Très beau film où l'on retrouve bien la patte de Gustave de Kervern. le genre est burlesque mais il y a une belle morale et une vraie leçon d'humanité car au-delà des codes qu'il faut toujours respecter, les transgresser peut être bénéfique. Jonathan Cohen est toujours aussi drôle dans ce second rôle. une jolie découverte
J'ai adoré ce film, très drôle, il touche de tombeaux sujets avec beaucoup d'humour. Le thème est pourtant tragique parfois. Les dialogues sont vraiment très bons, souvent hilarants. J'aime cette bande d'acteur complètement délirants. Vraiment une belle surprise et un très bon moment.
Le titre ne laisse place au doute, mais, donne tout de même une large part à l'imaginaire. Yolande Moreau campe, une Emilie lassée, en rebelion contre un système qui n'a que trop duré, celui du silence et de la résignation. Accompagnée de Linda (Laure Camaly), elle aussi, assoiffée de justice. Un rythme effréné s'empart alors de nos deux héroïnes, poursuivies par deux policiers déboussolés, rattrapés par leur passé. Un film étonnant, un récit truculent. Une satire de notre société, menée tambour battant par un quatuor de choc. Un casting brillant. Merci Gustave Kerven !
Je m’attendais à un super film mais ce n’est même pas une comédie ! Une femme décide de retrouver tous ceux qui lui ont fait du mal et de leur faire payer. Elle entraîne dans sa tournée une femme elle aussi perdue. Il n’y a aucune inventivité, pas une seule sanction amusante, c’est mal réalisé. Ça aurait pu être écrit et tourné par des enfants de 14 ans qui n’auraient pas la fibre du cinéma. Malgré cela, un bon casting mais absolument pas suffisant. Même les dialogues sont courts ! 2,2/5
Gustave Kervern vole de ses propres ailes à la réalisation de ce film, au casting 5 étoiles. On y suit l’échappée d’Emilie, pensionnaire d’Ehpad et Linda, l’une des agents d’entretien, qui se décident de se venger de ceux qui leur ont fait du mal. Un récit poignant et puissant, qui décrit le rapport de pouvoir, de domination, qui montre la revanche des faibles sur les puissants. Une fable percutante.
Une comédie dramatique tendre et puissante dans laquelle on est embarqué par ce tandem d'actrices qui nous apporte réconfort et les seconds rôles qui nous offrent des situations comiques. Un bon film.
« Je ne me laisserai plus faire », premier long métrage de Gustave Kervern sans son complice Benoît Delépine, garde l’esprit punk, l’humour décalé et le goût pour les petites gens et les marginaux de leurs réalisations communes. A la mort de son fils, Emilie, septuagénaire sans moyens, risque d’être expulsée de sa maison de retraite. Elle se mue alors en justicière décidée à se venger de ceux qui toute sa vie lui ont fait subir des humiliations. Elle entraîne dans son périple Linda, gentille femme de ménage quadragénaire avec qui elle s’est liée à la maison de retraite. Les deux femmes sont bientôt vaguement prises en chasse par un homme et une femme flics au bord du gouffre.
Pour son film à la fois drôle et grave sur fond réaliste, Gustave Kervern réunit un casting prestigieux. Yolande Moreau, mélange de puissance et de douceur, et Laure Calamy sont fantastiques en héroïnes ordinaires, sortes de Thelma et Louise de la France périphérique, qui reprennent goût à la vie en unissant leurs destins jusqu’alors peu réjouissants et en punissant les malfaisants. En binôme de flics à qui les deux femmes donnent le courage d’affronter leurs secrets et leur culpabilité, Raphaël Quenard et Anna Mouglalis sont excellents. Encore une fois, le premier, drôle, pathétique ou touchant, crève l’écran en flic à la dérive, ancien enfant abusé. Dans les rôles secondaires parmi lesquels des fidèles, on retrouve Marie Gillain en belle-fille légère, Jonathan Cohen son compagnon beauf, Corinne Masiero, des acteurs des Deschiens et de Groland. Barré et inspirant, « Je ne me laisserai plus faire » est une réussite.
Très bon film avec des acteurs qui nous emporte dans leur histoire. Une belle histoire de vengeance et d'amitié. Mention spéciale à yolande moreau j'ai vraiment découvert son talent, c'est elle le moteur de ce film. J'ai adoré.
Mea culpa. J'ai revu ce (télé ?) film et j’avoue qu'il m’a procuré du plaisir, bien sûr Juste admettre une autre forme de production cinématographique. J’étais passé à côté ; je reconnais maintenant la qualité intrinsèque du travail, du propos. Et, mine de rien, du langage ’universel ’ véhiculé .
Une superbe surprise que ce telefilm co-produit par Arte. Sous ses allures parfois burlesques et un peu déjantées, cette histoire de vengeance est plus sérieuse et surtout plus engagée qu'elle n'y paraît a priori. Il s'agit de châtier tous les imbéciles qui abusent de leur pouvoir dans la société. Servie par une distribution au top (issue en partie des Deschiens et de Groland), cette oeuvre est rafraichissante et revigorante. On ne s'en privera donc pas par les temps qui courent.
D'abord une farce déjantée déjà très réussie. Des plans et répliques jubilatoires. Puis la gravité se joint au décalé. Toujours juste, subtil et intelligent de A à Z, jusqu'au dernier plan, tellement émouvant, assumant le parti pris du film jusqu'au bout. Interprétation au niveau du scenario. Bref, réussite totale.