Film "culte" des années 70,le film ,jubilatoire se revoit toujours avec plaisir à deux bémols près.Jean Yanne,omniprésent,omniscient et " omnicompétent",c'est sans doute un peu trop,même si le réalisateur acteur a voulu en quelque sorte en faire une sorte de Jésus moderne.Deuxième hic,à l'aune de la société moderne,les femmes du film sont réduites à des rôles subalternes et le comportement "macho"de leurs homologues masculins n'aurait plus droit de cité aujourd'hui.Ah, cette succession de mains aux fesses du héros à la gente féminine! Mis à part tout cela on regarde avec nostalgie cette critique acerbe de la société de consommation ,de l'univers des media notamment commerciaux(toujours d'actualité?)et où cheveux longs et mini jupes nous rajeunissent un peu. Cerises sur le gâteau: le graphisme talentueux de Tito Topin,les chansons irrévérencieuses sur la religion(chrétienne!), la musique de Michel Magne et enfin un casting 4 étoiles.
Un bon film de Jean yanne ou on peut aussi retrouver michel serrault et bernard blier.Ce film est une bonne critique de la radio qui montre aussi que jean yanne est un utopiste mais aussi un fatalistespoiler: il aimerait que les radios soient honnete mais se rend bien compte a la fin du film que c'est impossible ce qui vaut d'ailleurs son renvoi Ce film est drole mais prete aussi a reflechir.J'ai bien aimer le solo de Ginette garcin avec un accent espagnol elle chante tres bien.
Comédie satirique signée Jean Yanne, qui a su s'entourer d'une belle brochette d'acteurs dans ce film au cachet très seventies, et doté d'une BO sympa.
Farce jubilatoire sur les radios dites périphériques, bien connues de Jean Yanne pour y avoir officié,le film se regarde avec beaucoup d'amusement.On a plaisir à revoir une ribambelle d'acteurs et d' actrices hélas souvent disparus.Le film s'en prend aussi à l'instrumentalisation de la religion (ici catholique) avec verve et éclat.Un petit bémol toutefois:Jean Yanne joue un peu trop le rôle du Christ (son prénom est Christian dans le film) et tombe ainsi dans le travers qu'il prétend dénoncer.
Rien est drôle dans ce film kitsch des 70's. Les filles du film ne savent pas danser, elles se dandinent maladroitement, les chants sont catastrophiques, les paroles et les dialogues sont dépassés, les tenues sont horribles et l'émission est inintéressante. Il y a pourtant un bon casting mais il a très très mal vieilli et le trouve clairement surnoté aujourd'hui !
Comédie satirique mise en scène par le décapant Jean Yanne. Acteur et réalisateur dans ce film, il a aussi participé au scénario qui nous offre des dialogues aussi savoureux que corrosifs. Aucun tabou n'est autorisé ; tout et tous sont dans le collimateur de la dérision : la publicité, la politique et la religion sont passé à la moulinette. Outre une BOF originale avec un succulent " Dans Les Bras De Jésus" interprété par Ginette Garcin, " nous bénéficions d'une distribution de choix avec Michel Serrault, Bernard Blier comme toujours irrésistible en président de station, les truculentes participations de Daniel Prévost, Paul Préboist, Jean-Roger Caussimon … Le pitch : Christian Gerber rédacteur honnête chez RADIOPLUS dérange par ses propos engagés et son esprit franc-tireur : il est donc muté à la direction artistique de la station.
Si on sait replacer ce film dans son contexte, son aspect pamphlétaire - quoique moderne - prend toute sa dimension, et l'audace du personnage de Jean Yanne revêt sa réalité : l'audace de Jean Yanne lui-même. Une comédie pleine d'humour mais pas amusante ; des gags à prendre au sérieux qui sont au final assez troublants et empêchent d'apprécier correctement le film comme un divertissement. Désuet, et en même temps...terriblement d'actualité.
Pour moi les chants les plus beaux sont les plus désespérés, voila pourquoi j'adore ce film comme j'adore Jean Yanne l'intelligence de l'humour dans Le vaste programme toujours en expansion ça console !
Si on peut dire d'un film qui a mal vieilli alors celui-ci est le parangon. C'est très mauvais, l'humour est archi-dépassé. On assiste a des très longs moments de musique entrecoupé de pseudo sketchs avec les guest-stars de l'époque. Même le génial Serrault s'enlise dans un rôle de dramaturge. On assiste au spectacle théâtral sur Jésus, l'une scène les plus mauvaises du cinéma français. Les chansons sont horribles, le scénario n'est que prétexte à essayer de faire rire. On assiste au seul petit moment légèrement émouvant quand Jean Yann fait du Audiard et différencie le grossier et le vulgaire. Mais je le redis très très mauvais.
Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil est une bonne satirique réalisée par Jean Yanne, coécrite par Gérard Sire sur le monde de la radio, la publicité et Dieu qui est partout dans le film (la preuve il coproduit le film).... Mais on trouve aussi Bernard Blier (excellent qui joue le président Louis-Marcel Thulle (de la Radio), Michel Serrault (excellent) qui joue Marcel Jolin un ex animateur de Radio devenu un réalisateur de spectacle sur Jésus Christ (Tilt for Jésus est une parodie directement inspirée de Jésus Christ Superstar), Marina Vlady (excellente) qui joue Millie Thulle (la femme du president) une bourgeoise en manque de sensation forte, Jacques François (excellent) qui joue Plantier (le directeur de la Radio, Daniel Prévost (excellent) qui joue Sylvestre Ringeard (un programmateur de Radio faux cul), Paul Préboist (excellent) qui joue le curé de campagne (qui est pour le mariage des curés) et Yvan Varco qui joue le curé moderne (qui est contre le Mariage des curés), Marco Perrin dans le role de Fidel Castro et la station Radio Plus... A noter que la superbe musique (très Pop) est de Michel Magne (BO a avoir absolument dans sa Discothèque) et que le film, visionnaire sur le devenir de la radio, repose largement sur la connaissance qu'avait de ce milieu le coscénariste Gérard Sire, par ailleurs producteur de multiples émissions pour RTL et Europe 1 avant de devenir animateur vedette de France Inter.... Jean Yanne n'est peut être pas un grand cinéaste, Mais un très grand satiriste visionnaire car mine de rien il créé en 1972, la premiere Radio libre (les premières ont été créée en 1978)... Enfin bref, une très bonne satire sur son époque qu'on ne pourrait plus faire aujourd'hui, car le public actuel est trop formater pour en faire un succès.... Vive les années 70.
A regarder « Tout le monde il est beau,… » quarante ans après sa sortie, on se dit que Jean Yanne était un idéaliste lucide forcené qui par-delà la provocation et la dérision parfois un peu trash de ses films, lançait un cri d’alarme contre l’aliénation de l’homme par toute forme de système qu’il soit religieux, économique ou politique. On sait aujourd’hui grâce à ses biographes que Jean Yanne a terminé sa vie en grave dépression. Son premier film en qualité de réalisateur portait sûrement en lui les germes de cette mélancolie qui a fini par progressivement altérer la force contestatrice bravache qui l’habitait durant ses grandes années, de ses débuts au cabaret avec Jacques Martin jusqu’à « Deux heures moins le quart avant Jésus Christ » sa dernière réalisation digne d’intérêt. Anarchiste libertaire incontrôlable, Jean Yanne ne concevait l’homme que libre de conscience et il s’est sans doute époumoné à crier un peu seul dans le désert pour le réveiller dans ces années 1970 où le vent de liberté soufflé par mai 68 commençait déjà à s'étioler via la récupération par le système de ses leaders pour la plupart progressivement rentrés dans le rang à des postes de responsabilité. Avec «Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil » pamphlet au vitriol, Yanne et sa bande d’acteurs tirent à la sulfateuse sur toutes les institutions comme un appel à la révolte individuelle pour ne pas se faire « happer » sa matière cérébrale par des injonctions au service d’élites qui n’aiment rien tant que les comportements moutonniers ou larvaires comme le dit lui-même Christian Gerber (Jean Yanne) journaliste frondeur d’une radio nationale à propos de Sylvestre Ringeard (Daniel Prévost) son collègue servile, symbole honteux de la compromission. Partant dans tous les sens, le film est un peu décousu dans sa narration mais la force comique de la charge emporte le tout et nous avec bien sûr. Jean Yanne était un iconoclaste comme Jean-Pierre Mocky ou Coluche qui voulait sauver le monde en lui criant aux oreilles. Vaste programme qui n’était forcément pas du goût de tout le monde. Pas étonnant qu’il ait rapidement eu des difficultés à distribuer et à monter ses films qui il faut aussi le reconnaître était parfois un peu bâclés. La formidable énergie de ce grand anxieux dont l’image s’est affinée depuis sa disparition en 2003 a forcément fini par lui faire défaut, sa voix se faisant de plus en plus faible. Il nous manque aujourd’hui des Jean Yanne pour s’élever contre l’asservissement de la population à des médias de plus en plus intrusifs pour nous dicter insidieusement notre façon de penser. On notera une fois de plus la présence géniale du grand Bernard Blier en patron irascible mais lucide sur la vacuité de sa condition, passant son temps à s’exercer à ce débile et périlleux jeu de bolas qui fit fureur en son temps alors qu'au même moment il écrit sur un squelette de crâne le nom du prochain sacrifié de son organigramme en reconstruction permanente . Toute une époque !
En 1972, Jean Yanne, qui a déjà un solide CV en tant qu'acteur (Godard, Chabrol, Lautner, entre autres, sur la carte de visite), décide de passer à la réalisation avec un film anticonformiste et hautement provocateur. Exercice réussi tant « Tout le monde il est beau... » fit le scandale recherché par le réalisateur au moment de sa sortie. De cette vision acerbe et satyrique, mais toujours classe, qui caractérisera ce fascinant personnage, la première victime fut la Radio. Fustigeant les comportements grotesques qui poussent à sacrifier la Culture et l'Information (la vraie) au profit du sensationnel et du rentable, Jean Yanne vise juste et agrémente son récit de situations et de tirades particulièrement hilarantes. Les personnages sont également parfaitement dans le ton comme en témoignent les rôles de Michel Serrault, Bernard Blier, Jacques François et surtout Daniel Prévost, parfait en faux-cul de compétition. Si le thème est bien exploité et génère tout ce que l'on attend d'un tel film, la réalisation souffre cependant d'un manque de maîtrise flagrant et la bande sonore, très seventies, est parfois un peu trop omniprésente, pouvant presque même parfois faire passer le film pour une semi comédie musicale. Le montage n'est pas toujours au point et les transitions sont parfois bricolées. Beaucoup y ont vu également des salves anticléricales faciles et grossières mais personnellement, j'ai tendance à penser que la religion catholique y est plus vue comme une victime non consentante de la bêtise radiophonique et publicitaire, même si Jean Yanne ne manque pas de se payer un ou deux curés. Une bonne comédie sur un thème, est-il nécessaire de le rappeler, toujours d'actualité.
Tourné juste après le succès de la comédie musicale "Jésus-Christ superstar" et peu de temps après mai 1968, ce film se propose de casser tous les poncifs religieux, commerciaux, artistiques et sociétaux (un mot qui n'existait pas dans le langage courant de l'époque) en utilisant les rouages d'une station de radio commerciale, Radio Plus, dans laquelle on peut reconnaître tout à la fois Europe 1 et Radio Luxembourg (devenue RTL) pour se moquer des abus de religion, de publicité, de pouvoir, et j'en passe.
A noter ce merveilleux monologue où Jean Yanne établit la distinction entre grossièreté et vulgarité, et bien entendu les chansons où il se moque tour à tour de la radio commerciale, des journalistes bidonneurs, de la religiosité immodérée, de la répression de mai 1968, de Che Guevara et ses fans, des "idoles" yéyé, de la publicité pour les déodorants, du théâtre "intellectuel", etc… Tout le monde en prend pour son grade, et c'est réjouissant au possible.
A voir et à revoir sans modération, sauf si vous êtres cul-béni (encore que, dans ce cas, il pourrait vous ouvrir les yeux et l'esprit).