Un voage dans l'esclavage moderne organisé et visible à chaqeu coin de rue. Ce film nous permet de relativiser beaucoup de choses et comprendre dans quelle galère sont ces nouveaux esclaves modernes, broyés par la sociéte française, broyés par la ville. Touchant, la volonté, l'abnégation et le courage de Souleymane est beau à voir et on ne comprend pas pourquoi de telles personnes ne parviennnent pas à obtenir la régularisation de leur situation tant elle sont courageuses et travailleuses. Un presque documentaire sur les travers de notre société et sur laquelle il faut s'interroger.
C’est un bon film. C’est un peu long, même si c’est émouvant parce que honnête et digne. Ça ressemble à un documentaire sur la vie des immigrés d’Afrique de l’Ouest à Paris, qui après avoir survécu à la traversée de l’Algérie, de la Libye et de la Méditerranée deviennent livreurs de repas à domicile à vélo. C’est sombre et sans grand espoir,
Film très prenant, on est embarqué dans l'histoire du héros. On y croit, on a envie que les choses s'arrangent pour lui. La réalisation est haletante, la course est épuisante. D'une réalité très touchante
Je ne m'attendais pas à un tel choc, une telle claque. La vérité qui ressort de cette fiction, ce personnage incroyable et tellement simple, cette histoire à la fois minimaliste et essentielle. J'ai vu d'autres bons films cette année mais si je ne devais en retenir qu'un ce serait vraiment celui là. Une course contre la montre, un suspens, et pourtant pas un coup de feu, à peine une bagarre, des personnages qu'on aurait pu croiser hier, des lieux dans lesquels on pourrait être demain. Et ces lieux, ces personnages, deviennent des éléments de fiction, de risque, avec toujours au milieu ce personnage central, le Souleymane dont on suit l'histoire, qui jamais ne se décourage... VRAIMENT LE FILM A VOIR.
Trés long et plutôt ennuyeux documentaire/film sur le parcours d'un jeune immigré africain à Paris à la recherche desespérée de la régularisation de ses papiers. Du malheur du dernier arrivé dans un pays d'accueil. Une réalité cruelle bien loin de l'eldorado promis. Du déjà vu. Dans la même catégorie, MOI CAPITAINE était beaucoup plus convaincant. La scéne finale est poignante, mais arrive trop tard pour réveiller le spectateur ensommeillé.
C’est un très grand film engagé, à la limite du documentaire. Le film est vraiment poignant, et extrêmement bien filmé, lors des conduites à vélo dans Paris, on ressent ce stress constant à chaque voitures, chaque bruits de voitures. La scène de l’entretien est tout autant stressantes, par ces silences. Dans ce film, l’ambiance sonore est juste incroyable, surtout ce silence à la fin qui est juste parfait. Un film important à voir et à montrer, qui une sorte de suite spirituel au film « Moi, Capitaine »
Vu L'histoire de Souleymane Un film rayonnant par son acteur (non professionnel) qui nage avec bien du mal au milieu de la misère sociale. Être sans papier, c'est d'abord être énergique, et il l'est, c'est être démerde, et il l'est, c'est aussi nouer des solidarités passagères, et ils en ont. Son histoire cachée est d'abord entraperçue puis magistralement dévoilée dans le dernier quart du film : elle modifie alors la vision générale qu'on avait de son exil pour singulariser, et de quelle façon, son arrivée en France. Et au final, on reste coi : eh oui, notre monde est ainsi. Filmé façon documentaire, caméra au poing ou façon go-pro sur un rythme endiablé. Un film qui témoigne des contrastes de notre époque. A voir pour grandir.
Le film nous plonge dans les rues de Paris aux côtés d’un jeune homme à la vie précaire, en attente de ce moment décisif : l’entretien pour obtenir l’asile. Livreur de repas, il passe ses journées à pédaler frénétiquement dans le XVIIIe arrondissement, usant le bitume pour quelques euros tout en essayant de mémoriser une histoire qu’il doit convaincre de sa véracité. Ancien mécanicien de Guinée, Souleymane a du mal à incarner ce récit politique imposé, mais c’est sa seule chance d’obtenir des papiers, et donc de sortir de la clandestinité. Boris Lojkine aborde avec réalisme la vie suspendue de ceux qui vivent en marge, attendant des réponses administratives qui pourraient tout changer. On note des accents de documentaire, la caméra est collée à Souleymane tandis qu’il slalome entre les voitures et les obstacles urbains. Inspirée de témoignages de livreurs, cette première partie expose sans fioritures les réalités de la survie en ville : des appels incessants aux centres d’accueil pour un lit et la solitude d’une capitale hostile qui, derrière son mouvement permanent, semble ignorer ses habitants les plus vulnérables. La colorimétrie et l’esthétique renforcent l’ambiance pesante d’un polar où Paris paraît infiniment menaçant, prêt à avaler ceux qui peinent à s’y ancrer. Mais L’Histoire de Souleymane flirte avec quelques longueurs, notamment dans ses tentatives de rendre palpable l’épuisement quotidien de Souleymane. Abou Sangare, pour son premier rôle, livre cependant une interprétation intense et nuancée, incarnant avec justesse l’angoisse et la résilience de son personnage. Au final, malgré quelques faiblesses narratives, le film réussit à nous immerger dans l’attente oppressante de Souleymane et dans la précarité d’un quotidien où chaque instant est suspendu entre espoir et désillusion.
Une histoire presque banale qui nous donne une leçon d’humanité magistrale ! L’acteur principal Abou Sangare est incroyable, et à l’heure où j’écris ces lignes cet artiste talentueux est toujours sous OQTF … L’état refuse d’accueillir les immigrés pauvres mais continue de prendre son billet en taxant ces mêmes personnes dont elle ne veut pas : voici l’histoire de Souleymane.
Un film bien conçu, assez audacieux. Ce n est pas un documentaire mais c est bien documenté. Malheureusement ce n est pas une fiction non plus tant le réalisateur nous plonge dans une réalité que l'on aimerait ne plus voir.
Un homme qui tente d améliorer ses conditions de vie en s expatriant mais ce retrouve face à un système et doit se débrouiller en rêvant d être en règle niveau administratif. J ai beaucoup aimé ce film qui parle de ses personnes invisibles aux conditions de travail précaire qui vivent au jour le jour sans grande ressources et sont exploités par tout le monde. Le système d'Uber est trés bien décrit le film est poignant et plein de suspens. Je valide.
C'est un film très dur, sur la conditions des sans papiers en France. On suit pendant 48H Souleymane, qui affronte les duretés de la vie Parisienne comme livreur à vélo. Et les obstacles qui se dressent contre lui sont nombreux : ses propres correlégionnaires, la Police, la circulation en livreur de vélo ( Après 10 minutes de ce supplice, tu ranges ton vélo), les soi-disant associations "d'entre-aide".... Bref à aller voir, comme une plongée dans un Univers sans pitié. C'est un film violent, un peu comme "Dissidente" qui se passe dans une usine Canadienne employant des ouvriers guatemaltèques sans papier. Le monde est petit !