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vincent LABBE
1 critique
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5,0
Publiée le 10 mars 2025
Original, lumineux, profond. Un grand moment de cinéma mêlant rires et pleurs. Cette comédie sociale est une rare pépite d’une incroyable humanité. Enfin qu’il est bon de voir à l’écran la réalité d’une famille arabe tellement loin des clichés que le cinéma nous sert habituellement. Les personnages et notamment la mère (magistralement interprétée par Camelia Jordana) sont d’une incroyable complexité, en proie au racisme ordinaire des années 90 (et je pourrais dire des années 2025…). Et Damien Bonnard en Charles Martel…je n’en dirai pas plus, un vrai délice. Enfin un mot sur la photo et la musique qui transportent le spectateur dans ce rare et grand moment de cinéma!
Le film Reine mère de Manele Labidi est une œuvre à la fois personnelle et universelle, puisant dans les souvenirs de la réalisatrice pour les réinventer avec poésie. S’inspirant du concept de « biomythographie » d’Audre Lorde, La réalisatrice joue avec la mémoire et l’histoire pour offrir un récit à la croisée du réel et de l’imaginaire. L’un des éléments les plus marquants du film est l’apparition de Charles Martel sous forme d’ami imaginaire, issu d’une leçon d’histoire d’enfance. Ce choix surprenant questionne la manière dont les figures historiques influencent notre identité et comment elles sont instrumentalisées.
Le film mêle habilement satire et comédie sociale en suivant une famille confrontée à la menace d’expulsion, avec Camélia Jordana dans le rôle principal. L’humour y est bien dosé et les acteurs livrent une prestation convaincante. Pourtant, quelque chose semble manquer au récit pour le rendre pleinement abouti. Peut-être est-ce intentionnel, pour illustrer la manière dont l’Histoire se construit avec des omissions et des approximations. Reine mère est une œuvre intéressante qui bouscule les stéréotypes, mais on aurait aimé une profondeur supplémentaire pour que le propos soit encore plus percutant.
Après Un divan à Tunis, la réalisatrice continue d'aborder des sujets comme l'exil et l'acceptation d'autrui avec humour. Une comédie très bien écrite et portée par des comédiens fantastiques.
vu en avant première. Très bon film avec un excellent jeu d’acteur de la part des acteurs principaux. Un très bonne humour qui convient à tout le monde. Seul vrai défaut est la qualité sonore est très souvent un manque de compréhension quand les personnages parle
Intelligente chronique sur l'intégration, le racisme ordinaire. Oeuvre pleine d'humour et de poésie. Camelia Jordana, Sofiane Zermani et Damien Bonnard impecables.
Semblant correspondre à une comédie de moeurs, le film tourne malheureusement en rond (malgré l'énergie communicative de Camelia Jordana). Reste la justesse du regard politique et la beauté de la photo de P.-H. Martin.
Amel et sa famille vivent dans une ville assez bourgeoise au début des années 90s. Leur fille Mouna est inscrite dans un établissement catholique où ses origines font figure d’exception et de discrimination. Soudain mal à l’aise lorsque l’enseignante fait un cours sur Charles Martel, elle voit médusée une apparition du personnage historique qui se met à la poursuivre. En salle le 12 mars.
spoiler: "Reine Mère" est une séance d’une grande fraicheur. J’ai pris un plaisir non dissimulé à suivre les interactions des personnages avec ce Charles Martel vulgaire et bourru, très surprenant. J’ai trouvé cette petite famille très crédible et les liens qui les unissent très attachants. J’ai un petit bémol de compréhension avec certaines scènes toutefois. Je n’ai pas toujours compris les tenants et les aboutissants et ce que souhaite nous faire comprendre la réalisatrice. Peut-être qu’elle pêche ici par un excès de subtilité ? je garderai de “Reine mère” toutefois un très bon souvenir. Je me vois encore soufflé de surprise par la scène de danse en noir et blanc.
Ce film n’est pas vraiment génial. Malgré de bonnes intentions de départ, cette réalisation avec son coté fantastique où Charles Martel intervient dans le récit, ne parvient pas à nous passionner vraiment. Le scénario assez incohérent ne nous aide pas à comprendre les intentions de la réalisatrice malgré la bonne prestation de Camélia JORDANA.
Bernard CORIC
(Film visionné en projection de presse le 03/02/2025 au Club Marbeuf à PARIS)
vu en avant première lors d'un festival de cinéma. c'est l'histoire d'une famille en transformation. les personnages essaient d'évoluer en approvisant leurs peurs, leurs envies, et la vie. beaucoup de sujets sont abordés : l'intégration, la reconnaissance, l'interprétation de l'histoire, les relations familiales...