Tiger Stripes
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Helene Tourbine
Helene Tourbine

25 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 janvier 2026
L’adolescence est un sujet inépuisable pour le cinéma, et notamment les films de genre (fantastique, série Z, gore…) qui trouvent dans la transformation des corps et des humeurs adolescentes matière à parabole sur la peur / fascination de l’inconnu, l’émancipation et la rébellion. C’est clairement ce sillon que creuse Tiger stripes, titre anglais d’un film malais qui prend le sujet de front.
Dans l’école de filles d’un village bordé par la forêt, la pression sociale s’exerce violemment sur les fillettes considérées comme impures à l’arrivée de leurs règles. Zaffan en fait l’amère expérience quand sa mère contraint ses tenues et sorties et que ses copines, aussi effrayées par ce qui les attend qu’encombrées par l’obscurantisme des préjugés, la prennent en grippe.
Mais Zaffan résiste, se bat et montre les crocs, littéralement, quand un médecin charlatan prétend faire sortir le démon tapi en elle lors d’une séance d’exorcisme qui tourne au grand Guignol.
Malgré quelques faiblesses d’interprétation (chez les adultes, que le film ne ménage pas), le film conclut brillamment le chemin de son personnage vers la liberté et la sororité sur une réjouissante scène de danse, miroir de celle qui ouvre du film.
Premier long-métrage de la réalisatrice Amanda Nell Eu, diplômée de la London Film School, Tiger stripes a reçu le Grand prix de la semaine de la critique à Cannes en 2023.
Hotinhere

790 abonnés 5 461 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 26 décembre 2024
Un conte fantastique intrigant mais assez malaisant et peu emballant autour du début de puberté chaotique d’une jeune malaisienne.
D.Morgan
D.Morgan

19 abonnés 107 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 1 décembre 2024
Lent ,long ,d’un ennui abyssal .Mais vues les critiques pro,on aurait dû s’en douter .Au bout de 40 mn ,soit la moitié ,il ne s’est toujours rien passé .Difficile de ne pas lâcher l’affaire.
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 juillet 2024
Premier long-métrage de la cinéaste malaisienne Amanda Nell Eu, Tiger stripes raconte l’histoire de Zaffan, une écolière de 12 ans qui entre dans la puberté. Évoquant le Junior de Julia Ducournau, le Teddy des frères Boukherma ou encore Le règne animal de Thomas Cailley, le film dresse des parallèles entre le passage à l’âge adulte et la monstruosité de corps qui évoluent, dans une période de troubles identitaires. Dans Tiger stripes, le discours est empli d’un sous-texte puissant sur le statut des femmes dans certaines sociétés, et de la pression sociale qu’elles subissent. S’il est loin d’être parfait, ce long-métrage qui assume des effets spéciaux à l’ancienne n’est pas dénué d’humour et s’inscrit dans une réflexion bienvenue sur la place des filles et des femmes.
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 646 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 4 mai 2024
Grand Prix de la Semaine de la Critique, "Tiger Stripes" est un film malaisien qui traite du passage de l'enfance à l'adolescence avec les changements que cela implique (puberté, règles, pousse des poils, émancipation face aux adultes...). Si la première partie intrigue malgré une thématique déjà maintes fois abordée, la seconde partie se trouve malheureusement alourdie par des développements narratifs peu crédibles et quelque peu déconcertants.
Arthur Brondy
Arthur Brondy

300 abonnés 1 440 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 avril 2024
Zaffan est une jeune fille de 12 ans, qui voit son corps se transformer. Alors que ses amies se détournent d’elle, elle va révéler une nouvelle facette de sa personnalité au grand jour. C’est beau, original, et esthétique.
Marc L.
Marc L.

68 abonnés 1 828 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 15 avril 2024
J’ai rarement vu autant de pays différents pour financer et produire un film. On pourrait penser que c’est parce que ‘Tiger stripes’ est d’une facture exceptionnelle…mais en réalité, c’est parce qu’il correspond à une telle “norme” visuelle, thématique, stylistique, de film de genre auteurisant qu’il peut convaincre tout autant des investisseurs français que taiwanais ou qataris. D’ailleurs, on y repère sans peine tous les marqueurs du “Coming-of-age supernatural drama” avec une gamine au caractère trop libre coincée dans un établissement corseté de jeunes filles voilées, la puberté qui arrive, le harcèlement, un climat familial pas brillant, les réseaux sociaux et une entité du folklore local qui va se charger de donner forme allégorique à ce “corps qui change”. Les effets spéciaux de facture minable ne sont pas le problème: ce qui m’étonne, c’est que le cinéma malais m’est parfaitement inconnu et que selon toute logique, j’aurais du être stimulé par ses particularités, ses parti-pris, un style et une manière d’envisager l’image et le récit différents de ce que je connais. Or, j’ai instantanément éprouvé une sensation de familiarité, de neutralité familière même, comme si ‘Tiger stripes’ avait été attentivement formaté pour mener une carrière internationale. C’est au point où, décors tropicaux mis à part, il ressemble à un mauvais film américain présenté à Sundance (mais pas primé, faut pas déconner non plus). Reste l’aspect fantastique, très très léger, et pourtant déjà au-delà du seuil de tolérance malais en la matière (il a été lourdement censuré avant sa sortie sur place). A vouloir gommer ses particularités pour jouer dans la cour des grands, Tiger stripes’, en tant que production locale dont j’aurais volontiers pardonné l’amateurisme technique, et dans toutes ses dimensions, est à la fois insuffisant et insatisfaisant.
Christoblog

920 abonnés 1 799 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 24 mars 2024
Ce petit film a tout pour susciter le coup de coeur : une réalisatrice malaisienne (c'est rare), un propos gentiment insolent vis à vis des autorités (religion, pouvoir) et un aspect bricolé sympathique, à la limite du do it yourself.

Son problème, c'est d'arriver après beaucoup de films récents qui ont largement exploré la question de la transformation du corps adolescent : on pense à Grave, au formidable Teddy et au consensuel Le règne animal. Les tentatives maladroites de la réalisatrice Amanda Nell Eu apparaissent du coup un peu vaines : on a l'impression d'avoir déjà vu les mêmes effets cent fois, en beaucoup plus convaincants (les poils et les griffes qui poussent, etc).

Tiger stripes recycle aussi d'autres influences asiatiques sans trouver sa voie propre. On croise ainsi les yeux rouges façon Weerasethakul et d'inquiétants phénomènes de possession qui rappelle le cinéma d'horreur japonais tendance Ring.

Le (petit) intérêt de ce film bric-à-brac réside à mon sens dans sa première partie. Il n'est pas si courant de s'immerger dans la jeunesse d'une société asiatique musulmane au cinéma.

La fin de Tiger stripes est un fourre-tout peu maîtrisé qui tente de mélanger burlesque, critique sociale et effroi. La tentative est ratée, le propos peu subtil et l'impression générale que m'a laissé ce final est celui d'un travail à la fois peu original et bâclé.
beida
beida

5 abonnés 57 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 24 mars 2024
Une tartouillerie, visible pour ceux qui veulent un documentaire sociologique sur la Malaisie. Dans ce déjantage, seul l'exorciste-charlatan mérite d'être cité.
Orno13
Orno13

26 abonnés 1 054 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 mars 2024
Le début de l adolescence est une période que nous avons tous connu avec plus ou moins de douleur ou de réussite, mais quand on est jeune fille dans un pays où le patriarcat est omniprésent, et la religion est prégnante et régit les lois du pays, c est très difficile.
Amandine nell eu, pour illustrer cela se sert du fantastique pour appréhender les problèmes de ces filles, surtout de zafreen qui va avoir ses premières règles, ce qui va occasionner l exclusion de sa bande d amies qui la trouve impur, mais aussi des répercussions physiques et notamment une transformation en une bête et plus précisément comme le titre l indique un tigre.
C est un bon film, malgré quelques maladresses dans l l'écriture et quelques longueurs mais on se prend malgré tout d affect5pour cette zafreen.
On voit très vite que la realisatrice tend vers cronenberg, la transformation des corps, ce qui rend très intéressant la suite que va donner sa carrière.
Emy8282
Emy8282

3 abonnés 22 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 mars 2024
Un film libre, dans la forme et libérateur sur le fond! Ne ratez pas ce petit bijoux ( un premier film).
On traverse beaucoup de choses dans ce film qui est riche et porté par trois jeunes brillantes actrices.
Un de mes premiers coup de cœur de 2024!
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 850 abonnés 8 173 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 20 mars 2024
Zaffan, 12 ans, vit dans une petite communauté rurale en Malaisie. En pleine puberté, elle se retrouve confrontée du jour au lendemain à diverses transformations physiques. Ses amies se détournent d’elle alors même qu’elle est en train de devenir une femme…

Lauréat du Grand Prix de la Semaine de la Critique au Festival de Cannes (en 2023), le premier long-métrage de la réalisatrice malaisienne Amanda Nell Eu évoque les changements liés à la puberté sous l’angle de l’horreur et du fantastique. L’idée en soit n’a rien de très original (impossible de ne pas repenser à des films tels que Carrie au bal du diable (1976) ou plus récemment, à deux films de Julia Ducournau : Junior - 2011 & Grave - 2017), mais son traitement à le mérite de sortir des sentiers battus. En effet, pour évoquer ces changements, la réalisatrice ne lésine pas sur les métaphores. Ainsi, la jeune adolescente se retrouve couverte de plaques de boutons, perd ses cheveux, dégage une forte odeur corporelle et va jusqu’à se transformer physiquement en une sorte de tigre-garou (qui n'est pas sans rappeler le "Harimau jadian" issu du folklore local).

Si le film traite du passage à l’âge adulte via la puberté, il est aussi question d’émancipation féminine dans une région où la majorité de la population est musulmane et où les femmes sont tenues de rester à leur place (pas un mot de travers) et voilées. Raison pour laquelle Zaffan va vouloir à tout prix s’affirmer malgré les diktats, une mère envahissante, la pression sociale et le regard des autres (notamment ses copines de classe).

Tiger Stripes (2024) fait son petit effet mais s’avère trop souvent plombé par un problème de rythme et des scènes à répétition.

● http://bit.ly/CinephileNostalGeek ● http://twitter.com/B_Renger ●
Jmartine
Jmartine

202 abonnés 744 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 mars 2024
On peut remercier les distributeurs audacieux qui, semaine après semaine, permettent aux spectateurs français de découvrir des œuvres surprenantes concoctées dans des pays qui ont rarement droit de cité sur la carte internationale du cinéma. « Tiger Stripes » de la réalisatrice malaisienne Amanda Nell Eu est de celles-ci…Elle nous offre un objet filmé difficilement identifiable…Dans un collège de Malaisie, où la plupart des élèves sont voilées, l’insolente Zaffan, qui souvent jette son voile aux orties est ostracisée du jour où le collège apprend qu’elle a ses règles…Comment l’apprend-on, comme en France il y a des dispenses de gymnastique, là c’est dispense de salle de prières…Elle est impure !!! Mais l’héroïne de douze ans sort de sa chrysalide et réclame sa liberté d’expression. Faisant fi des injonctions à l’obéissance et au silence des filles, la donzelle revendique sa féminité mutante. Le malaise et l’avancée vers l’inconnu qu’elle éprouve ne doivent pas rester sous cloche. Alors elle parle, elle bouge, elle grogne, elle griffe., Zaffan devient, au sens propre, un monstre effrayant, ostracisé et incompris, qui se réfugie dans la jungle environnante… Rien ne l’arrête, pas même ses copines qui la lâchent, ses parents qui la briment, ou le système sociétal qui veut la ramener dans le droit chemin... Et cette hystérie devient contagieuse, et d’autres filles sont touchées par cette danse de Saint Guy…et l’appel au docteur au Docteur Rahim, mi-imam, mi-charlatan, possesseur d’un compte Facebook, Instagram et Tiktok …qui veut pratiquer un exorcisme n’y ferra rien…Amanda Nell Eu a la bonne idée de transcender son ressenti de son adolescence passée, en le passant au crible du cinéma d’horreur et de la pensée magique. Deux univers qui ont marqué son parcours et ont constitué la cinéaste qu’elle est devenue. Mais ici ce n’est plus une bête qui se transmute en humain pour intégrer la société, mais une humaine qui mue, en quête de son animalité et d’une symbiose avec la beauté de la nature…Est-ce que Amanda Nell Eu a vu « Le règne animal » ? certaines séquences y font penser…encore que plus « grand guignolesques » que le film de Thomas Cailley…. Si Amanda Nell Eu trébuche sur certains des faux pas traditionnels des premiers films (quelques scènes apparaissent redondantes ou étirées inutilement et le montage n’est pas parfait), et laisser ses actrices en herbe filmer elles-mêmes les vidéos captées par smartphone, pour mieux saisir la vérité de ces personnages juvéniles, pour l’intégrer au film n’est pas du plus heureux… Il faut savoir aussi, qu’Amanda Nell Eu s’est vue censurée pour la sortie du film en Malaisie, et qu’elle a réfuté la version tronquée sur son propre territoire. Du cinéma comme geste politique…. Ce premier long-métrage d’une réalisatrice malaisienne, mélange de genres, entre chronique sociale et fable politique, a été primé à la Semaine de la Critique du Festival de Cannes l’an dernier.
Bart Sampson

414 abonnés 850 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 mars 2024
Sorte d'OVNI venu de Malaisie, "Tiger Stripes" s'inscrit dans la tendance d'un nouveau cinéma du monde indépendant et fantastique et surtout il transforme l'apparition des règles chez des adolescentes en film d'horreur aux entournures un peu bricolées.

Le film est loin d'être parfait mais la réalisatrice très militante ( une présentation du film de 3 à 4 minutes par la réalisatrice ouvre la projection) et l'énergie semble t il consacrée à défendre son sujet suffit à le rendre intéressant et finalement recommandable.
Adelme D.Otrante
Adelme D.Otrante

228 abonnés 1 480 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 mars 2024
Zaffan est une jeune malaisienne dont le corps change, elle est la première de sa classe à avoir ses règles. Ce qui va entraîner son ostracisation et provoquer la peur et l’hystérie de ses amies, de sa famille et des hommes. La réalisatrice, qui a la bonne idée de se présenter et d’expliquer son propos au début du film, mélange les genres, teen movie et épouvante (dans lequel la Malaisie excelle), à la contemporanéité de vidéos Tik-Tok. Le résultat vaut plus par son exotisme que par son originalité.
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