir de loin ce personnage de journaliste rock, désabusé et cynique, qui va progressivement s'ouvrir aux autres. Au commencement de Quelques jours pas plus se trouve un roman intitulé 'De l’influence du lancer de minibar sur l’engagement humanitaire" dont l'adaptation s'est fondée sur une grande fidélité mais aussi une accentuation du côté social, avec un travail quasi documentaire sur le quotidien stressant de membres d'associations dédiées à l'aide aux migrants. Un monde qui n'a évidemment rien à voir avec celui du journaliste égocentrique évoqué plus haut et dont le dessillement face à ce que représente l'engagement est un excellent vecteur de comédie et d'émotion, selon un dosage à bien peaufiner. Quelques jours pas plus est un film sincère et bienveillant qui ne nous prend jamais en otage mais dont la facture visuelle et même l'écriture semblent quelque peu manquer d'audace et d'inventivité, à l'aune, hélas, de beaucoup de films français lestés d'un grand poids social, Généreux mais sans éclat, le film pourtant dans sa manche un atout majeur, peut-être pas suffisamment exploité, à savoir l'alchimie naturelle qui se dégage entre Camille Cottin et Benjamin Biolay, ce dernier, très brillant, s'étant visiblement inspiré avec gourmandise de certains critiques rock bien réels.
Vu aujourd'hui en avant première à Lille. Et que dire ?
Hé bien je suis désolé mais je n'ai pas aimé ce film.
On ne sait pas grand chose du héros, ni pourquoi il décide de faire le voyage : Argent ? Famille ? Aide sociales ? Cela en fait un personnage (migrant) désincarné et qui manquent d'épaisseur.
Le migrant "Daoud" semble même prendre beaucoup de plaisir (presque malsain) dans tout ce qu'il fait, que se soit lorsqu'il s'adresse à Mathilde pour la première fois (me rappelle le film "Le Sadique" réalisé par James Landis) ou lorsqu'il est hébergé chez Arthur Bertier avec un prosélytisme est quasiement mis en valeur par la réalisatrice Julie Navarro. Est ce un choix volontaire de sa part ? Je laisserai chacun se faire sa propre opinion...
De plus, le scénario contient des lacunes. On est loin de son superbe film de 2013 "La plus belle pour aller danser" ou même de "MARDE" Sorti en 2020.
Bref, un conseil : Évitez ce film et attendez le prochain de J. NAVARRO, qui parfois, sort de bons long métrage.
"Quelques jours pas plus", c'est ce que semble vouloir dire notre pays aux personnes qui fuient guerres, dictatures et autres atrocités pour se réfugier en Europe, souvent avec le désir de rejoindre la Grande Bretagne. Seulement, il faut passer par la France, "terre d'accueil" mais à l'administration à la solde de gouvernements hypocrites. C'est aussi le temps court qu'un journaliste bourru accepte, un peu forcé par un concours de circonstances, d'héberger un jeune Afghan. Ce nouveau film sur les migrants est le premier d'une jeune réalisatrice, Julie Navarro qui était jusqu'à présent principalement directrice de casting. Il est l'adaptation du roman de Marc Salbert : De l'Influence du Lancer de minibar sur l'Engagement Humanitaire. C'est plutôt une réussite d'avoir fait se rencontrer Camille Cottin, soit Mathilde, une bénévole à temps plein et même plus que plein dans une association d'aide aux migrants, et Benjamin Biolay, soit Arthur, un critique rock désabusé, un peu en fin de course. La rencontre de la belle et de la bête va recréer l'élan vital qui manquait à l'un et à l'autre par l'amour, bien sûr, mais aussi par les histoires de liens humains et d'amitié. Daoud, jeune Afghan, est joué par Amrullah Safi. Ce n'est pas un acteur professionnel et il joue son propre rôle dans la vie. Il est formidable, lui aussi. Amrullah Safi ne parle pas couramment français et c'est l'équipe du tournage, réalisatrice, acteurs ... qui lui expliquait chaque jour ses interventions. Le film mêle d'ailleurs beaucoup de professionnels et de figurants principalement membres d'associations humanitaires. Le résultat est très convaincant et laisse la part à un degré d'improvisation qui donne une belle impression de réalisme et de vérité. On rit aussi et la scène de la pharmacienne (une vraie pharmacienne lilloise) qui, après avoir conseillé une batterie de médicaments contre la gale, indique que ça ne suffit pas et qu'il faut aussi "traiter l'environnement", c'est à dire tout l'appartement, est jubilatoire. C'est une comédie qui peut être appréciée par un large public et qui, il faut le souhaiter, changera le regard des spectateurs, même les plus hostiles à l'immigration. le film sort le 3 avril
Dans ce film, on découvre le parcours d’un journaliste qui se retrouve par hasard, impliqué et engagé dans une association d’accueil de migrants. La réalisatrice décrit très bien cet univers associatif avec ses bénévoles courageux et militants. On assiste également à la transformation du personnage de ce journaliste qui va finalement s’engager dans cette cause. Le film est bien construit et dégage beaucoup d’humanité.