Derniers Avis : L'Histoire de Souleymane - Page 13
L'Histoire de Souleymane
Note moyenne
4,2
7367 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
529 critiques spectateurs
5
117 critiques
4
276 critiques
3
104 critiques
2
12 critiques
1
6 critiques
0
14 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Pierre Phdb
24 abonnés
297 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 16 janvier 2025
Un film intéressant car présentant une réalité autre que celle habituellement présentée. Outre la vie de sans papier l'aspect intéressant mais déjà vu. Mais aussi l'exploitation entre immigrés où tout n'est pas qu'un monde d'entraide et de solidarité. Les démarches administratives les tentatives pour arnaquer l'office des réfugiés.
Des angles différents et pas les gentils immigrés contre les vilains français.
C’est intense, sa met en lumiéres les difficultés du quotidien pour les demandeur d’asile, et les manque de soutien dans les démarche administrative complexe.
Entre fiction et documentaire, la vie semée d’épreuves d’un immigré africain débarqué à Paris, avec ce qu’il faut de force et de volonté pour surmonter le rejet et les pièges quotidiens. Le cinéaste nous balade sans ménagement, comme sur le vélo de l’acteur dans Paris by night. La lumière et l’acteur sont magnifiques.
L'Histoire de Souleymane, de Boris Lojkine, s’impose comme un regard acéré sur une existence en suspens, celle d’un migrant guinéen sans papiers errant dans les interstices d’un Paris qui ne lui appartient pas. En deux jours, synthétisé en moins de deux heures, le film explore les combats qui rythment son quotidien jusqu'à un entretien qui pourrait sceller son sort.
Avec une caméra qui ne lâche jamais son protagoniste, Lojkine opte pour une approche immersive. Ici, tout devient matière à suspense : une pizza abîmée, un accident, un regard ou une parole de trop. Souleymane devient le témoin tragique d'une société fracturée, où chaque interaction, qu’elle soit empreinte de compassion ou de mépris, révèle une stratification implacable. Lojkine refuse le pathos et le discours explicatif, préférant une écriture des corps et des comportements.
Le dévoilement tardif de l’histoire personnelle de Souleymane agit comme un acte de réappropriation. Ce n’est pas une confession imposée, mais une déclaration choisie, un défi lancé à un système qui voudrait figer son identité. Dans cet acte, Souleymane trouve une dignité tragique et héroïque. Il n’est pas simplement un homme sans histoire, mais un homme qui refuse de laisser les autres écrire son récit.
Cette chronique sociale s'apparente à une cartographie ethnographique, dans laquelle le spectateur pénètre les strates d'une société restreinte, faite d'interactions codées, de non-dits et de hiérarchies tacites. Chaque interaction devient une clé de lecture d’un monde plus vaste. En confinant son action dans cet espace-temps resserré, le film atteint une vérité : celle de l'humain face à l'indifférence.
Film très réussi et qui permet de donner un éclairage sur les conditions de vie et de travail des réfugiés en demande d'asile et de ces nombreux livreurs courageux à vélo que tout le monde voit et croise chaque jour en allant travailler ou se balader, et qui, peut-être, ont même recours à leur service sans en connaître leur histoire ! Filmé à la façon documentaire sans être une docu-fiction, et le fait de suivre sur une temporalité de 2 jours le personnage de Souleymane renforce le réalisme et l'impact émotionnel que procure son histoire.
Superbe film, bouleversant, sur l’histoire d’un jeune guinéen immigré en France, et qui passe ses journées et ses soirées sur son vélo, pour livrer des repas. L’histoire de Souleymane, c’est aussi l’histoire de son interprète, l’inoubliable Abou Sangaré, dont le réalisateur Boris Lojkine s’est inspiré pour composer son personnage. Lojkine opte pour un récit brut, sans fioritures et sans effets de manche, qu’il agrémente par une belle mise en scène et une magnifique photographie. Un moyen de rendre un bel hommage à tous ces immigrés qui luttent pour survivre, que ce soit en France ou ailleurs, et dont notre société est redevable… Un film à voir absolument, au succès mérité.
L’histoire inachevée de Souleymane Sangare L’histoire de Souleymane du Français Boris Lojkine : dans les rues de Paris la nuit (gare du Nord, Stalingrad, Barbès,…), le spectateur est transporté sur le vélo de livraison de Souleymane Sangare, migrant sans papiers de Guinée Konakry à la recherche d’un peu d’argent et de lui-même. Le scénario est haletant, le jeu de l’acteur (non professionnel) Abou Sangare superbe. Sangare joue Sangare. Le prix du meilleur acteur décerné à Cannes en mai dernier (catégorie Un certain Regard) en plus du Prix du Jury pour le film (dans la même catégorie) sont de justes récompenses. Permettront-elles à Sangare (le vrai) d’obtenir le sésame, un permis de séjour ? Le dénouement du film est-il à rechercher dans l’actu ? Sur le site de France Info le 10 octobre 2024 : « Le jeune Guinéen, apprenti mécanicien à Amiens (Somme), est le héros de "L'Histoire de Souleymane", en salles depuis mercredi. Après trois refus de titre de séjour, et une obligation de quitter le territoire français, il a reçu un récépissé de titre de séjour. » À suivre… #lhistoiredesouleymane #borislojkine #abousangare plus de critiques sur www.ericdugelay.com
J’ai adoré cette histoire qui nous montre l’envers du décor des livreurs qui se font exploiter. On ne comprend pas bien pourquoi ils veulent venir en France pour vivre dans ces conditions
Un film fort où l'on ne peut pas rester indifférent. Le silence de la salle lors du générique de fin, sans musique comme tout le film d'ailleurs, est pesant et lourd de compassion. Quelle émotion ! Le regard qu'on peut porter sur ces travailleurs immigrés s'en trouve forcément modifié.
Le film est constamment retenu en-deçà des limites du thriller ou du tragique comme pour mieux lui faire prendre la dure empreinte du réel. C’est donc un livreur de pizzas et autres plats à expédier, un de ses personnages obscurs chargés de racheter nos petites paresses du quotidien. Ils traversent en tous sens notre vie, la plupart d’entre nous, quand nous ne sommes pas de trop mauvaise humeur, tâchons d’être aimables avec eux, mais que savons-nous ? Pas grand-chose, et c’est cela que le film de Lojkine nous permet d’entrevoir... Il le fait non sans douceur, avec des respirations, des moments de bienveillance... Mais que le bruit de fond est impitoyable...
Un film poignant qui ne laisse pas indifférent... L'histoire de Souleymane nous fait découvrir la dure vie de ces travailleurs mis en lumières durant la période du Covid.
Chaque journée de ce migrant, livreur Uber, en quête d’une vie meilleure semble être une course d’obstacles conduite à un rythme effréné qui le mène d’échec en échec : « exploitation » par ses pairs, à peine mieux lotis que lui, indifférence des clients , abandon de sa fiancée restée au pays. A toutes ses avanies, Souleymane oppose une douce résignation. Les situations sont vraisemblables, sans misérabilisme. Un sourire, un café offert, quelques gestes de solidarité dans le centre d’accueil , une instructrice à l’OFPRA empathique mais réaliste constituent autant de moments qui donnent foi dans la nature humaine. Ce n’est pas un film militant pro immigration mais profondément humain
Une claque aller retour nous ramenant à une réalité que l’on refuse de voir et d’accepter La justesse des voix, des images, des sons nous transmettent les émotions vécues
«Quelle interprétation !» Interprété par un acteur amateur vraiment sans-papier prix d’interprétation masculine à Cannes, tout à fait mérité. On vit ce film au rythme effréné des livraisons en vélo de Souleymane qui se démène pour survivre et doit répéter une fausse histoire qu’on lui conseille pour obtenir un statut de réfugié. Haletant et touchant sans être larmoyant.
Un des films qui m'a le plus marqué cette année était "moi capitaine" la fin du film m'a laissé sur ma faim. Ce film m'apporte le plat de résistance, car il pourrait être la suite du film cité au-dessus. J'ai aimé : - la réalisation, nous sommes en immersion avec ce livreur de repas, on voit la pression, la cruauté de ce monde des sans-papiers ; - la fin, j'ai jamais senti un aussi grand malaise au cinéma, il y avait un silence pesant dans la séance bondé, car le générique de fin est sans son, et fait son office. Je n'ai pas aimé : - un film qui aurait mérité plus de lumière Oui, ce film montre les coulisses de la vie des livreurs sans papier, de la difficulté de vivre dans un univers parfois hostile, et met mal à l'aise le spectateur qui s'identifie au héros, qui est un homme travailleur, bon, plein de bonne volonté. Mais la France peut, elle accueillir en masse des personnes de ce profil, telle est la question, car on se pose la question pourquoi venir en France, pour vivre dans de telles conditions, ce film est une réflexion intéressante, et bravo au réalisateur de nous montrer ce sujet inhabituel au cinéma. Ma note 13/20