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Norbu
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4,5
Publiée le 6 mai 2024
Dote d’une intelligence verbale remarquable, ce fils de deux médecins égyptiens dont l’un au moins était chirurgien, fait preuve de bienveillance, d’implication de tout instant tout en gardant une distance critique envers lui-même et l’institution qui l’emploie, l’hôpital public.
Il traite ses patients tels des égaux. Il échange avec les internes avec une science maïeutique très fine. On ne peut que tomber amoureux de ce célibataire en or, fragile avec ses longs doigts de pianiste, son nez aquitain et ses sentences bien troussées comme “je voudrais que vous puissiez expier sans vous nuire à vous même” .
Le jeune homme à qui le documentaire est dédicacé a un visage martyrisé par la souffrance et semble tellement sage, malgré son jeune âge et ses difficultés que vous ne pourrez pas rester indifférent.
Ce documentaire est à regarder absolument. Il vous fera vouloir payer plus d’impôts, si c’était possible, pour nos services publics.
Extraordinaires, dans tous les sens du terme, le talent et la passion de ce médecin, et sa représentativité aussi, car beaucoup se reconnaîtront dans ce portait du "dernier des Mohicans" qui y croit encore, sur les épaules de qui ça repose, et qui se rend compte un jour qu'il n'y arrivera plus. Faisons collectivement bloc pour que le service public, dans tous ses aspects, ressemble à nouveau à son nom, ne serait-ce qu'en hommage à tous les humains blessés racontés dans ce talentueux documentaire.
Documentaire poignant de vérité, juste et humaniste. On suit le quotidien d'un psychiatre seul au milieu d'un système hospitalier qui s'écroule et broie les patient avec lui. Un beau documentaire à voir.
J'ai eu l'occasion de rencontrer ce docteur aux urgences, son humanité me touche et donne confiance en l'être humain. oui, il faut changer le système de soins et que chacun trouve sa place. Sa gentillesse, son respect pour autrui, sa douceur et son dévouement doivent tous nous inspirer.
J'ai revu le documentaire ce soir. Ce docteur me donne vraiment foi en l'être humain. Nous pouvons faire collectivement progresser les choses. C'est de notre devoir à chacun d'aider plus faible que nous.
Si elle désigne les troubles de la personnalité (« bordeline » en langage courant), l’expression qui donne son titre au film s’applique aussi au sort de l’hôpital, saigné à blanc par les politiques successives qui ont délibérément choisi de sacrifier le bien commun pour orienter ceux qui en ont les moyens vers le système privé, très lucratif pour les actionnaires, laissant les autres patient·e·s sur le carreau. Et l’état limite c’est aussi celui des soignant·e·s qui tentent simplement de faire leur travail, poussé·e·s à intérioriser la violence du système à coup d’indicateurs chiffrés et de minutage de leurs interventions. Dans ce désastre délibérément orchestré, la psychiatrie est depuis longtemps le parent pauvre du système lui-même paupérisé. Ainsi de l’hôpital Beaujon à Clichy aux portes de Paris, selon le site de l’APHP : « 441 lits et 34 places de jour. 145 000 consultations. 33 000 passages aux urgences dont 29 000 urgences adultes, 4 000 urgences gynécologie-obstétrique. 32 000 hospitalisations en médecine chirurgie obstétrique (MCO) dont 21 000 hospitalisations de plus de 24 h et 11 000 hospitalisations de jour. » , une énorme structure donc, qui compte… un seul poste de psychiatre. Ou plutôt comptait, car il semble que depuis l’annonce de la sortie du film, et le départ du Dr Jamal Abdel Kader poussé vers la sortie, un miracle a permis de créer 3 postes supplémentaires. Rien que pour ça, le film vaut d’exister. Mais il vaut aussi pour l’attention portée au processus de dialogue que le psychiatre parvient presque toujours à engager avec des patient·e·s, arpentant les interminables couloirs de l’une à l’autre, d’une ado suicidaire à un homme très alcoolisé, d’un jeune homme mélancolique à une femme confuse, trouvant le temps de les réunir dans un atelier théâtre, de faire le point avec une jeune interne, de prendre (un peu) de recul lors d’échanges avec un aide-soignant d’une lucidité désabusée – les 10 minutes de dialogue final vaudraient à elles seules le déplacement. Et dans cette course, ce chaos, ce déluge de détresses, Nicolas Peduzzi suspend parfois sa caméra et nous permet de respirer avec les photos de Pénélope Chauvelot. Une respiration arrachée à un système sous perfusion.
A découvrir absolument ! Remarquables épreuves et approche singulière d un très bon psychiatre en milieu hospitalier ! Ce film dévoile la résistance d un médecin et son approche humaniste dans le milieu hospitalier en plein effondrement depuis plusieurs années. Ce film documentaire met également en lumière le besoins des patients d être entendu et de se sentir en sécurité pendant leur état de crise.
Film coup poing et nerveux qui suit à travers le quotidien et les doutes d’un jeune médecin en psychiatrie l’ « état limite » du système hospitalier public français ! A voir absolument !
Merci pour ce film, pour cette mise en image exeptionnelle du prendre soin, ce soin impalpable, mais si important pour une société qui a plus que jamais besoin d'humanité. Pour moi ce film est une belle pierre posée pour un combat aussi difficile à mener qu'indispensable pour l'avenir.
Excellent film qui nous plonge dans la réalité des hôpitaux en France. La manière de prise en charge des parient par le docteur Jamal est très touchante.
Magnifique film ! Un documentaire touchant qui dévoile avec sensibilité le quotidien des héros de l'hôpital public à travers le regard du Dr. Jamal Abdel-Kader, et une invitation à réfléchir sur l'importance cruciale de la santé mentale et du soutien aux professionnels de la santé.
Superbe documentaire sur un hero du quotidien. Un film nécessaire sur l'humanité et les instinstitutions sociales publiques françaises détruites par la politique acturacturlacturlle.