The Summer Book est une ballade en barque dans les îles finlandaises, voguant tout doucement au rythme de l'eau, d'un été que cette petite-fille voudrait éternel aux côtés de sa grand-mère au caractère bien trempé (adorable Glenn Close, comme d'habitude), mais l'automne arrivera malheureusement un jour... Ou heureusement ? Car la beauté de la finitude, la préciosité des moments passés, du passage à une nouvelle ère (tant celle de la fillette que les îles qui se développent) sont les très jolis messages que veut véhiculer (à bord de son petit bateau à rames) ce film tranquille, indolent, paisible (un peu trop pour nos voisins de sièges de derrière, qui n'ont visiblement pas le goût des films contemplatifs, et auraient mieux fait d'aller voir le dernier blockbuster à la mode, tant ils ont fait savoir qu'ils subissaient le film... Aussi : si vous n'êtes pas sensible aux paysages "à la Nomadland", à la poésie du temps qui passe, à un film calme, The Summer Book n'est pas pour vous, et ce n'est pas grave en soi, mais si vous êtes curieux et que finalement cela tourne au calvaire pour vous, rappelez-vous que la porte de sortie de la salle existe). La musique quant à elle est une très douce mélopée qui accompagne bien les sublimes images des fjords (on n'a pas tous les jours l'occasion de caser ce mot, alors profitons-en), du soleil qui vient lécher les plages au sable pâlot, du phare et de la tente qui sont les refuges des deux femmes du film (le père est assez peu présent, car il s'agit bien de passation entre deux femmes, en ayant la difficulté de sauter une génération). Évidemment, pas de grande surprise sur le final de la gentille mamie, quoi que spoiler: la façon dont elle rend son dernier souffle est assez poétique encore : elle vient s'allonger sur la rive, après quelques tentatives infructueuses de rendre l'âme de façon "froide" dans son lit, et laisse ses derniers battements de cœur se fondre dans les clapotis des vagues sur son visage... Si cette image vous inspire un soupir attendri, alors The Summer Book est pour vous, prenez votre petit bateau et ramez jusqu'aux îles de Finlande qui ont rarement été si bien filmées...
La superbe photographie mêlée à cette histoire familiale invite tantôt à la rêverie, la contemplation et à la nostalgie. Dommage que cette belle profondeur soit parfois alourdie par un rythme un peu pesant.
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2,5
Publiée le 5 décembre 2025
Sophia se rend sur une île du golfe de Finlande avec son père et sa grand-mère. En l'absence de la mère, la grand-mère comble le vide laissé par cette figure maternelle tandis que sa présence permet également de faire le lien entre l'enfant et son père. Elle tente du mieux qu'elle peut de répondre à ses nombreuses questions et de calmer ses craintes, car si elle est jeune, elle comprend ce qui se passe et est perturbée par cette situation spoiler: comme quand elle dit « Il ne m'aime plus depuis qu'elle est morte » ou quand elle demande à sa grand-mère quand elle va mourir. C'est toute une vie à reconstruire, mais aussi leurs relations. Ce séjour dans ce cadre apaisant sert presque de thérapie familiale à laquelle tout le monde ne participe pas. "The Summer Book" est un conte délicat et plein de sagesse qui est joliment filmé et bien incarné par une convaincante Glenn Close, mais l'ensemble ne m'a pas ému et ne m'a fait ni chaud ni froid.
Un simple journal de bord d'été d'une petite fille et sa grand-mère. De beaux paysages mais c'est à peu près tout.... Glenn Close y est évidemment très bien.