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Adelme D.Otrante
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4,0
Publiée le 13 septembre 2024
Mati Diop nous revient enfin après son fabuleux premier film « Atlantique », ici avec un documentaire sur la restitution de 26 œuvres royales du musée du Quai Branly à celui de Cotonou. Avec toujours son approche de plasticienne elle fait vivre ces statues qui parlent au spectateur et l’embarquent avec elles dans les caisses qui les ramènent au pays natal. S’ensuit une discussion très intéressante entre étudiants béninois qui tentent de s’approprier l’histoire qui leur a été confisquée. Un beau geste de cinéaste pour un film nécessaire qui ouvre de multiples pistes de réflexions. Une parmi tant d’autres : « 26 œuvres rendues pour 7000 pillées : un début ou une insulte? »
Remarquable documentaire sur la culture et la conscience en tant que peuple d'une certaine partie de la jeunesse béninoise. Le retour au pays d'une infime partie de l'art béninois, pillé par les colons français il y a plus d'un siècle, soulève de nombreuses questions sur l'identité et la notion de peuple. On pourrait l'étendre à tous les pays qui ont été colonisés. La mise en scène et la voix off spoiler: du numéro 26 apportent une profondeur à l'intention de la réalisatrice. 16/20
Mati Diop signe là un documentaire passionnant mais aussi un objet d'une grande maitrise formelle. Sa durée lui donne par ailleurs une efficacité redoutable. (Dans le cadre d'un prévisionnement exploitants)
Découvert en avant-première, DAHOMEY de Mati Diop est un voyage cinématographique d'une poésie absolue. Multipliant les idées de montage, d'image et de mise en scène, la cinéaste montre comment, en retrouvant son héritage, un peuple parvient à retrouver son âme. Une odyssée filmique à découvrir absolument sur grand écran.
ocumentaire franco-sénégalais En avant-première fēma - Festival La Rochelle Cinéma
En 2021, restitution de 26 trésors nationaux par la France au Bénin, du musée du Quai Branly à leur arrivée à Cotonou.
Débats houleux chez les étudiants béninois : un bon début, un peu de justice rendue pour certains, insultant pour d’autres avec ces 26 statues restituées par la France sur 7000 pillées.
Documentaire sur les méfaits du colonialisme français, qui se donne ici bonne conscience avec seulement ces 26 œuvres restituées… À voir !
En novembre 2021, 26 trésors du Royaume de Dahomey (l’actuel Bénin) quittaient Paris pour être rapatriés vers leur terre d’origine. Ces derniers avaient été pillés lors de l’invasion des troupes coloniales françaises en 1892.
Parmi les 26 oeuvres (prises de guerre du général Dodds dans le palais incendié par le roi Béhanzin après les combats de 1892) figurent notamment une statue mi-homme mi-lion du roi Glèlè, une statue mi-homme mi-oiseau du roi Ghézo, une statue mi-homme mi-requin du roi Béhanzin, ainsi que le trône du roi Chézo). Toutes ces oeuvres ont vocation à être exposées au musée de l’épopée des Amazones et des Rois du Danhomè à Abomey (en cours de construction) au sud du Bénin.
La réalisatrice franco-sénégalaise Mati Diop réalise ici un documentaire à l’atmosphère surréaliste. Et pour cause, le film incarne l’une des 26 oeuvres restituées par la France, à travers une voix d’outre-tombe et lugubre. 130 ans qu’elle était retenue prisonnière des siens, de son pays, de ses racines et la voilà quittant du jour au lendemain le musée du Quai Branly pour retourner sur ses terres.
Situé à la frontière du documentaire et de la fiction, j’avoue avoir été totalement mis de côté, restant complètement hermétique à tout ce que le film voulait bien me raconter. Tant dans le fond que dans la forme, j’avais espéré en savoir plus sur les tractations et le transfert des oeuvres entre la France et le Bénin, au lieu de cela, on assiste à un empaquetage des statues sans aucune indication, jusqu’à leur destination finale. La mise en scène est monotone, voire lénifiante. Malgré sa courte durée, on jurerait que le film en dure le double, ce qui n’est jamais bon signe.
Malgré un sujet éminemment intéressant (la restitution des oeuvres spoliées qui trônent dans les musées occidentaux), on reste constamment sur le bas côté, comme si la réalisatrice se contentait de survoler le sujet, dommage.
L histoire de la restitution de statue historique au pays d origine. Le sujet est noble par contre le film inutile ni de beauté d image, de reel débat ou d apprentissage sur l histoire de ces statues
Quel film ! Mati Diop livre un long métrage remarquable, une œuvre hybride qui déconcerte aussi bien la critique que le public (quoi, ce n'est ni un documentaire ni une fiction, mais les deux, et bien plus encore ?!).
La cinéaste franco-sénégalaise réalise le film qu'il fallait faire sur le processus de restitution des œuvres d'art pillées par les occidentaux en Afrique, processus qui commence à peine, et qui charrie beaucoup débats, mais qui ouvre aussi à beaucoup d'espoir.
Dahomey n'est pas une œuvre didactique, comme pourrait l'être un simple documentaire télévisé. C'est un beau film de cinéma, à l'esthétique très travaillée, mais aussi et avant tout un film politique et sociologique.
Mati Diop, pour l'occasion, a lancé un débat dans une université béninoise, donnant la parole à de jeunes étudiants du Bénin, au sujet de cette restitution. Un passage passionnant et intellectuellement très stimulant (humainement aussi).
J'ai également beaucoup apprécié la sensibilité de ce film et de son autrice-réalisatrice, qui s'exprime notamment par cette statue majestueuse qui prend plusieurs fois la parole, du fin fond des siècles et dans notre monde d'aujourd'hui. Dahomey est un film magnifique, primé à raison par un Ours d'Or du meilleur film au dernier Festival de Berlin.
Documentaire très bien emmené qui aborde différents sujets sur la colonisation (et non celle uniquement physiques mais aussi éducative. On se laisse prendre par ce format avec fil rouge.
Vraiment impensable qu’un tel film puisse avoir un prix à Berlin ! C’est horriblement mal filmé, sans aucun intérêt visuel dans la première moitié du film. Une voix off inaudible et qui n’a aucun sens… Cela remplit juste un certain agenda progressiste ++ mais uniquement sur le papier, pas sur l’écran.
Un film d’utilité publique, puissant et envoûtant où l’esthétisme et la poésie sont mêlées à la politique et qui nous interroge chacun sur notre histoire. J’y allais par curiosité et j’en ressors grandie : 1h bien utilisée.
Un remarquable documentaire teinté de fantastique et de poésie qui dialogue idéalement avec Les Statues meurent aussi d'Alain Resnais et Chris Marker : tandis que les deux réalisateurs filmaient frontalement les statues en espérant qu'elles livrent leurs secrets, Mati Diop filme plutôt les visiteurs du point de vue des statues qu'ils contemplent, comme si c'était cette fois les statues qui tentaient de comprendre l'humanité.
En 2021, la France restitue au Bénin 26 trésors royaux du Dahomey. Le retour de ces œuvres, pillées au temps des colonies, suscite au Benin beaucoup de débats : joie, curiosité, mais aussi colère. Seuls 26 trésors sont restituées sur les 7000 pillés… Un film puissant sur les origines, sur le passé et qui questionne avec force notre histoire.