Un magnifique documentaire poignant et criant de vérité qui permet de faire toute la lumière sur ce que vivent les Palestiniens depuis de nombreuses années et la douleur qu'ils ressentent. Ce film permet de comprendre. J'ai appris beaucoup de choses alors que je connaissais déjà la situation à Gaza et en Cisjordanie occupée. Un film à voir vraiment et à apprécier si on a un brin d'humanité
La parole est donnée aux habitant-e-s de Gaza. Ce n'est pas si courant. Les auteurs filment tout simplement la vie dans ce minuscule territoire: danses, cours à l'université, football entre estropiés, pêcheurs et agriculteurs ... Le tout remis dans un contexte géopolitique qui n'est pas celui du discours dominant. Bref, un point de vue rare, très bien mis en scène, dont il faut profiter en ces temps manichéens.
Ce film retrace clairement l’histoire de la bande de Gaza et montre comment peuvent survivre des jeunes de moins de 20 ans qui ont déjà connu tant de guerres et de deuils. Cela dépasse l’entendement et toutes les lois internationales. Que dire de ces jeunes danseurs au milieu des ruines et qui continuent leur passion, de ces sportifs ( footballeurs ou autres) amputés qui partagent une même envie d’espoir. Merci M Nurier de poser clairement le fait que antisionisme et antisémitisme ne sont pas liés : on manque tant de paroles dans nos médias pour poser ce pré-requis! Mais que c'est difficile émotionnellement aussi de voir ces images avec une actualité tellement cruelle pour ce peuple. Le monde les regarde clairement mourir et applaudit Israël. C’est encore plus flagrant après avoir vu ce film!
Film très juste et qui remets l'humain au centre. Je le recommande. Il apporte un éclairage bien particulier en ces circonstances... très émouvant et paradoxalement plein de vie :)
J'ai été très touchée par ce documentaire que je trouve extrêmement utile, surtout après les derniers évènements tragiques .On comprend mieux ce qu'endurent les Palestiniens depuis trop longtemps.La scène des jeunes danseurs sur les ruines m'a beaucoup émue..Bravo au réalisateur de nous faire partager son empathie pour ce peuple "abandonné" ...Je conseille vivement ce documentaire ..
Roland Nurier est un spectateur engagé. Il défend la cause palestinienne et ne s’en cache pas. Son documentaire est un plaidoyer. Réalisé avec soin, il revient sur l’histoire de la bande de Gaza, sur la mémoire de la Nakba dans la population palestinienne et sur son aspiration à son retour sur les terres dont elle a été chassée en 1948, sur le blocus israélien depuis 2007 en réaction à la prise de pouvoir par le Hamas, sur les incessants bombardements et sur la lente asphyxie économique de ce territoire exigu.
"Yallah Gaza" est sorti en salles, certes dans un circuit très limité, le 8 novembre. Cette date pose problème un mois à peine après l’attaque sanglante du Hamas contre Israël et alors que les représailles israéliennes sur Gaza font rage. D’un côté, on pourrait, avec les distributeurs du film, revendiquer son à-propos. De l’autre on pourrait redouter que les esprits soient trop échauffés et que les applaudissements ou les sifflets qui pourraient accompagner son générique, ne fassent qu’exarcerber les tensions.
"Yallah Gaza" a une vertu : sa clarté. Il passe en revue avec une grande efficacité l’ensemble des défis auxquels est confrontée la bande de Gaza. Il évoque par exemple le rôle de l’ONU, les résolutions que l’organisation a votées et qu’Israël n’a jamais respectées, ainsi que les instances en cours devant la Cour pénale internationale (CPI). Reprenant le même discours que les études postcoloniales, il dénonce le régime d’apartheid que le colonisateur blanc israélien a mis en place et entretient l’espoir que la résistance courageuse à cette oppression inique finira un jour par l’emporter, comme l’histoire du monde en donne de nombreux exemples.
Mais "Yallah Gaza" laisse dans l’ombre beaucoup d’aspects. En exaltant un peuple uni par l’oppression qu’il subit et le désir de résistance qui l’anime, il ignore les tensions qui le parcourent. Il ne dit mot des rivalités entre le Fatah et le Hamas. Considérant que le Hamas est un mouvement de résistance, porté au pouvoir en 2006 par des élections démocratique, il l’absout des crimes qu’il a commis. Affirmer, comme le fait Eleonore Bronstein ou Ken Loach, que le Hamas exerce son droit de légitime défense et « n’a jamais attaqué Israël » n’est plus audible, s’il l’a jamais été, depuis le 7 octobre.
"Yallah Gaza" a le machiavélisme de donner la parole à de nombreux Juifs pro-palestiniens et antisionistes : Pierre Stambul, porte-parole de l’Union juive française pour la paix qui a beau jeu d’invoquer les mânes de son père, membre du groupe Manouchian et déporté à Buchenwald, pour justifier le recours à la violence, l’anthropologue franco-israélienne Eleonore Bronstein qui dénonce l’amalgame fait entre antisionisme et antisémitisme, Yonathan Shapira, ancien pilote d’hélicoptère de Tsahal, réfugié en Norvège et inlassable dénonciateur des crimes de guerre dont il accuse Israël. Mais "Yallah Gaza" a le défaut, rédhibitoire, de ne donner qu’une version de l’histoire. Yallah Gaza est un procès à charge auquel l’accusé n’a pas le droit de se défendre.
Enfin, puisqu’il s’agit d’un blog de cinéma, il faut dire un mot de la forme de ce documentaire. Ses premières images sont déroutantes, qu’on croirait tout droit sorties d’une publicité pour "Qatar Airways". Son fil rouge est le spectacle d’une compagnie de danse filmé au milieu des ruines. Roland Nurier utilise une esthétique qui n’est pas celle qu’on aurait spontanément imaginé pour un tel sujet. En filmant les immeubles bombardés de Gaza, il voudrait en même temps dénoncer les violences israéliennes et exalter la résilience du peuple gazaoui.
Un film qui montre la vie. La vie de Gazaouis qui subissent enfermement et violence. Ce sont malheureusement des images d'archives. Une confrontation des points de vue, et des portraits et l'espoir d'acquérir des droits humains. Un film d'histoires , l'histoire et des histoires personnelles. Un film salvateur.
Film permettant un regard autre sur ce conflit israelien palestinien, très instructif, qui aborde de nombreux thèmes et qui interroge quant à notre regard sur les guerres ,conflits dans le monde, notre soutien du peuple palestinien, sachant que ce film a été réalisé avant la guerre de ces derniers mois!!!!!
Cest un film pour la paix ! Il commence par des faits historiques posés par un universitaire, puis par un diplomate français. Un journaliste spécialisé du Monde maintenant retraité vient apporter son éclairage... et puis il y a Gaza ! Pour moi, j'ai honte de dire que c'était un camp de réfugiés. Je n'imaginais pas la ville dense, sa vie culturelle insufflée par des femmes et des hommes, l'amour des Gazaouis pour le débat politique... loin des clichés ou des fantasmes ! C'est un film d'utilité publique ! Merci à son réalisateur, un homme de pondération.
Film documentaire sur le territoire de Gaza (Palestine). Le film démystifie les préjugés, tord le coup au "prêt à penser" et témoigne que Gaza est une société normale qui vit dans un environnement complètement anormal.
J'avais déjà vu le char et l'olivier du même auteur, qui contextualise ce conflit. Yallah Gaza nous montre ce qui ne nous ait jamais permis de voir; poignant en pensant que ce peuple n'est peut être plus. La résilience de ce peuple est magnifique à voir. Un film rempli d'humanité qui donne la parole à ceux qui n'en ont plus.
Un film humaniste qui nous fait rencontrer les gazaouis un peuple résilient , courageux et éduqué. Les images qui m'ont le plus marqué ce sont ces jeunes dans le debké sur les ruines, cette équipe de foot de jeunes tous tenant sur une seule jambe après s'être fait explosé le genou lors de la dernière marche du retour . Ces deux vieux amis: le chrétien qui guide son ami musulman aveugle pour l'emmener à la mosquée! Sans parler de la richesse des interventions diverses et variées de gazaouu, mais aussi ong, médecins étrangers cinéaste comme Ken Loach qui soutient cd film. Le plus triste c est la place de la culture française ches eux que l'on étudie aussi labas! Et surtout que nombreux sont ceux qui ne doivent plus être de ce monde....
Un documentaire humaniste et qui donne une vision différente de la population gazaoui, une vision qui met en valeur ce peuple courageux, cultivé, et digne. Merci pour ce moment fort.