Green Border
Note moyenne
4,1
514 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

64 critiques spectateurs

5
18 critiques
4
30 critiques
3
12 critiques
2
4 critiques
1
0 critique
0
0 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Yul Ko-Ko
Yul Ko-Ko

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 février 2024
Green Border tient en haleine comme un chef d'œuvre de thriller, et il est à la fois émouvant, touchant, bouleversant... Dans cet image paraissant au premier regard noir et blanc on n'y retrouve les nuances de bleu, vert, les émotions nous font voir les couleurs. Les personnages sont complexes, la frontière entre le mal et le bien est parfois ambigu et Agnieszka Holland n'a pas peur de nous la montrer tout cru... Un de meilleur drame psychologique du cinéma contemporain, très universel et sincère qui malgré la cruauté de l'univers qu'il présente démontre l'espoir de l'auteur dans l'humanité. Il a pu se passer ailleurs au monde, la liste est longue, et malheureusement, ce qui est terrifiant, ce qu'il est toujours d'actualité...
odile kurtzemann
odile kurtzemann

2 abonnés 13 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 février 2024
Vérité histoires personnelles. Insupportable lâcheté de l'UE qui ne voit que quotats et verbalise absurdement sur l'immigration choisie.
dejihem
dejihem

155 abonnés 712 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 février 2024
Ce film est un choc. Pourtant, c’est une fiction mais réalisée comme un documentaire.
Très bon équilibre entre séquence forte et plus humaines, avec une image en noir, plan très dense, comme pour nous montrer une intensité des rapports humains.
Faites tourner, et un recommandé chaudement.
Pascal
Pascal

269 abonnés 2 522 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 février 2024
Réflexion titrée ( prix spécial du jury Venise 2023) en noir et blanc sur le phénomène migratoire à la frontière Est de l'union européenne.

La cinéaste polonaise et septuagénaire A. Holland reprend le sujet de l'immigration en Europe déjà abordé ( et primé) " It's a World" (Berlin ours d'or 2003) par l' anglais Winterbottom.

Il y a quelques semaines sortait aussi " moi capitaine" de l'italien M.Garrone. On ne compte pas les opus des frères Dardenne, de K.Loach, du roumain C.Mungiu (RMn) ou le sujet est traité par le prisme de l'existence même des migrants en Europe.

" Green border" est desservi par une longueur abusive ( plus de 150 minutes), un scénario délayé à l'envie et de surcroît trop statique
( presque toute l'action se déroule autour et dans la forêt)

La première demi-heure est la plus spectaculaire et informative de ce film formellement en demi-teinte et qui souffre ( à mes yeux) de surcroît au plan de sa réalisation de la comparaison avec le récent " moi, capitaine".

Sur le fond, la cinéaste met les pieds dans le plat, melange des personnages aux caractères clivés, prend partie et on s'indigne avec elle.

On pourra aussi sans doute lui reprocher de ne traiter qu'une partie de la problématique.
Eva O.
Eva O.

12 abonnés 32 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 février 2024
Moi je vais vous donner mon ressenti personnel: ok,on peut être " anti quelque chose "mais ilya des lois et des droits pour ça......mais ce qui m'a touché dans le film c'est le fait de priver les humains des droits fondamentaux: nuire exprès avec une telle cruauté,je trouve ça inhumain..Inacceptable..j'espère que dans le film c'est exagéré, que c'est un scénario fictif exagéré par Agnieszka Holland, j'espère que la réalité est moins cruelle..que le film est une fiction exagérée..( apparemment oui , c'est ce que j'ai cru lire)...
Ce qu'on voit dans le film c'est du niveaux des cruels à 2 lettres d' il ya 80 ans....Si c'est vraiment comme ça la bas, à la frontière j'espère que ce film aidera à arrêter ces comportements inhumains...
Et oui on est passé à l'autre extrémité, en Pologne, qu'on voit à la fin du film.....à voir absolument..pour avoir son avis , son ressenti..ce film ne vous laissera pas indifférent
AFSobo
AFSobo

1 abonné 8 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 février 2024
Film poignant, mettant en lumière les conséquences de la politique migratoire à frontière polono-biélorusse. Forcément pas joyeux, le film est peut-être un poil trop long.
Pierre L.
Pierre L.

54 abonnés 138 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 février 2024
Voilà un film militant.Voilà ce que doit être le cinéma.Il existe près de chez nous des zones de non droit entre deux frontières.simplement dans l espoir d’une survie, des gens ont pris tous les risques mais se retrouvent parqués comme des animaux et pire.Honte aux pauvres kapos en uniforme qui profitent de leur pouvoir en douce.Venue de Turquie, une famille candidate à une vie en Suède, se retrouve dans un camp entre 2 frontières de barbelés. On y voit toutes les difficultés de survie , la violence des gardes frontières , l insouciance de la population locale, le courage de certaines pour aider.
Il faut aller voir Green Border.
Critiques d un passionné
Critiques d un passionné

142 abonnés 273 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 février 2024
Agnieszka Holland signe un film coup de poing, avec une fiction très documentée sur les Migrants cherchant à venir en Europe.
L'intrigue se place en 2021, avant la construction du mur séparant la Pologne et la Biélorussie.
On y suit une famille Syrienne qui cherche à se rendre en Suède et qui va être confrontée à la tyrannie des gardes-frontières des deux pays qui ne vont cesser de les renvoyer dans le pays voisin, en les jetant comme un simple ballon de part et d’autre des barbelés…

La première partie du film est d'ailleurs assez immersive et surtout très éprouvante, en montrant l'être humain dans ce qu'il a de pire, privant les réfugiés de toute dignité et leurs faisant subir les pires sévices, aussi bien physique que moral.
D'autant plus qu'il est filmé dans un noir et blanc donnant un côté funéraire et surtout intemporel à l'œuvre.
Mais, le film ne tombe pas pour autant dans le misérabilisme et on a affaire à un film chorale qui va multiplier les points de vue, permettant au spectateur de garder une certaine distance.
On suivra ainsi cette famille, mais aussi un garde-frontière, un groupe d'activiste, ainsi qu'une citoyenne polonaise qui se retrouvera embarquée dans cette tragédie.

Avec son film Holland dénonce un système extrémiste qui a fait de ces migrants des "balles vivantes" et la propagande militaire qui fait qu'ils sont déshumanisés et pointés comme le mal absolu.
Elle nous livre un film d'une profonde justesse, même si on peut regretter que le seul garde-frontière traité avec certaine nuance soit le protagoniste sur lequel elle s'attarde.

On est continuellement révolté par ce qui se passe sous nos yeux et elle nous rappelle à quel point, la principale raison pour laquelle nous sommes libre, c’est que nous avons eu la chance d'être nés du bon côté de la mappemonde, mais que cette liberté ne doit pas nous faire pour autant oublier les valeurs humaines…


https://www.critiquesdunpassionne.fr/
veronique PICCIOTTO
veronique PICCIOTTO

6 abonnés 1 critique Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 février 2024
Un film à voir absolument, nécessaire et d'une intensité rare !
Un film qui va ébranler vos convictions et vos certitudes. Des acteurs intenses, émouvants, incarnés. Une mention spéciale pour Behi Djanati Ataï, actrice franco-iranienne qui incarne ce personnage si proche de nous avec tant d'humanité et d'émotion.
Je n'entends pas parler de ce film que j'ai vu en avant première et je m'en étonne. Il est extrêmement d'actualité.
Pas d'acteurs connus, donc pas de marketing, pas "vu à la télé"... C'est regrettable... Courez-y et n'ayez pas peur, on ne voit pas passer le temps, on espère seulement comme les personnages que l'humanité gagnera...
Jerome
Jerome

50 abonnés 208 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 février 2024
Bien fait mais l'action s'enlise et l'émotionnel à grosses ficelles l"emporte trop sur la finesse d''analyse des caractères. Sujet grave et historique qui aurait peut-être mieux été traité en documentaire qu'en film.
PLR
PLR

564 abonnés 1 800 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 février 2024
Ni un documentaire, ni un reportage, mais c’est tout comme. La mise en images dans le registre cinématographique du drame de la situation aux frontières de l’Union Européenne, ici la Pologne et la Biélorussie (en 2021). Endroit, « bordure verte », comprendre une zone frontalière forestière et marécageuse où des migrants venus qui de Syrie, qui d’Afghanistan, du Maghreb ou d’Afrique noire (liste sans doute non exhaustive) viennent se heurter à des barbelés. D’un côté la Biélorussie qui, selon la Pologne, utilise ces marées humaines qu’elle achemine (ou laisse acheminer) jusque-là, comme une arme de déstabilisation porteuse de menaces. Tout ce qu’il y a de pire va se côtoyer : des violences, du racket, du mépris des lois sur la protection des réfugiés, y compris du côté de la Pologne et donc sous le regard (les yeux fermés ?) de l’Union Européenne. Quelques activistes empreints d’une humanité militante essaieront bien de venir en aide à ces malheureux en surfant sur le droit autour d’une zone délimitée au nom de l’état d’urgence. Plusieurs tableaux se succèderont (5 ou 6 avec épilogue) dans ce film long (2 heures et 27 minutes). D’ordinaire, après ce type de récit destiné à faire prendre à témoin ou conscience et empêcher de dire qu’on ne savait pas, le spectateur lambda se veut ou se promet d’être meilleur. Pourtant, autour de nous, on les croise tous les jours ces hordes de migrants qui, même arrivés dans l’Union Européenne (ceux-là en tout cas, d’autres meurent chaque jour nous rappelle un avertissement en fin de projection) sont encore dans la désespérance et le dénuement le plus total. On ne va pas se mentir, on voudrait sans doute hélas qu’ils ne soient pas arrivés dans nos rues. Car mille questions qui nous dépassent se posent. La finalité de ce film n'est pas d'apporter des réponses à ces questions mais de poser les problèmes.
kev20
kev20

1 abonné 10 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 février 2024
Un film essentiel, émouvant et dur. Un film qui s'est fait en dépit de toutes les pressions du précédent gouvernement polonais. Une œuvre chorale qui tend à l'Europe un miroir lucide sur sa situation migratoire.
Joce2012
Joce2012

267 abonnés 774 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 février 2024
Que ce film est dur, l'être humain est cruel c'est sa partie sombre, heureusement d'autres ont la main sur le cœur et montrent la lumière
Yves G.

1 875 abonnés 4 107 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 février 2024
Une famille de réfugiés syriens quitte à l’automne 2021 son pays en guerre pour rejoindre la Suède. Elle a décidé de passer par la Biélorussie et par la frontière polonaise pour rentrer illégalement dans l’espace Schengen. Elle n’imagine pas les difficultés qu’elle va rencontrer sur son chemin.

La Podlachie, à la frontière de la Pologne et de la Biélorussie, est devenue un des points d’entrée en Europe, a priori moins périlleux que la traversée maritime de la Méditerranée depuis la Libye ou la Turquie. L’immigration est une arme politique pour Alexandre Loukachenko, le président Biélorusse, qui l’utilise comme moyen de pression sur la Pologne. La frontière « verte » serpente dans d’immenses forêts glacées mais n’a rien de pastoral.

Tout "Green Border" est contenu dans son affiche, l’image choc d’un enfant en anorak séparé d’un garde-frontière lourdement armé par une haie de barbelés. À l’arrière plan, à peine visible, deux femmes à genoux enlacent des bébés emmitouflés. Cet instantané ne peut que nous émouvoir et nous révolter : aucune frontière, aucune force policière ne saurait être opposée à la pureté de l’enfance et à son désir légitime d’une vie meilleure.

Toujours aussi engagée à soixante-quinze ans bien sonnés, qu’il s’agisse de dénoncer le stalinisme, le communisme ou aujourd’hui l’égoïsme de nos sociétés européennes sourdes à la misère du monde, Agnieszka Holland livre un film militant. Avec une redoutable efficacité, elle y montre le sort réservé aux immigrés qui deviennent, à la frontière de la Pologne et de la Biélorussie, les victimes d’un cruel jeu de dupes. Les Biélorusses, qui leur ont fait miroiter une entrée sans risques dans l’Union européenne, facilitent leur passage en Pologne non sans les avoir dûment rackettés ; quant aux Polonais, en violation de la Convention de Genève sur le droit d’asile et des règlements Schengen, ils refusent d’enregistrer les demandes d’asile de ces indésirables et les refoulent en Biélorussie.

"Green Border" ne se focalise pas sur le sort de cette seule famille attachante, du père, de la mère, de leurs trois enfants et du grand-père paternel, bientôt rejoints par une femme afghane à laquelle ils ont fait une place dans le minibus qui les a conduits à la frontière. "Green Border" utilise trois autres focales. La première est celle d’un garde-frontières d’une vingtaine d’années, dont la femme attend leur premier enfant, qui est en train de construire avec son beau-père la maison qui accueillera bientôt son foyer, et qui découvre avec un mélange de résignation et d’effroi la nature du travail qu’il est censé accomplir à la frontière. La deuxième est un groupe d’activistes polonais qui jouent au chat et à la souris avec les garde-frontières pour apporter de l’aide aux immigrés qui ont réussi à passer entre les mailles du filet. La troisième est Julia, une psychologue d’une cinquantaine d’années, récemment installée dans la région, qui répondra à l’appel à l’aide qu’elle entend et décidera de s’engager au service des réfugiés.

"Green Border" est rigoureusement documenté et nous ouvre les yeux sur une situation scandaleuse et alarmante. Il faut lui reconnaître cette vertu. En particulier, dans ses derniers plans, "Green Border" souligne combien la disponibilité de la Pologne à ouvrir ses frontières au flot de réfugiés ukrainiens en février 2022 contraste jusqu’à la caricature avec le racisme opposé aux réfugiés extra-européens jusqu’alors. Les caniches des réfugiés ukrainiens, nous dit-il, ont été mieux traités que les enfants des réfugiés syriens !

Mais "Green Border" n’échappe pas au piège du manichéisme. Les réfugiés sont des malheureux ballottés d’un côté et de l’autre de la frontière, victimes impuissantes d’une hypocrisie politique qui les dépasse. Les gardes-frontières sont des brutes épaisses, racistes et criminelles. Les activistes n’écoutent que leur cœur et leur courage pour donner corps au devoir de fraternité. Même Julia, la psychologue, qui aurait pu être le personnage le plus intéressant du film, se transforme en pasionaria monolithique.

"Green Border" a fait polémique en Pologne l’automne dernier, s’attirant les foudres du ministre de la justice. Depuis lors, le PiS, ce parti conservateur qui flirtait avec l’extrême-droite, a perdu les élections et quitté le pouvoir, remplacé par une coalition centriste dont on peut espérer qu’elle accueille plus dignement les demandeurs d’asile qui frapperont aux portes de son territoire.
Ufuk K

627 abonnés 1 758 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 février 2024
"Green Border" de la réalisatrice polonaise Agnieszka Holland , primé à la Mostra de Venise l'an dernier ( Prix spécial du jury) est un drame social coup de poing. En effet ce film qui a suscité une vive polémique en Pologne et qui a valu à la réalisatrice et certains acteurs une vague de haine de la part du gouvernement xénophobe polonais est un drame puissant, révoltant, bouleversant, réaliste et très bien documenté sur le sort des migrants syriens entre la frontière biélorusse et polonaise, je suis ressorti secoué et bouleversé par ce film véritable charge contre le gouvernement polonais.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse