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Ciné-13
184 abonnés
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2,0
Publiée le 6 juillet 2026
On pourrait hésiter à les qualifier de 68tards, de misérables délinquants, d’assistants sociaux bienveillants mais aussi de parasites, de psychopathes peu empathiques, de révoltés,… Mais ils sont des fantômes qui peuvent effrayer. La musique est pénible et lancinante. Ils sont à cran en permanence, et c’est fatigant. Aucune émotion ne s’en dégage. Et notre héroïne déboussolée avec ses yeux écarquillés porte le film en restant superficielle dans ses émois et ses crises d’adolescence… Cette vie d’errances me laissera complètement insensible !
Jeune femme en rupture familiale après la découverte de ses larcins par son père, elle intègre une bande de jeunes marginaux qui errent … bien joué malheureusement le film a du mal à prendre un tournant, ça reste assez plat sans intrigue interessante.
Une fresque de la vie humaine ou se mêlent les contradictions entre refus de la violence sociétale et traditionnelle, besoin d'amour, de tendresse, d'humanité et de reconnaissance d'une jeunesse flamboyante. Et besoin de trouver des moyens de survivre dans une société en crise d'un pays, la Grèce, qui a tant souffert de la dictature des colonels puis de la vague ultralibérale assénée par l'Europe. A chacun ses solutions, que nous découvrons dans cette Grèce du peuple. Une façon de filmer l'amour qui tranche profondément avec les clichés ou seul la femme est montrée, deux corps nus à égalité. Un film équilibré, sans jugement aucun, des personnages ambivalents qui se débattent avec leurs contradictions et leurs souffrances, mais qui savent aussi montrer et vivre la belle part de l'humanité. Les actrices, acteurs sont très incarnés. A voir absolument
Chloé a la vingtaine et part à l’aventure en embarquant dans un camping car sillonnant la Grèce. De magouilles en d’aventures, elle développe des relations fortes et intimes où tout est intense. Les images sont jolies, l’histoire est très belle.
Un film grec qui traite d'une jeunesse désabusée et laissée au bord de la route par leur famille. On se rend vraiment compte de la détresse de certains habitants de villages reculés après la crise que traverse toujours la Grèce. C'est ce que j'ai trouvé de plus intéressant dans ce récit : A part sur la série "Salade Grecque", on parle rarement de ce pays et je trouve ça dommage !
On suit ce groupe de jeunes marginaux, jouant des failles juridiques pour survivre : une sorte de Robin des bois des temps modernes !
Daphné Patakia est encore une fois géniale ! Je l'avais découverte dans le film "Sur la branche" et je ne savais pas qu'elle avait une double nationalité. Elle est d'un naturel déconcertant !
Le côté sauvage du traitement de l'image est intéressant mais j'ai trouvé qu'il ne se passait pas grand chose... On tourne vite en rond et la scène de sexe trop longue très crue (et inutile) n'a pas suffis à garder mon intérêt suffisamment longtemps.
Le film ne décolle pas vraiment, jeunesse perdue, marginalisée, certes et puis ? Des beaux plans, la mise en scène fait corps avec le thème du film (images saccadées, floues).
On suit de manière dynamique et attachante une jeunesse désorientée et une Grèce marginalisée. Des personnages attachants, de très beaux plans et une musique qui fonctionne.
Son flic de frère ayant découvert qu'elle se livre à de petits larcins dans des magasins, Chloé, la bonne vingtaine, quitte sa famille et intègre un peu par hasard une bande d'activistes de son âge qui parcourt en camping-car la Grèce des laissés-pour-compte afin, tel des Robins des bois, de leur venir en aide en s'affranchissant de ce qu'impose le respect strict de la loi. Un programme plutôt sympathique, malheureusement gâché par une réalisation qui fait se succéder des scènes plus improbables les unes que les autres sans qu'on sache vraiment où Vasilis Kekatos veut en venir. En 2019, ce réalisateur s'était vu attribuer la Palme d'or du court-métrage avec "La distance entre le ciel et nous", un film de 9 minutes. Il n'a pas réussi son passage vers le long métrage et on se demande ce que la comédienne gréco-belge Daphné Patakia est allé faire dans ce film, elle qu'on avait tant appréciée dans "Djam" et dans "Sur la branche".
Il y a, dans Nos jours sauvages, quelque chose qui voudrait brûler — mais la flamme reste tiède. Vasilis Kekatos filme la route, la jeunesse, la fuite… sans vraiment trouver le souffle qui les traverse. Tout semble calculé : le grain de la photographie, la sueur sur les visages, même la poussière paraît mise en scène.
Daphné Patakia (Chloé) porte le film, oui. Mais sa fragilité reste enfermée dans un rôle trop écrit. Autour d’elle, Emmanuel Elozieuwa et Ioko Ioannis Kotidis peinent à exister autrement que comme symboles — la rébellion, la tendresse, la perte. Des figures, pas des êtres.
La lumière est belle, parfois — gris salé, reflets d’ocre, halos de néon — mais cette beauté devient décorative. On pense à Andrea Arnold, à Gus Van Sant, sans retrouver la grâce brute de leurs films. Ici, tout est trop conscient de son effet.
Le montage, haché, cherche le désordre mais tourne à la pose. Le son, censé traduire le chaos intérieur, se réduit à un cliquetis répétitif : moteur, vent, silence — encore. Ce silence, qu’on voudrait plein de sens, finit par sonner vide.
Kekatos veut nous faire sentir la poussière, la chaleur, la faim d’avenir. On la voit, on ne la sent pas. Le film respire, oui, mais d’un souffle mécanique. Une image, un plan, un autre — et rien qui reste sous la peau.
On aimerait aimer cette errance. On voudrait croire à ces jeunes marginaux qui cherchent une autre route. Mais Nos jours sauvages, c’est une carte postale froissée : belle de loin, muette de près.
Dans Nos jours sauvages, Vasilis Kekatos dresse le portrait d’une Grèce en crise à travers une jeunesse marginale en quête d’humanité. Recueillie par un groupe de nomades, Chloé (interprétée par Daphné Patakia) découvre une forme de liberté au sein d’une communauté vivant d’actes de solidarité parfois illégaux. Face à elle, Nikolakis Zeginoglou incarne Aris, figure charismatique et fragile, chef de route d’une génération brisée mais encore debout. À l’écran, Daphné Patakia et Nikolakis Zeginoglou sont explosifs, révoltés et brisent les frontières pour trouver une forme d’affranchissement. Le film mêle poésie sociale et réalisme cru, refusant le fatalisme pour célébrer la gentillesse comme ultime forme de révolte. Tourné dans les provinces oubliées, Nos jours sauvages s’impose comme un road movie sensible et politique, où la tendresse devient résistance et la marge, un territoire de renaissance.
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2,0
Publiée le 8 août 2025
Après une dispute familiale, Chloé prend la route et fait la rencontre d'un groupe de jeunes qui voyagent à travers la Grèce. Ce groupe anticonformiste se montre assez discret sur son activité, mais Chloé veut en faire partie quoi qu'il en soit, car elle se reconnaît en eux. Un esprit de famille et surtout de solidarité qui ponctue cette histoire sur le quotidien d'une certaine partie de la population grecque. Une manière de prendre leur liberté et de la rendre en quelque sorte à ces gens. Cette liberté, on la ressent même s'ils regardent toujours derrière eux, et les paysages sont superbes, mais l'histoire, au-delà de ses enjeux, n'est pas convaincante. Il y a une volonté de vouloir romantiser la moindre action et c'est lassant. Un film qui ne se laisse pas assez aller et qui est mal structuré. Leurs actions ne m'ont pas intéressé tandis que je ne me suis pas attaché à la bande. Bref, un film qui veut trop se donner un genre alors qu'il est juste totalement cliché.
Après sa Palme d'or du court-métrage, en 2019, Vasilis Kekatos est passé aux choses sérieuses avec son premier long, Nos jours sauvages, passé par la dernière Berlinale. Sur les routes de Grèce, en camping-car, une bande de jeunes garçons et filles sillonne un arrière-pays touché par la précarité. Cette tribu de marginaux agit comme des Robins des bois, dans l'illégalité, parfois, mais dans une insouciante liberté et une complicité qui n'est pas exempte de conflits, à l'occasion. Le film raconte un temps qui ne pourra être qu'éphémère, mais son portrait de groupe, pour relativement attachant qu'il soit, au demeurant, reste à l'état d'ébauche pour ce qui est des personnages et les péripéties s'enchaînent sans susciter un émoi particulier. L'héroïne, incarnée par Daphne Patakia, manque d'ailleurs, elle aussi, de profondeur. Le film ressemble un peu à ce que nous propose souvent le cinéma indépendant américain, des errances sur des territoires délaissées, à la rencontre de populations oubliées et anonymes. Nos jours sauvages se cantonne trop aux humeurs et aux pérégrinations de son collectif, sans réellement atteindre son but, à savoir donner une dimension poétique et mélancolique, ou pourquoi pas euphorique, à un vagabondage dans les confins d'une société matérialiste à bout de souffle.