Derniers Avis : L'Histoire de Souleymane - Page 29
L'Histoire de Souleymane
Note moyenne
4,2
7412 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
530 critiques spectateurs
5
117 critiques
4
276 critiques
3
105 critiques
2
12 critiques
1
6 critiques
0
14 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Pascal F.
34 abonnés
75 critiques
Suivre son activité
4,5
Publiée le 14 octobre 2024
Une histoire simple qui se déroule de nos jours, près de chez nous qui nous est rarement raconté. Il s’agit du combat des derrière vingt-quatre heures du guinéen Souleymane qui précède un rdv à l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA). Il s’agira pour lui d’obtenir une réponse positive à sa demande d’asile. Durant ces deux jours le guinéen devra tout en continuant à livrer des repas grâce à un compte de livreurs qu’il loue, préparer et récupérer des papiers pour son entretien, trouver à se loger, garder contact avec sa famille, sa compagne restées au pays et recevoir l’argent qu’il a gagné grâce à ses livraisons. Le réalisateur Boris Lojkine nous fait vivre 1h30 sans qu’il nous soit laissé le temps de souffler avec l’acteur Abou Sangare impeccable de justesse. Le personnage malgré les situations délicates, parfois sordides dégage une humanité qui force le respect. Mais tout en suivant le héros malgré lui de ce personnage, plusieurs scènes nous montrent l’indifférence et la dureté de notre société, la capacité de certains de profiter de la faiblesse des autres. Il ne m’arrive jamais de commander des repas, après avoir vu ce film, je vais regarder différemment les dizaines de livreurs croisés dans les rues de Paris dont je n’imaginais pas ces conditions de travail Ce rythme insoutenable m’a fait penser au film « À plein temps » d’Eric Gravel avec Laure Calamy sorti en mars 2022 qui nous donnait l’occasion, comme l’est l’histoire de Souleymane de suivre ce rythme effréné d’une femme pour survivre. Dans les deux films nous découvrons la face cachée de notre époque qui ne fait aucun cadeau aux plus faibles.
L’histoire est touchante et empreinte d’une vérité bien triste. Mais l effet documentaire du film ne me fait pas resentir la situation des ces jeunes migrants autant qu’ il le faudrait . Je m attendais davantage à un film engagé qu’à un scénario descriptif. Le sujet reste grave et le film nous permet tout de même de developper un autre retard et une empathie particulière pour tous ces etres humains en souffrance absolue qui se battent pour vivre décemment.
Sans artifice, tel un documentaire, mais avec un véritable scénario, angoissant tel un thriller. Le film a le mérite de nous ouvrir les yeux, sur ces clandestins que l’on ne voit pas, qui survivent grâce aux aides, aux associations et qui sont exploités par le capitalisme mais aussi par d’autres à peine différents d’eux. Instructif, émouvant mais un peu trop manichéen. Évidemment on doit louer la performance d’Abou Sangare dont le naturel et la fragilité captivent.
formidable, poignant, réaliste sans misérabilisme, instructif, émouvant...des scènes magnifiques par des non acteurs, ce film et son acteur principale entre autre est étonnant.
Fonçant à vélo dans Paris, Souleymane, un livreur guinéen se retrouve plongé dans un perpétuel contre-la-montre , entre repas à livrer, risques du blogage d’un compte d’appli usurpé, il ne fait pas ses livraisons sous son nom mais sous celui d’un camerounais qui, en échange de l’utilisation de son compte, prélève 120 euros par semaine sur les sommes qu’il a gagnées , angoisse pour sa mère et sa fiancée restées au pays…Il lui reste 48 heures pour mémoriser la leçon apprise auprès d’un coach auto-proclamé, en vue de l’entretien décisif devant l’officier de l’OFPRA , entretien déterminant pour son avenir…Deux jours de la vie d’un clandestin , filmée de façon trépidante, au raz du bitume, au milieu du vacarme de la ville, d’un Paris ville étrangère où chaque artère chaque livraison, et chaque rencontre est potentiellement dangereuse. Après « Hope » et « Camille », films que j’avais beaucoup aimés, tous deux tournés en Afrique, Boris Lojkine livre un film engagé, qui place l’empathie au centre du récit. C’est un film remarquablement documenté, un film dans lequel Boris Lojkine apporte son talent de documentariste dans sa peinture du Paris des migrants, avec ses centres d’accueil, ses douches municipales, ses bus sociaux, ses rencontres avec des policiers peu amènes, enserré dans le Paris des parisiens, avec le métro, le RER, la circulation des automobiles et des deux roues…un Paris vu au travers des invisibles qui le sillonnent sans relâche…Au milieu de tout cela, Abou Sangare, impressionnant dans le rôle de Souleymane…alors qu’il n’est pas un professionnel, puisqu’il a été casté un peu par hasard, à Amiens, et dans l’histoire du cinéma, il est difficile de trouver des films dans lesquels l’interprète principal vit dans la vraie vie, au même moment, ce qu’il joue à l’écran. Présent dans presque tous les plans du film, il montre dans toutes les situations rencontrées de très grandes qualités de comédien…ce qui lui a permis de remporter le prix d’interprétation masculine au dernier festival de Cannes dans la section Un certain Regard, où le film à aussi reçu le prix du jury
Excellent film qui montre très bien la réalité des conditions de vie des sans-papiers en France. A savoir des conditions très difficiles. Esclavage moderne. Vu que l'acteur principal, Abou Sangaré est également en attente de sa régularisation, la réalité rejoint la fiction. Film très émouvant. On ne peut pas sortir de ce film sans être perturbée.
Le jeu d’acteur est vraiment bon, c’est terriblement bien joué. On est remplis d’émotions, le bruit des mouchoirs dans la salle en est l’expression. Superbe film
Magnifique et poignant témoignage. Quelques moments cocasses aussi, qui nous éloignent heureusement du mélodrame. A montrer dans nos écoles, pour que cette réalité ne soit pas ignorée de nos enfants.
Grand film ! Bouleversant et très rythmé On suit Souleymane de près , on vit avec lui cette journée et on veut qu’il s’en sorte. Et la vie frénétique parisienne est très bien rendue Tous les acteurs non professionnels sont excellents Un film à voir absolument Je mets 5 étoiles car je ne vois aucun défaut
Un film sur la dure réalité d'un travailleur sans papiers. C'est poignant, ce film humanise tous ces livreurs à vélo qye l'on voit à Paris. Ca ne donne pas envie de faire livrer ses repas par Delivero. Pas mal de suspens aussi pusiqu'on le suis 2 jorus durant dans sa course et avant un entretien décisif pour lui
Un film en forme de coup de poing ! La performance du jeune acteur est impressionnante ! Proche du documentaire, sans fioritures, le film ne dégage aucun misérabilisme, même si Souleymane est malgré tout un poissard ! Mais il s'accroche et montre une volonté inébranlable afin d'honorer son rendez-vous décisif avec l'OFPRA ... Les dernières minutes du film (l'entretien qu'il passe à l'OFPRA) laissent penser qu'il obtiendra son titre de séjour, même s'il n'est qu'un réfugié économique, et non politique ! Et quand la fiction rejoint la réalité : l’OQTF qui pesait sur Abou Sangare, l’acteur principal, a été levée puisque le préfet de la Somme a sollicité un réexamen de sa situation ...
Très bon et intéressant film de Boris Lojkine qu'il réalise sans angélisme ni démagogie ! C'est réalisé comme un documentaire et ne tombe pas dans la caricature . Chapeau à Abou Sangare qui interprète Souleymane et qui est lui même dans la vrai Vie en quête d’une régularisation ! ...
Une fiction de pur réalisme social, façon documentaire, avec pour interprète principal un acteur non professionnel, lui-même migrant sans papiers, qui porte avec intensité le film sur ses épaules, en nourrissant son interprétation de sa propre expérience de vie. La caméra lui colle à la peau, à pied ou à vélo, dans une mise en scène immersive très efficace. Sans apitoiement ni leçons données, le résultat se veut factuel et touche par son humanité à vif, avec une fin ouverte qui laisse intelligemment chaque spectateur se positionner sur le sort qui devrait être réservé à Souleymane. Dans la présentation de ce parcours de vie, qui est une lutte permanente pour la survie et la dignité, ce sont mille et un détails, dont on n’a pas toujours conscience, qui font mouche et donnent tout son intérêt au film : les appels au Samu social dès le petit matin pour s’assurer d’avoir un lit la nuit suivante ; la combine des locations de comptes professionnels de livreurs pour faire travailler des sans-papiers ; les réseaux « d’aide » qui fournissent des faux papiers aux migrants et les entraînent à faire de fausses déclarations pour obtenir l’asile… L'Histoire de Souleymane est une histoire cinématographiquement convaincante et politiquement utile.