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Priaulet Isabelle
1 abonné
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4,0
Publiée le 7 mai 2024
Un film très finement réalisé. Des paysages saisis avec une poésie poignante. Un vrai contenu authentique qui se tisse au fil de la narration et défend subtilement la cause des peuples autochtones. Entre rêve et engagement dans la modernité pour préserver une identité vécue plutôt que décrite. A n'a pas manquer! Un petit joyau ...
Peut-être que la quinzaine d'excitation folle du festival de Cannes n'était pas le moment idéal pour découvrir ce film exigeant.
Toujours est-il que je me suis bien ennuyé, alors que le sujet ici traité est plutôt intéressant : donner à voir le quotidien des autochtones de la forêt profonde du Brésil (les Krahô), et nous instruire quant à leur histoire.
De ce double point de vue, le film est plutôt au rendez-vous. On est vraiment au contact de la communauté (dans la forêt, mais aussi en ville, et même lorsqu'ils manifestent à Brasilia), et on a aussi une bonne idée des massacres perpétrés par les colons européens, grâce à une scène de reconstitution sous forme de fiction, qui génère un peu de perplexité le temps qu'on comprenne ce que l'on est en train de voir.
Au global le film ne m'a pas vraiment convaincu. J'ai trouvé que la façon de filmer était vraiment pauvre, voire rudimentaire. Certains procédés qui tendent à abolir la frontière entre documentaire et fiction (la petite fille qui voit dans le passé) m'ont paru apporter plus de confusion que de magie, brouillant le message du film.
A force d'hésiter entre fiction et documentaire de façon finalement très auto-centrée, le film perd de vue son sujet principal, et c'est dommage.
Poétique et ethnologique, suggestif et militant, ce film est une magnifique expérience sensorielle tout en proposant une réflexion pertinente sur un peuple menacé.
Film-documentaire qui m'a là intéressé sur l'histoire de ce Peuple vivant un peu hors du temps et sur la relation que celui-ci entretient avec sa terre tout en se référant à leur histoire , souvent dramatique depuis les années 40 . ...
La fleur du Buruti est film magnifique qui met en lumière les mécanismes d'appropriation des terres des populations autochtones au Brésil. Au delà de ça, c'est un voyage onirique à ne pas manquer.
Un film documentaire, qui nous transporte dans une tribue autochtone, à la découverte de leur vie quotidienne, de leur histoire et de leurs traditions uniques. Mais ce que l’on retiendra de ce film, c’est surtout l’âme : une véritable ode à la vie, symbole de force et de courage et un message politique puissant qui donne de la valeur ajoutée à ce film.
Un petit bijou ! Un "docu-fiction" très bien construit d'un point de vue scénaristique avec 3 réalités/temps qui s'entrecroisent de manière très humaine et naturel tel un conte indigène. Les acteurs sont de gens du cru... qui sont réellement eux-mêmes - la photo est très belle car réalisée par des gens qui connaissent et vive la forêt - les thèmes de fond sont passionnant et d'actualité - très touchant
Le film nous raconte avec délicatesse comment une incroyable résilience permet au peuple indigène Kraho d’organiser leur résistance en un combat politique . Un voyage unique au cœur de la jungle où le mode de vie des Kraho et leur connexion à la nature nous ramène à l’essence de l’humain.
C'est toujours très gênant quand on est "obligé" d'émettre un avis très négatif sur un film dont le sujet est à la fois important et peu souvent abordé : les peuples indigènes du Brésil et la façon dont ils ont été dépossédés de leurs terres de façon violente et sanguinaire. Malheureusement, la façon dont le film aborde ce sujet est très maladroite et, ce film étant une fiction (tout en étant très proche d'un documentaire), on ne peut pas ne pas dire que l'interprétation est particulièrement mauvaise. On notera que l'on voit Sônia Guajajara dans une manifestation à Brasilia. Elle est devenue depuis ministre des Peuples autochtones dans le gouvernement de Lula.
Un très beau fim qui donne à voir à la fois le quotidien de la population indigène Kraho et sa vision du monde des blancs mais aussi fin combat pacifique et sans relâche pour la défense de leurs terres
Avec La fleur de Buriti, on ne peut qu'être touché par le message de dignité de la communauté krahô au Brésil, peuple indigène spolié et massacré de tous temps. Dans leur nouveau long-métrage, João Salaviza et Renée Nader Messora, les coréalisateurs qui forment un couple dans la vie, ont opté pour une forme hybride (très à la mode en ce moment), à savoir la fiction alimentée par la réalité, que l'on a le droit de trouver moins pertinente que le documentaire pur et dur, et d'une certaine façon presque gênant car s'appuyant sur une émotion quelque peu forcée. Néanmoins, La fleur de Buriti lorsqu'il se fait honnêtement ethnographique et moins revendicateur se révèle passionnant, eu égard à la philosophie de vie de ces autochtones, auxquels les notions de profit et d'exploitation des richesses de la nature sont totalement étrangères. spoiler: L'aspect politique, en pleine période Bolsonaro, est bien évidemment abordé avec force mais ce n'est paradoxalement pas là que se situe le caractère le plus captivant du film. Depuis le tournage, Lula a été élu président et Sônia Guajajara, que l'on aperçoit en tant que militante dans La fleur de Buriti, est désormais à la tête du ministère des Peuples autochtones. Une grande avancée pour ces Amérindiens du Brésil maltraités et étouffés depuis trop longtemps.
La Fleur de Buruti éclot dès les premières minutes de ce très beau (et triste) documentaire sur le génocide des peuples forestiers du Brésil par les entrepreneurs de l'agro-alimentaire et les braconniers qui pillent leurs terres... Il est davantage question d'une œuvre "semi-fictionnelle", qui rejoue les scènes du quotidien d'une tribu, mais l'impact n'en est pas moindre, on sait que tout est vrai, retranscrit sans fausse dramaturgie, et on s'émeut de voir le perroquet entassé dans un sac à dos (dont les œufs ont été volés...), on retient des jurons furieux face au massacre des femmes, hommes, vieillards et enfants au fusil à pompes (ou à la machette), on ne sait plus s'il faut encore croire à l'intelligence humaine quand on voit que les associations, l’État, absolument tout le monde, sont impuissants face au génocide. Que reste-t-il à ces peuples pacifiques, pour se faire entendre ? Des manifestations, et quelques réalisateurs émus par le sujet, comme ceux qui signent ce bouleversant Crowra (La Fleur de Buruti). C'est peu, bien peu, pour sauver des vies humaines, mais l'attention qui sera portée par les spectateurs, le défilé politique des chefs aux plumes bigarrées sur le tapis de Cannes, le Prix d'Ensemble remis à l'occasion de la compétition Un Certain Regard, la découverte de ce fait de société intolérable, est un premier pas vers la paix. On veut croire que ce père de famille si doux, que cette femme qui accouche entourée de la bienveillance féminine (un magnifique moment, où l'on verse une larme pour une autre raison que la tristesse), que ce chef à l'âge canonique qui chantonne en boucle sa musique lancinante (qui nous berce dans un ailleurs agréable), on veut vraiment croire, qu'ils deviendront les figures de paix du Brésil de demain. Assez, de cette fleur rouge sang.
Au sein d'un village isolé sur les terres d'une communauté indigène du Brésil, une petite fille s'évade de son propre corps la nuit pour explorer l'histoire de son peuple et les massacres vécus par ses ancêtres à cause des blancs. Découverte du quotidien d’une tribu ballotée par des traditions culturelles ancestrales et le monde occidental qui ne cesse de gagner du terrain. En salle le 1e mai.
spoiler: ”La fleur de Buriti” est un recueil d'images incroyables nous plongeant au cœur d'une tribu qui défend son patrimoine culturel dans un Brésil de Bolsonaro hostile. Intéressant certes mais pas passionnant sur le plan de l'intrigue, j'ai regretté de m'ennuyer à certains moments malgré le côté inédit pour moi de cette petite société traditionnelle qui a adopté plusieurs modes de vie occidentaux mais peinent à résister face au braconnage et au vol de leurs terres. Politiquement et culturellement, “La fleur de Buriti” gagne à être connue même si ce n’est pas un objet de cinéma particulièrement travaillé.