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Salomé Lescout
2 critiques
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5,0
Publiée le 3 février 2025
Bouleversant, émouvant, tendre de beauté. Un récit qui peut paraître déconstruit entre le passé, le présent et le futur mais c'est justement la beauté de ce film.
Maintenant, on casse nos œufs sur une surface plane et dans deux bols (et ça marche du tonnerre), merci L'Amour au présent. Cette comédie romantique est le mode d'emploi parfait pour les jeunes couples, avec toute la mignonnerie et la tendresse (sans jamais tomber dans les bons sentiments niais, une prouesse) qu'une belle histoire d'amour peut raconter. L'originalité de ce film est d'être anachronique, comprenez : comme (500) Jours Ensemble, les scènes ne se suivent pas, les premières rencontres se mêlent à la grossesse, à une signature de divorce, à un accident, à une dispute... Surtout, n'allez pas aux WC, car on mouline du ciboulot pour raccorder ensemble l'histoire, comme un puzzle qu'on trépigne de terminer pour voir la belle image finale, et il arrive qu'on reste avec une pièce en main (la fameuse vis d'Ikea) dont on n'a aucune idée de l'emplacement dans la chronologie, mais cela ne gêne absolument pas le visionnage, on place mentalement la scène de côté (et bien souvent : elle fait sens une heure plus tard). Faites particulièrement attention aux dialogues, qui fourmillent d'indices (lorsque l'héroïne dit qu'elle spoiler: ne veut "plus revivre ça" dès le début du film, on a compris à mi-mots toute la "fin-préquelle" où l'on découvre son premier cancer qui l'a obligée à choisir entre son enfant et sa vie - et l'on sait ce qu'elle a choisi quand on voit l'adorable pimprenelle mettre du feutre partout sur la table du diner, mais on sait alors aussi vers quelle fin tragique on s'engage... Bref : écoutez bien les personnages, cela aide vraiment à lier les scènes). Comment oublier aussi la vraie force du film, à savoir son binôme parfait (comme à leur habitude) entre Andrew Garfield et Florence Pugh ("Piou", pas "Peugue", par pitié, on n'en peut plus des postillons à l'entrée du cinéma) qui sont l'illustration du mot "charmant" dans le dico. Évidemment, on voit les ficelles pathos du scénario (spoiler: l'adoption aurait été une option nettement plus raisonnable, mais "il n'y aurait plus eu de film"), sans pour autant oublier de soupirer de tendresse face aux premiers émois maladroits, sans oublier de sentir son cœur se serrer face à la maladie (la scène de spoiler: la tonte des cheveux qui est jouée comme un moment joyeux pour que la petite n'en garde pas un vilain souvenir : on peut pleurer, ou il faut attendre la très belle scène finale des œufs à casser sur la table ? ), sans oublier de sourire face à l'accouchement cocasse, sans oublier un personnage secondaire étonnamment attachant (la jeune cheffe interprétée par Lee Braithwaite, spoiler: qui accompagne Pugh au concours et qui se rase la tête par solidarité - on a cru qu'elle était mourante aussi, AVC surprise dans notre siège - dont c'est le premier rôle de l'actrice, chapeau, enfin "toque"). On ressort de L'Amour au présent avec le cœur triste mais charmé, ayant fait la rencontre d'un couple parfait (Andrew Garfield et Florence Pugh y sont pour beaucoup, la psychologie touchante de leur personnage fait le reste), ayant essuyé la larme et lâché le sourire, et ayant le ferme intention de suivre le précepte du film : profiter de ses proches, tant qu'on le peut encore. Car tout peut s'arrêter trop tôt, une coquille peut venir tout gâcher, quand on n'a pas "deux bols".
Un film émouvant et très bien réalisé, on ne voit pas le temps passer. Le jeu d’acteur est très bon et les thèmes abordés sont traités de manière simple mais réussi. Un bon film à voir pour un shot d’émotions.
L’amour au présent, avec Andrew Garfield (The Amazing Spiderman) et Florence Pugh (Midsommar, Don’t worry darling), est une romance dramatique qui traite du temps présent. Almut incarne bien ce conflit entre profiter de l’instant présent et préparer son avenir. La bande-annonce nous promet donc un film qui exprime cette joie de vivre spontanée, car Almut est réticente à prendre un traitement pour sa maladie qui risque de bouleverser sa vie pendant des mois, peut-être des années.
Seulement, peu d’évènements viennent illustrer ce désir de profiter au maximum du temps qu’il reste à Almut, à part une sous-intrigue autour d’un concours de cuisine, qui vient diluer les enjeux plutôt que de les souligner. Quel dommage, c’est pourtant le moteur principal du scénario. Quant aux acteurs, ils ont fait leurs preuves depuis longtemps mais je les trouve bien trop lisses, trop parfaits pour une histoire censée illustrer une rencontre fortuite.
La narration n’arrange rien avec des flashbacks qui ne dépendent que du contexte, c’est-à-dire qu’aucun procédé ne vient les souligner pour clarifier la lecture, ça peut être agaçant parfois, d’autant qu’entremêler les temporalités n’apporte rien en soi. Parfois, le flashback permet de comprendre une décision étrange d’un personnage, mais ici ça relève plus de l’exercice de style.
C’est un film chaleureux porté par un excellent duo d’acteurs, une belle histoire d’amour, mais sans insister plus que ça sur le concept présenté, cela devient une romance parmi tant d’autres. Je m’attendais à un peu plus d’originalité.
J’ai beaucoup aimé ce film malgré pas mal de gros problèmes. Le duos fonctionne super bien. Ils ont l’espace pour s’exprimer. Un des points dérangeants c’est la manière dont a été structuré l’histoire. On fait des sauts entre le passé et le présent constamment et sans transition. Cela pour donner un style mais ça désavantage l’histoire plus qu’autre chose. Le film est très tir larmes, un peu ma tu vue de ce côté la. L’histoire reste très classique mais sympa a suivre.
Andrew Garfield et Florence Pugh livrent des performances d’une grande justesse, habités par une alchimie indéniable qui donne vie à leur relation. Pourtant, la structure narrative du film, éclatée et sinueuse, nuit à l’émotion en rendant le récit trop cérébral. Les allers-retours incessants brouillent l’attachement aux personnages et empêchent le spectateur d’être pleinement touché par leur histoire. Dommage.
Attention. Ce film est nominable aux Oscars de la nunucherie. C'est l'histoire d'un couple qui se séduit puis qui s'aimefort, très très très fort, avec beaucoup d'éclats de rire et un beau bébé. Mais la destinée n'est pas tendre et la maladie vient perturber ce grand bonheur. Reste la volonté farouche La volonté de vivre et de se réaliser. Grand message philosophique porté par une héroïne que le cancer des ovaires stade 3 n'empêche pas de faire un jogging matinal avant d'enchaîner sur 6h de finale d'un concours international de cuisine puis finir sa journée par une petite séance de patinage artistique. Voyez, on est sur l'ultra-réalisme. Réservé aux adeptes de romans à l'eau de rose.
Je m’attendais à une simple comédie romantique mais c’était bien plus que cela, une histoire aussi idyllique que tragique avec un scénario très réaliste.
« L'amour au présent », réalisé par John Crowley, nous offre une romance bouleversante qui s’étire sur une décennie, mêlant habilement le temps et les émotions. L’histoire, portée par un chef prometteur et une divorcée en quête de renouveau, touche par la sincérité de ses personnages et la profondeur de ses métaphores.
Le film jongle constamment entre passé et futur, une articulation qui peut déstabiliser mais qui, paradoxalement, fait tout le charme de cette œuvre. Ces allers-retours temporels donnent une structure atypique, presque poétique, bien qu’ils demandent une attention soutenue au spectateur.
Côté émotion, « L'amour au présent » frappe juste. Sans sombrer dans le mélodrame, il explore des thèmes puissants avec une délicatesse rare. Ce juste milieu permet au film de toucher sans jamais forcer, rendant l’expérience d’autant plus mémorable. Une romance qui trouve son équilibre entre complexité narrative et authenticité des sentiments.
Accompagner sa compagne souffrant d'un cancer. Avoir un-e enfant ou pas. Une boucle se referme sur un parent qui doit élever seul son enfant. Sur fond de haute gastronomie. Top !
En fait y a des films qui sont si beaux et si doux qu'ils remettent en question votre façon si pessimiste de voir les choses. Ce film en fait partie. C'est beau. C'est doux. C'est bien joué. Et ça redonne espoir en l'amour. La fin est formidable et le scénario en trois parties bien distinctes est aussi bon. Ce film m'a transporté. À voir en couple ABSOLUMENT.