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Réinventer la romance dramatique, la moderniser peut-être, tout en utilisant des ingrédients presque intangibles depuis Love Story, voire bien avant, telle est l'ambition de L'amour au présent. Tout en restant humble, quand même, et sincère avant tout, ce que le film de John Crowley réussit assez convenablement. Si le fond de l'intrigue n'est pas spécialement original, en fin de compte, le réalisateur a misé sur la forme du récit, avec une déconstruction temporelle qui permet d'éviter la prévisibilité des événements, ou d'essayer, en tous cas. Mais la méthode a ses inconvénients, à savoir de poser tous les enjeux sur la table, dans le premier quart d'heure : les événements heureux et ceux qui le sont moins, dans une succession de scènes composée façon puzzle chronologique, qui s'éclaircira au fil des minutes. Pas toujours pour le meilleur, quand certaines situations trouvent une explication tardive qui de fait se situait plus tôt dans le temps. Cela ne s'appelle pas se mélanger les pinceaux mais parfois faire preuve d'incohérence dans la continuité de l'action. Bon, de toute manière, ce qui compte, dans ce genre d’œuvre, est l'alchimie entre les protagonistes et la conjonction de leurs personnalités propres. De ce côté-là, il y a un net déséquilibre entre les deux personnages, tout le développement de leur histoire d'amour ne reposant que par ce qu'il arrive à l'une et, par conséquent, à ce que "subit" l'autre
spoiler:
(accouchement, réussite professionnelle, maladie).
Reconnaissons à Florence Pugh d'être largement plus convaincante que Andrew Garfield, mais c'est le contenu intrinsèque de chacun des deux rôles qui incite forcément à avoir un tel sentiment.
Reconnaissons à Florence Pugh d'être largement plus convaincante que Andrew Garfield, mais c'est le contenu intrinsèque de chacun des deux rôles qui incite forcément à avoir un tel sentiment.
Le film n'a pas de grandes prétentions mais ç'est reposant, il se déroule tout en douceur. Les jeux d'acteurs, les musiques, l'éclairage, le cadrage et le scénario s'imbriquent très bien ensembles. L'atmosphère du film est maîtrisé. Cet objet culturel est une romance moderne, pas trop "à l'eau de rose", juste ce qu'il faut.
Selon moi, cet œuvre britannique est une réussite.
Selon moi, cet œuvre britannique est une réussite.
Dans "We Live in Time", la notion du temps n'est pas si importante, car on découvre l'histoire de ce couple à travers de nombreux fragments de vie totalement dispersés dans le temps. Une manière d'atténuer le poids émotionnel du récit et de casser le schéma narratif traditionnel avec les différentes étapes qui arrivent toujours au même moment. Une structure non linéaire qui est d'ailleurs totalement cohérente par rapport au thème et à l'esprit du film. Cela donne des montagnes russes d'émotions avec de très beaux moments de vie et de communion. Florence Pugh et Andrew Garfield forment un couple parfait à l'écran et affichent une poignante alchimie. Sans eux, le résultat n'aurait probablement pas été le même, car s'il s'agit d'un voyage émotionnel vibrant, il n'en reste pas moins inégal sur la durée.
L'histoire est très touchante, les acteurs sont justes et ce film est pour moi une excellente surprise.
Vu en avant première, un film d’amour comme on en a vu des tonnes avant rien de spécial de plus à rajouter.
Film vu au Québec. Bon film, mais je regrette le manque de profondeur des personnages. Andrew Garfield est bon !
Les phases de joie et de tristesse dans la vie d'un couple, depuis le jour de la rencontre. Belles performances de Florence Pugh et Andrew Garfield, ils sont justes et touchants.
film pas facile mais très bien réalisé et surtout magistralement interprété (Florence Pugh va truster les nominations pour son interprétation). Un sujet pas des plus faciles mais un bon film
Dans le rayon des films romantiques, qu’ils soient dramatiques ou comiques, on a l’impression d’avoir tout vu. Surtout quand ce type de films n’est pas notre tasse de thé. Néanmoins, il se pourrait bien que « L’Amour au présent » fasse changer d’avis même les plus réfractaires à ce genre. Et la réussite de ce long-métrage beau à se damner dans les émotions qu’il procure tient principalement à deux choses. Ou plutôt deux personnes : Florence Pugh et Andrew Garfield. Chapeau au responsable de casting qui a su percevoir l’alchimie incontestable et incroyable entre les deux comédiens. Elle, elle est encore une fois au-delà de toute critique, son jeu est pur, vrai et tellement naturel qu’elle ferait fondre n’importe qui. Pugh confirme encore une fois et avec un nouveau rôle de choix qu’elle est l’une des actrices sur qui il faudra compter dans le futur. Lui, qui n’a pas toujours su choisir ses rôles de la meilleure façon depuis qu’il a été découvert dans « Boy A » il y a presque vingt ans est ici un choix parfait pour le rôle de ce jeune homme aimant et doux. Et il retrouve donc le réalisateur qui l’a révélé à l’époque, John Crowley. Garfield a le physique de l’emploi et son duo avec Pugh est juste magique au point qu’ils feront craquer même les plus insensibles.
La petite originalité de « L’Amour au présent » est d’avoir un montage éclaté et non chronologique. Il a le mérite de ne jamais nous perdre et de rendre l’histoire peut-être plus dynamique et inattendue que la sempiternelle trame narrative avec la rencontre, le coup de foudre, la passion, les habitudes, les problèmes (ou crises, ou drame) suivi(s) de la réconciliation si c’est une comédie romantique ou de la séparation si c’est un mélodrame. Maintenant, il est fort possible que le film ait eu la même force de frappe émotionnelle si le montage avait été chronologique mais il est certain que cela rend le tout moins commun. Et, ici, si la maladie vient ajouter une dose certaine de charge émotionnelle, elle ne dévore pas cette œuvre qui ne sombre jamais dans le pathos gratuit et l’émotion forcée. On n'est donc pas dans un film à la « Nos étoiles contraires » quand bien même ce dernier était également très beau mais fort lacrymal.
« L’Amour au présent » contient son lot de petits moments magiques et de séquences mémorables. Des petites touches sublimes et presque féériques comme ce baiser sur le pas de porte d’un appartement qui se termine par un split screen où les deux sont adossés à la porte refermée des étoiles dans les yeux. Simple et craquant de mignonnerie. On a également droit à une séquence d’accouchement mémorable dans les toilettes d’une station-service qui fera date et excelle. Et ce genre de moments proches du sublime mais à la fois très réalistes, naturels et touchants, le film en contient des tonnes. Une œuvre qui touche en plein cœur donc et fait couler des larmes à plusieurs reprises. Et puis, chose rare, elle ne possède pas seconds rôles vraiment marquants ou censés être drôles, voire qui volent la vedette au couple principal. Les deux se suffisent à eux-mêmes, c’est leur amour, leur histoire et elle est amplement suffisante pour nous combler le temps d’un voyage amoureux passionnant, magnifique et qui fait vibrer notre fibre romantique et sentimentale comme jamais.
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La petite originalité de « L’Amour au présent » est d’avoir un montage éclaté et non chronologique. Il a le mérite de ne jamais nous perdre et de rendre l’histoire peut-être plus dynamique et inattendue que la sempiternelle trame narrative avec la rencontre, le coup de foudre, la passion, les habitudes, les problèmes (ou crises, ou drame) suivi(s) de la réconciliation si c’est une comédie romantique ou de la séparation si c’est un mélodrame. Maintenant, il est fort possible que le film ait eu la même force de frappe émotionnelle si le montage avait été chronologique mais il est certain que cela rend le tout moins commun. Et, ici, si la maladie vient ajouter une dose certaine de charge émotionnelle, elle ne dévore pas cette œuvre qui ne sombre jamais dans le pathos gratuit et l’émotion forcée. On n'est donc pas dans un film à la « Nos étoiles contraires » quand bien même ce dernier était également très beau mais fort lacrymal.
« L’Amour au présent » contient son lot de petits moments magiques et de séquences mémorables. Des petites touches sublimes et presque féériques comme ce baiser sur le pas de porte d’un appartement qui se termine par un split screen où les deux sont adossés à la porte refermée des étoiles dans les yeux. Simple et craquant de mignonnerie. On a également droit à une séquence d’accouchement mémorable dans les toilettes d’une station-service qui fera date et excelle. Et ce genre de moments proches du sublime mais à la fois très réalistes, naturels et touchants, le film en contient des tonnes. Une œuvre qui touche en plein cœur donc et fait couler des larmes à plusieurs reprises. Et puis, chose rare, elle ne possède pas seconds rôles vraiment marquants ou censés être drôles, voire qui volent la vedette au couple principal. Les deux se suffisent à eux-mêmes, c’est leur amour, leur histoire et elle est amplement suffisante pour nous combler le temps d’un voyage amoureux passionnant, magnifique et qui fait vibrer notre fibre romantique et sentimentale comme jamais.
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